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Graham : « L’idée que l’armée libanaise s’allie au Hezbollah mettrait en danger tout ce que je fais pour aider le Liban »
Le sénateur américain Lindsey Graham, membre du Parti républicain, a estimé dans un message publié sur X que « l’idée que l’armée libanaise s’allie au Hezbollah pour combattre Israël mettrait en danger tout ce que je tente, avec d’autres, de faire pour aider le Liban à avancer ».
« Je comprends que l’on soit bouleversé lorsque des personnes innocentes sont tuées ou blessées par des opérations militaires israéliennes visant à réprimer le Hezbollah, une menace historique pour l’État d’Israël », a-t-il écrit. « Cependant, je suis fermement convaincu que les incursions militaires d’Israël au Liban ont pour objectif de contenir la réémergence du Hezbollah ».
« Si le Hezbollah était désarmé, les actions militaires d’Israël cesseraient », a ajouté M. Graham, soulignant que « des déclarations encourageantes ont été faites au Liban concernant la volonté de désarmer le Hezbollah et de remettre toutes les armes à l’armée libanaise ». « Ces déclarations doivent être concrétisées de manière réelle », a-t-il insisté.
Le Hezbollah continue à se reconstruire et Israël ne peut plus faire l’autruche, affirme Saar
Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, a écrit jeudi sur son compte X que « le Hezbollah, avec l’aide de l’Iran, continue d’intensifier ses efforts de reconstruction et de réarmement ». « Cela représente un danger pour la sécurité d’Israël tout comme pour l’avenir du Liban. Israël ne peut plus faire l’autruche face à cette tendance », a-t-il ajouté, précisant avoir rencontré la coordinatrice spéciale de l’ONU pour le Liban, Jeanine Hennis-Plasschaert. Il s’est dit « heureux » de cet échange et a assuré avoir réitéré, au cours de son entretien, « la volonté d’Israël d’élargir le cercle de normalisation et de paix au Moyen-Orient ».
Face aux incursions israéliennes, l’armée libanaise renforce sa présence au Sud
L’armée libanaise a déployé des renforts dans la plaine de Mahafer, près du village de Aïtaroun (caza de Bint Jbeil), ainsi que des véhicules supplémentaires aux abords de Khiam (caza de Marjeyoun), afin de renforcer sa présence face aux tentatives d’infiltration israélienne en territoire libanais, rapporte notre correspondant.
Le Hezbollah dénonce les « agressions israéliennes croissantes » au Liban-Sud
Le bloc parlementaire du Hezbollah a vivement dénoncé, à l’issue d’une réunion jeudi, « les agressions israéliennes qui se poursuivent et s’intensifient contre des civils libanais, n’épargnant pas l’armée libanaise ».
Les députés du parti chiite ont notamment évoqué l'attaque de Blida, « au cours de laquelle (les Israéliens) ont tiré sur le siège de la municipalité du village, tuant l’un de ses employés ».
Ils ont également fustigé « le silence international face à ces violations (du cessez-le-feu), ainsi que l’incapacité des autorités libanaises à assumer leurs responsabilités et à prendre des mesures efficaces pour y mettre un terme, notamment en déposant plainte auprès du Conseil de sécurité de l’ONU et des instances internationales compétentes ».
La frappe d’un drone israélien à Chebaa, vers 16h30, a fait trois blessés, selon un bilan du ministère de la Santé. Plus tôt, notre correspondant avait rapporté que cette attaque avait fait deux blessés : Siham Atoui et son fils, le soldat Nader Fares Hamdane.
Peu avant 18 h, un drone israélien a lancé une bombe incendiaire sur les bois de la région de Mahmoudiyé, déjà visés par des raids ce matin, rapporte notre correspondant. Un incendie s’est déclenché, et les pompiers du Comité sanitaire islamique, affilié au Hezbollah, interviennent actuellement pour maîtriser le feu.
La Finul exprime « sa profonde préoccupation » face à l’incursion armée israélienne à Blida
La Finul a exprimé « sa profonde préoccupation face à l’incursion armée israélienne à Blida tôt ce matin », indique un communiqué publié jeudi soir.
