Rechercher
Rechercher

Dernières Infos - Liban

« Pourquoi le gouvernement n'ordonne-t-il pas à l'armée de repousser les agressions israéliennes ? », demande un député du Hezbollah


« Pourquoi le gouvernement n'ordonne-t-il pas à l'armée de repousser les agressions israéliennes ? », demande un député du Hezbollah

Le député du Hezbollah Hassan Ezzeddine, le 1er novembre 2025. Photo fournie par notre correspondant Mountasser Abdallah

Le député du Hezbollah Hassan Ezzeddine s'est demandé samedi pourquoi le gouvernement de Nawaf Salam n'ordonne-t-il pas à l'armée libanaise de « prendre les mesures nécessaires pour repousser les agressions israéliennes », après que le président Joseph Aoun a appelé la troupe à « faire face » à toute nouvelle incursion israélienne en territoire libanais.

Dans un discours prononcé lors d'une cérémonie à Biyada, au Liban-Sud, l'élu a appelé le gouvernement à « examiner avec rigueur les priorités nationales, telles qu’il les avait définies dans sa déclaration ministérielle, plaçant au premier plan les agressions israéliennes et le dossier de la construction et de la reconstruction ». « Ce gouvernement doit convoquer une séance extraordinaire pour étudier toutes les options disponibles afin de dissuader l'ennemi et de mettre fin aux agressions et à l'offensive continue contre le Liban par tous les moyens à sa disposition, d'autant plus qu'il a des relations diplomatiques et politiques avec la plupart des pays alliés ou amis, américains, occidentaux et arabes », a ajouté M. Ezzeddine. «Pourquoi le gouvernement n'émettrait-il pas une décision politique nationale ordonnant à la direction de l'armée libanaise de prendre les mesures nécessaires pour repousser ces agressions et empêcher cet ennemi d'aller plus loin et de violer la souveraineté libanaise», a encore demandé le député.

Ses propos interviennent après que l'armée israélienne, qui poursuit ses violations quotidiennes du cessez-le-feu au Liban, s'est infiltrée jeudi dans le village de Blida (caza de Marjeyoun), et a tué un employé de la municipalité.

Le parlementaire a aussi sommé l'État « d'assurer la protection et la prise en charge de ses citoyens ». Il a par ailleurs estimé que « tout ce que font aujourd’hui les États-Unis en matière de pression et de manipulation politique sous des titres séduisants vise à obtenir par la politique ce que l’ennemi n’a pas pu obtenir sur le terrain, et à dominer et contrôler la région, tantôt par la négociation, tantôt pour la normalisation ». « On les voit embellir leurs efforts en utilisant des termes tels que négociation technique, ordinaire ou indirecte, mais ces manœuvres ne trompent plus personne », a-t-il conclu.

Vendredi, le secrétaire général du Hezbollah Naïm Kassem a rejeté en bloc l'idée de tout nouvel accord avec Israël, en référence à des déclarations du président Aoun selon lesquelles le Liban est « prêt à négocier » avec l’État hébreu pour mettre fin à ses attaques. L'administration américaine, et surtout l'un de ses émissaires Tom Barrack, avait récemment sommé Beyrouth d'accepter d'ouvrir un dialogue direct avec Israël sur la base de la création d'une « zone économique » au Liban-Sud, à savoir une zone tampon et démilitarisée, contrôlée par des forces internationales.

Le député du Hezbollah Hassan Ezzeddine s'est demandé samedi pourquoi le gouvernement de Nawaf Salam n'ordonne-t-il pas à l'armée libanaise de « prendre les mesures nécessaires pour repousser les agressions israéliennes », après que le président Joseph Aoun a appelé la troupe à « faire face » à toute nouvelle incursion israélienne en territoire libanais.Dans un discours prononcé lors d'une cérémonie à Biyada, au Liban-Sud, l'élu a appelé le gouvernement à « examiner avec rigueur les priorités nationales, telles qu’il les avait définies dans sa déclaration ministérielle, plaçant au premier plan les agressions israéliennes et le dossier de la construction et de la reconstruction ». « Ce gouvernement doit convoquer une séance extraordinaire pour étudier toutes les options disponibles...