Le port de Beyrouth ravagé par la double explosion au port. Photo Mohammad Yassine/ L'Orient-Le Jour
L’audience prévue par le juge d’instruction Habib Rizkallah, nommé ad hoc pour interroger le juge d’instruction près la Cour de justice Tarek Bitar chargé d’enquêter sur la double explosion au port de Beyrouth (4 août 2020), a été reportée à jeudi. Cette audition devait se tenir dans le cadre d’une plainte pour « usurpation de pouvoir et rébellion contre la justice » déposée en janvier 2023 par l’ex-procureur auprès de la Cour de cassation Ghassan Oueidate, après que ce dernier eut mis en cause l’ancien chef du parquet.
En septembre dernier, la chambre d’accusation - également nommée pour cette affaire en tant que juridiction de second degré - avait demandé au parquet de cassation, désormais dirigé par Jamal Hajjar, de fournir au juge Rizkallah des pièces manquantes. Une fois la demande satisfaite, celui-ci a fixé, le 18 octobre, la date du 4 novembre pour auditionner Tarek Bitar.
Sauf que l’audience en question n’a pu avoir lieu en raison d’un vice de procédure : le parquet de cassation n’avait pas été notifié de la convocation. Cette dernière doit normalement être prise en charge par le greffe du bureau de l’instruction -dirigé en l’espèce par Habib Rizkalllah -, indique un juriste interrogé par L’Orient-Le Jour. Ne sachant pas que la notification du parquet n’avait pas été effectuée, le juge Bitar a comparu.
Étaient également présents Samer el-Hajj et Rima Sleiman, avocats respectifs d’Ali Hassan Khalil, député et ancien ministre du mouvement Amal, et de l’ancien directeur des douanes Badri Daher. Mis en cause également par le juge Bitar dans l’affaire de la double explosion, ces deux responsables sont les auteurs de plaintes similaires à celle de Ghassan Oueidate, qui ont été jointes à la procédure.
Les parties ont quitté les lieux treize minutes après l’heure prévue pour la séance fixée à 10h.



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