« Une telle action israélienne au nord de la Ligne bleue constitue une violation flagrante de la résolution 1701 du Conseil de sécurité et de la souveraineté du Liban », ajoute le texte.
La Finul a appelé « toutes les parties à s’engager pleinement à cesser les hostilités », soulignant que « l’extension de l’autorité de l’État à travers ses institutions est au cœur même de la résolution 1701 ». La force des Nations unies a précisé « rester en contact avec les forces armées libanaises au sujet de cet incident ».
Un bulldozer de l’armée libanaise a installé une nouvelle position militaire dans la région de Ghassouné, aux abords du village de Blida, à la suite de l’incursion israélienne de ce matin et du meurtre d’un employé municipal, selon des habitants cités par notre correspondant.
L'armée israélienne a tiré un obus sur le village de Yaroun, dans le caza de Bint Jbeil, selon notre correspondant. Entre-temps, des drones israéliens ont survolé la région de Nabatiyé.
Frontière libano-israélienne : Netanyahu et Katz réunis avec les responsables de la sécurité aujourd'hui
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le ministre de la Défense, Israel Katz, devraient se réunir aujourd’hui avec de hauts responsables de la sécurité israéliens pour discuter de la situation à la frontière libanaise, rapporte Guy Azriel, journaliste à la chaîne israélienne i24 sur son compte X.
« La discussion devrait également aborder la question de l’implication de l’Égypte au Liban », précise-t-il. Il y a deux jours, le chef des services de renseignements égyptiens, Hassan Rachad, s’est rendu à Beyrouth, une semaine après ses entretiens avec M. Netanyahu et le chef du Shin Bet. Lundi, l’ambassadeur d’Égypte au Liban a également rencontré le président et le Premier ministre libanais.
« Israël est sur le point de prendre une décision concernant ses prochaines actions face aux violations croissantes du Hezbollah et à ses tentatives de réarmement », ajoute le journaliste.
Frappes de drones au Liban-Sud : un soldat blessé
Peu après 16 h, un drone israélien a mené un raid sur la route principale du village de Harouf, dans le caza de Nabatiyé, selon notre correspondant. Au même moment, un autre drone a lancé une bombe sur la maison d’un berger à Chebaa. L’attaque a fait deux blessés légers : Siham Atoui et son fils, le soldat Nader Fares Hamdane, selon des témoins interrogés par notre correspondant.
Le PSNS salue la demande de Aoun de « ripostes » de l'armée libanaise face aux incursions israéliennes
Le Parti social national syrien (PSNS) a exprimé dans un communiqué « sa haute estime pour l’action de l’armée libanaise, qui a repoussé une tentative d’infiltration des forces ennemies à l’intérieur d’une localité libanaise », tout en dénonçant « le crime odieux commis par l’ennemi sioniste », en référence au meurtre d’Ibrahim Salamé dans la municipalité de Blida.
Le parti pro-Assad a également salué la déclaration du président Joseph Aoun, qui a appelé l’armée à s’opposer à toute future infiltration israélienne au Liban-Sud, tout en exhortant le gouvernement libanais à « assumer pleinement ses responsabilités en renforçant les moyens de défense et d’armement de l’armée libanaise » de manière à ce qu’elle soit en mesure de « contrer les violations de l’espace aérien et repousser les incursions terrestres » de l’armée israélienne.
« C’était un civil », martèle la veuve d'Ibrahim Salamé
L’épouse de la victime, Zeinab Fakih, a confié quelques mots à notre journaliste, Lyana Alameddine, alors que les proches du défunt ont commencé à recevoir les condoléances lors de funérailles organisées dans l’appartement d’un cousin, à Blida. « Je ne peux pas y croire…. je ne peux pas y croire... que Dieu les maudisse », lâche la veuve, serrant dans ses bras une autre femme.
Celle-ci raconte avoir été informée de la tragique nouvelle vers 4h du matin, lorsque son frère est venu toquer à sa porte. « À aucun moment, je n’aurais cru qu’il aurait pu être visé. C’est un civil, il n’est pas armé. Je n’arrive toujours pas à le réaliser », poursuit-elle, les yeux embués de larmes.
