Le Premier ministre irakien, Mohammad Chia al-Soudani, se tenant derrière les ministres des Affaires étrangères turc, Hakan Fidan, et irakien, Fouad Hussein, lors de la signature d'un accord de coopération à Bagdad. Photo AFP PHOTO / HANDOUT / IRAQ'S PRIME MINISTER'S PRESS OFFICE
Bagdad et Ankara ont conclu dimanche un accord, dont les termes portent sur des projets d’infrastructures hydrauliques réalisés par des entreprises turques en Irak. Ces projets seront financés grâce aux revenus tirés des ventes de pétrole, a indiqué un responsable turc, cité par l'agence Reuters.
Le bureau du Premier ministre irakien a annoncé dans un communiqué que les deux pays avaient signé un accord sur un mécanisme de mise en œuvre d’un traité de coopération dans le domaine de l’eau, conclu l’an dernier. Le communiqué n’a pas fourni de détails sur ce mécanisme. Le gouvernement irakien envisage de créer un comité pour les projets d’infrastructures hydrauliques et lancer des appels d’offres à des entreprises turques, les paiements pour ces projets devant être financés par les revenus issus des ventes de pétrole irakien à la Turquie, selon le responsable turc. La première série de projets prévue dans le cadre de l’accord comprend trois projets de barrages de collecte d’eau, ainsi que trois initiatives de récupération de terres, a précisé un responsable irakien des ressources hydriques.
L’accord-cadre initial sur l’eau avait été signé en avril 2024 à l’occasion d’une visite à Bagdad du président turc Recep Tayyip Erdogan, marquant ainsi une nouvelle phase d’amélioration des relations entre les deux pays voisins, après plusieurs années de tensions.
La rareté des ressources en eau en Irak est depuis longtemps source de litige entre les deux pays, environ 70 % des ressources provenant principalement des pays voisins, notamment via le Tigre et l’Euphrate. Ces deux fleuves prennent leur source en Turquie.
Cette dépêche est la traduction d'un article publié en anglais par Reuters.


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