L'armée libanaise dénonce les « prétextes fallacieux » d'Israël pour violer le cessez-le-feu
L'armée libanaise est revenue succinctement dans un communiqué sur le déroulé des événements de la nuit à Blida, disant avoir envoyé une patrouille sur les lieux après « des informations ayant fait état de coups de feu » dans les environs de la municipalité. « Une unité terrestre ennemie avait pénétré dans le village et tiré sur le bâtiment, visant l'un des employés qui a été tué », a indiqué la troupe, sans préciser si les soldats israéliens étaient entrés dans le siège de la municipalité ou pas.
Dans son texte, l'armée a encore dénoncé un « acte criminel et une violation flagrante de la souveraineté libanaise, ainsi qu'une violation de l'accord de cessation des hostilités et de la résolution 1701 » ainsi que les attaques continues d'Israël contre des « citoyens pacifiques ». Elle a également accusé Tel-Aviv d'avancer des « prétextes fallacieux et sans fondement » pour justifier ses violations de la trêve, alors que l'armée israélienne avait dit avoir attaqué une « infrastructure civile utilisée par le Hezbollah ».
Le commandement de l'armée a demandé au Mécanisme de surveillance de l'application des modalités du cessez-le-feu de « mettre un terme aux violations persistantes » israéliennes et continue de suivre de près ces attaques avec la Finul.
Des membres de la famille d'Ibrahim Salamé, sous le choc, sont arrivés à Blida
Photo Matthieu Karam / L'Orient-Le Jour
Plusieurs membres de la famille d'Ibrahim Salamé, tous de noir vêtus, sont arrivés en voiture sur les lieux. « Je ne peux pas répondre, je n'ai pas la force », lâche un de ses frères.
La belle-sœur du défunt s’exclame à la vue de la scène du drame : « Pourquoi ? Pourquoi ? Il ne faisait que travailler ».
« Sa femme n’est pas encore arrivée, elle est sous le choc », confie une cousine, Samira Mansour. « Qu’est-ce qu’il a fait pour être tué ? Il n’avait pas d’armes. Il ne faisait pas la guerre à Israël. Il faisait des allers-retours pour voir sa famille à Tyr qui est déplacée là-bas, pendant que lui dormait ici. »
« La municipalité restera ouverte », affirme le maire de Blida
Le président de la municipalité de Blida, Hassan Hijazi, les yeux rougis par la fatigue, a pour sa part affirmé à notre journaliste que « la municipalité restera ouverte et poursuivra ses activités » malgré les dégâts subis lors du raid israélien. « Nous ne sommes pas choqués, nous restons résilients et le sang des martyrs nous préserve », a-t-il dit.
Le secrétaire de la municipalité, Ali Ghazi, précise que le bâtiment visé était un emplacement provisoire où se sont installés les employés après la destruction du bâtiment officiel au cours de la dernière guerre. « Dans la nuit, les habitants ont entendu des cris et des tirs de balles et nous avons immédiatement appelé l’armée libanaise. Mais les Israéliens l’ont empêché d’avancer. Ils voulaient faire exploser le bâtiment », ajoute l’homme de 34 ans, qui a perdu un doigt à cause d’un débris de la guerre. « Comme l’a dit le président, nous avons deux choix : soit nous mourrons ici soit nous continuons », a-t-il déclaré.
Berry sur les attaques israéliennes : Une agression contre le Liban qui ne peut être contenue par une simple condamnation
Commentant l’attaque de Blida, l’incursion israélienne menée pendant la nuit à Adaïssé, ainsi que les frappes menées ce matin au Liban-Sud et les survols de drones au-dessus de Beyrouth, le chef du Parlement, Nabih Berry, a déclaré que ces incidents « constituent un acte qui dépasse la violation par Israël de la souveraineté nationale libanaise et des résolutions des Nations unies ». « Il s'agit en fait d'une agression contre le Liban qui ne peut être contenue par une simple condamnation », a-t-il déclaré. M. Berry a par ailleurs appelé à « soutenir le président de la République », qui a demandé ce matin à l’armée libanaise de s'opposer à toute incursion israélienne.
Blida : le Hezbollah appelle l'Etat et toutes les parties à adopter une « position ferme »
Le Hezbollah a dénoncé dans un communiqué l'attaque israélienne à Blida, dénonçant une « intensification des incursions et des violations de la souveraineté du Liban, au mépris des accords, des ententes et des lois internationales » et une attaque qui « confirme la criminalité et la brutalité de cet ennemi assoiffé de sang ».
Le Hezbollah a « condamné fermement ce nouveau crime israélien et dénoncé la « complicité » de Washington dans les attaques israéliennes, « qui veut faire pression sur le Liban pour qu'il mette en œuvre un agenda qui n'est pas conforme à son intérêt national ». Le Hezbollah a dans ce cadre appelé l'Etat et toutes les forces politiques à « adopter une position nationale unifiée, responsable et ferme » et salué la décision du président Aoun d'ordonner à l'armée de riposter aux incursions israéliennes.
Le parti chiite a par ailleurs appelé « le gouvernement à prendre des mesures différentes de celles qu'il a prises au cours des 11 derniers mois et à assumer ses responsabilités en adoptant un plan politique et diplomatique visant à mettre fin aux agressions et à protéger les citoyens libanais et leurs intérêts ». Le Hezbollah a en outre demandé « à la communauté internationale, au Conseil de sécurité de l’ONU et aux Casques bleus d'assumer leurs responsabilités en adoptant des positions dissuasives et appropriées pour mettre fin à l'agression ».
Selon un membre des Forces de sécurité intérieure (FSI), également déployées sur place, Ibrahim Salamé est « mort sur le coup » après avoir reçu une balle dans la tête et trois dans la poitrine. Son corps a été transporté à 4h30 du matin vers un hôpital de Bint Jbeil.
« Ils ont tiré sur lui à la mitrailleuse » : un habitant de Blida raconte l'attaque israélienne de la nuit
À l'intérieur du bâtiment, le sang d'Ibrahim Salamé est encore visible sur le sol et le matelas où il dormait avant d'être tué. Plusieurs versions sur le déroulé des événements sont évoquées : l'un des habitants avance que les soldats israéliens lui ont demandé de quitter les lieux avant de l'abattre : « Il s'est levé, il a levé les bras, puis ils ont tiré à la mitrailleuse sur lui », affirme-t-il. « D'abord on a entendu des cris aux alentours de minuit et quart. Les Israéliens sont arrivés avec deux hummers et deux quads. Puis, à 2h, l'armée libanaise est arrivée, mais les Israéliens les ont empêché d'entrer jusqu'à ce qu'ils repartent, vers 4h30 », raconte un autre témoin, dénonçant n'avoir vu « aucune patrouille de la Finul », pendant toute la nuit.
Les journalistes de L’Orient-Le Jour sont sur place à Blida :
Les soldats de l’armée libanaise sont déployés devant la municipalité de Blida (caza de Marjeyoun), où un employé municipal, Ibrahim Salamé, a été tué pendant la nuit par des soldats israéliens qui s’étant infiltrés dans le village frontalier.
La façade et les vitres du bâtiment municipal ont été perforés par une vingtaine de balles, rapporte notre journaliste Lyana Alameddine. Sur les lieux du drame, plus d’une centaine d’habitants se sont rassemblés, dont plusieurs membres de la famille d’Ibrahim Salamé. « C’était l’homme le plus pur de Blida », affirme un de ses cousins. « C’était un agriculteur qui cultivait des oliviers et des champs de tabac. Il dormait dans la municipalité car il s’y occupait du nettoyage et que sa maison a été détruite pendant la guerre », poursuit un autre de ses proches, précisant que la victime, âgée de 45 ans, était le père de quatre enfants, résidant à Tyr, sauf un de ses fils qui suit des études de médecine en Russie.
Une délégation de la Finul a été chassée de Blida dans la matinée par des habitants du village, en guise de protestation, rapporte notre correspondant.
Aoun demande à l'armée de « riposter à toute incursion israélienne » au Liban-Sud
Photo X / @LBPresidency
Le président libanais Joseph Aoun a demandé au commandant de l'armée libanaise, le général Rodolphe Haykal, que la troupe riposte à toute incursion israélienne au Liban-Sud, « afin de défendre le territoire libanais et la sécurité des citoyens », selon un communiqué de la présidence. Le général Haykal a informé le président des détails de l'incursion israélienne et de la mort de l’employé municipal.
Le président Aoun a indiqué que « cette agression, qui s'inscrit dans la série des pratiques agressives d'Israël, est survenue peu après la réunion du comité de surveillance du cessez-le-feu (« mécanisme »), qui ne devrait pas se contenter d'enregistrer les faits, mais plutôt d’œuvrer pour y mettre fin en faisant pression sur Israël et en le poussant à respecter les dispositions de l'accord de novembre dernier et à cesser ses violations de la souveraineté libanaise ».
Sit-in à Blida : « Où sont la Finul, l'ONU et le comité de supervision ? »
Un sit-in a été organisé devant la municipalité de Blida, en présence de nombreux journalistes. « Où sont la Finul, l’ONU et le « comité de supervision », face à cette agression flagrante et cette violation de la résolution 1701 ? », s’est demandé Hassane Hijazi, le président de la municipalité du village. « Le seul crime commis par Salamé et les martyrs dans le sud est qu'ils sont les fils de cette terre. S'ils étaient tombés ailleurs, le monde entier se serait révolté », a-t-il ajouté.
M. Hijazi a par ailleurs dénoncé le fait que la victime a été tuée « dans un bâtiment officiel rattaché au ministère libanais de l’Intérieur ». « Hier, j’ai reçu un appel du bureau du commandant de la Finul qui voulait visiter le village. J’aurais souhaité le voir ici aujourd’hui et voir les Casques bleus la nuit avec les héros de l’armée libanaise qui ont fait face à l’ennemi israélien », a-t-il dit. « L’Etat est malheureusement absent aujourd’hui et l’armée est soumise à des décisions politiques qui limitent son action. Le gouvernement, qui veut retirer les armes de la résistance, veut nous ôter notre dignité », a-t-il accusé.
M. Hijazi a par ailleurs dénoncé les allégations israéliennes sur la présence d’infrastructures du Hezbollah dans le bâtiment de la municipalité. Il a annoncé que l’enterrement d’Ibrahim Salamé aura lieu vendredi à 13h.
Liban-Sud : l’armée israélienne revendique les frappes sur les hauteurs du caza de Jezzine
Via un communiqué publié par son porte-parole arabophone, Avichay Adraee, l'armée israélienne a indiqué avoir « attaqué des infrastructures du Hezbollah » dans sa série de raids aériens ayant visé ce matin les collines de Mahmoudiyé, Dimachkiyé et Jarmaq.
La troupe a ainsi affirmé avoir ciblé « une plateforme de lancement de roquettes et une entrée de tunnel » appartenant au parti chiite.
Fusillade à Blida : l'armée israélienne dit avoir agi après une « menace directe » à son encontre
Commentant l’opération menée à l’aube à Blida, le porte-parole arabophone de l’armée israélienne, Avichay Adraee, a affirmé sur X que l’armée israélienne a pénétré dans ce village « dans le cadre d'une opération visant à détruire des infrastructures terroristes appartenant au Hezbollah ». L’armée israélienne dit avoir ensuite « repéré un suspect à l'intérieur du bâtiment (de la municipalité de Blida) et pris des mesures pour l'arrêter ».
Elle a ensuite identifié une « menace directe à son encontre et des coups de feu ont été tirés pour éliminer la menace, faisant une victime ». « Les détails de l'incident font actuellement l'objet d'une enquête », a ajouté Adraee. « Il convient de noter que le bâtiment a récemment été utilisé pour des activités terroristes par le Hezbollah, sous le couvert d'une infrastructure civile », selon lui.
Série de frappes de l’aviation israélienne au Liban-Sud
L’aviation de guerre israélienne a mené trois raids contre plusieurs collines dans la région du caza de Jezzine. Les zones visées sont situées sur les hauteurs de Mahmoudiyé, Damachkiyé et Jarmaq, rapporte notre correspondant au Liban-Sud, qui précise qu'au moins six missiles ont été largués.
Aucun bilan sur d’éventuelles victimes n’est pour l’instant disponible, alors que les survols de l'aviation se poursuivent dans la même zone.
Drones et avions de guerre israéliens survolent plusieurs régions du Liban
Après plusieurs jours d’absence, les drones israéliens survolent à nouveau à basse altitude la banlieue sud de Beyrouth, selon des témoins.
L’aviation de guerre a également survolé à moyenne altitude plusieurs région de la Békaa et du Liban-Sud, de Nabatiyé à Saïda, rapportent nos correspondants.
Hajjar condamne un « crime odieux »
Le ministre de l'Intérieur et des Municipalités, Ahmad Hajjar, a de son côté condamné dans un communiqué « le crime odieux commis par l'ennemi israélien » à Blida, dénonçant une « violation flagrante des droits de l'homme ». Il a souligné qu'il était temps de « mettre fin aux agressions contre les civils et les installations publiques », réaffirmant son soutien au habitants de Blida, et aux employés municipaux de la région « qui continuent à travailler malgré tous les dangers et les conditions difficiles. »
Photo obtenue par Mountasser Abdallah
Des habitants de Blida et de la région ont coupé, avec des barrages de pneus en flammes, les routes menant au village, selon notre correspondant.
Blida : Salam « solidaire des habitants du Sud », dénonce une « violation flagrante » de la souveraineté libanaise
Le Premier ministre Nawaf Salam a dénoncé une « violation flagrante des institutions et de la souveraineté de l'État libanais » avec l'incursion et le ciblage d'un employé municipal dans l'exercice de ses fonctions. Présentant ses condoléances à la famille d'Ibrahim Salamé, il a affirmé sa « solidarité » avec les citoyens du Sud « qui paient chaque jour le prix de leur attachement à leur terre et à leur droit de vivre en sécurité et dans la dignité sous la souveraineté et l'autorité de l'État libanais ». « Nous continuons à faire pression sur les Nations unies et les pays signataires de l'accord de cessation des hostilités afin de garantir la fin des violations répétées et la mise en œuvre du retrait complet d'Israël de nos terres », a ajouté M. Salam dans un communiqué.
Contactée, la Force intérimaire de l'ONU au Liban (Finul) a indiqué « récolter des faits » sur ce qu'il s'est passé à Blida pour en comprendre les circonstances, sans faire plus de commentaires à l'heure actuelle.
Le ministère libanais de la Santé a confirmé la mort d'un citoyen à Blida, « tombé en martyr sous les balles de l'ennemi israélien lors d'une incursion » tôt ce matin.
Photo obtenue par notre correspondant
Une autre incursion israélienne a eu lieu pendant la nuit à une douzaine de kilomètres plus au Nord de Blida, à Adaïssé, où des soldats ont dynamité la husseiniyé (salle de célébration) du village, selon notre correspondant.
Blida : les habitants se sont regroupés pendant la nuit de peur d'une opération israélienne d'envergure dans le village
Alors que nous rapportions plus tôt que l'armée israélienne serait entrée dans le bâtiment municipal à Blida, des témoins dans le village, contactés par notre correspondant, racontent que les soldats se sont positionnés à quelques mètres de la municipalité et ont ensuite tiré sur le bâtiment pendant 10 à 15 minutes avec des mitrailleuses, tuant Ibrahim Salamé, un ouvrier d’une cinquantaine d’années qui dormait dedans. Paniqués, les habitants se sont regroupés, de peur d’une opération israélienne de grande ampleur dans le village. La victime sera enterrée demain, selon des sources locales.
Meis el-Jabal et Kfarchouba condamnent l'attaque contre la municipalité de Blida
L'autre municipalité voisine de Blida, Meis el-Jabal, a également dénoncé le meurtre d'Ibrahim Salamé, « tué alors qu’il passait la nuit dans le bâtiment de la municipalité. »
« Ces agressions répétées contre la souveraineté du pays, son territoire et son peuple résistant appellent une réponse ferme et sérieuse de la part de l’État et du gouvernement libanais », a exhorté la municipalité, qui estime que les « condamnations verbales ne suffisent plus et restent vaines si elles ne sont pas suivies de mesures concrètes. »
« Les autorités libanaises doivent assumer leurs responsabilités dans la protection des citoyens du Sud et la préservation de la souveraineté nationale », a insisté la municipalité dans un communiqué.
Celle de Kfarchouba a également dénoncé une « attaque contre l'Etat libanais et sa souveraineté nationale », réclamant de la part des garants du cessez-le-feu, à savoir les Etats-Unis et la France, des « pressions » pour qu'il soit respecté.
Photo obtenue par notre correspondant Mountasser Abdallah
Un mur du siège de la municipalité de Blida (Marjeyoun) criblé d'impacts de balles.
Employé exécuté à Blida : la municipalité voisine d'Aïtaroun condamne un « acte lâche »
La municipalité d'Aïtaroun, village voisin de Blida, a condamné l'incursion israélienne en territoire libanais et le meurtre d'Ibrahim Salamé, « abattu alors qu’il accomplissait son devoir civique et national. »
« Cet acte lâche constitue une violation manifeste de toutes les normes internationales et humanitaires, une agression contre les civils et les infrastructures municipales, et reflète la mentalité criminelle que l’ennemi sioniste a toujours exercée contre les habitants du Sud résistant », a ajouté la municipalité dans un communiqué. Elle a encore appelé l'armée et les forces de sécurité à « assumer leurs responsabilités nationales dans la protection des frontières, du peuple et des institutions civiles. » « Les localités du Sud et leurs habitants fidèles resteront fermement attachés à leur terre, à leur dignité et à leur souveraineté », conclut le texte.
Liban-Sud : des sit-in organisés pour protester contre le meurtre d'Ibrahim Salamé à Blida et « l'absence » de l'Etat
Pour protester contre une « agression flagrante » contre la souveraineté libanaise, l'absence de l'Etat libanais et « son incapacité à protéger la terre et le peuple » et contre « l'inaction de la Finul et du comité de supervision de l'application du cessez-le-feu », un rassemblement sera organisé par la municipalité de Blida devant le siège de l'administration, à 10h30.
Le Rassemblement des municipalités du Sud a de son côté dénoncé une « violation manifeste des conventions et traités internationaux » et une atteinte aux civils, et appelé à une manifestation devant le siège du mohafazat de Nabatiyé, dans le Sud, à 10h.
Incursion terrestre israélienne à Blida : un employé municipal exécuté
Peu après deux heures du matin, une patrouille israélienne composée de plusieurs véhicules et de blindés légers de type ATV, a franchi la Ligne bleue et s'est infiltrée en territoire libanais, sur environ un kilomètre de profondeur, accompagnée par des drones. Elles ont ensuite pénétré dans le siège de la municipalité de Blida, dans le centre de ce village frontalier. Des tirs nourris ont été entendus par des sources locales, ainsi que des cris, selon les informations de notre correspondant dans le Sud, Mountasser Abdallah.
Une source sécuritaire a précisé que l’armée libanaise avait aussitôt déployé ses soldats autour du village, appelé des renforts supplémentaires pour faire face aux soldats israéliens retranchés dans le bâtiment municipal, et sollicité l'aide de la Force intérimaire de l'ONU au Liban.
Selon les informations de notre correspondant, les soldats israéliens ont tiré à bout portant et exécuté un employé qui se trouvait dans le bâtiment, identifié comme Ibrahim Salamé.
Trois heures plus tard, l'armée israélienne s'est retirée des lieux. L'armée libanaise s'est déployée dans le bâtiment et y a trouvé la dépouille d'Ibrahim Salamé, qu'elle a transportée dans un hôpital de la région.
Bonjour et bienvenue sur notre couverture en direct de l'actualité au Proche et Moyen-Orient, et notamment à Gaza, qui reste sous le feu israélien malgré la trêve, et au Liban-Sud, où l'armée israélienne a tué, pendant la nuit et après avoir franchi la frontière, un employé municipal de Blida.
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"« Si le Hezbollah était désarmé, les actions militaires d’Israël cesseraient », a ajouté M. Graham". C'est dit avec tellement de bonne foi que j'ai envie de pleurer ! Pauvre homme qui a tant travaillé pour le Liban ... et qui ne comprend pas que les libanais en ont marre de ses hypocrisies !
00 h 27, le 31 octobre 2025