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Kabalan : L'État étouffe son peuple et ne se soucie pas du Sud et de la Békaa


Kabalan : L'État étouffe son peuple et ne se soucie pas du Sud et de la Békaa

Le mufti jaafarite Ahmad Kabalan. Photo de l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).

Le mufti jaafarite Ahmad Kabalan, proche du Hezbollah, a tancé, une fois de plus, avec virulence l'État libanais dimanche, en l'accusant « d'étouffer son peuple » et d'être indifférent au sort des habitants du Sud et de la Békaa, toujours frappés quasi-quotidiennement par Israël, voire de « bloquer et de punir quiconque veut réparer sa maison ».

« L’image de la situation actuelle nous place face à un État qui étouffe son peuple, ses combattants nationaux et son environnement souverain, qui les prive de toute capacité de survie, et qui reste indifférent face au plus grave terrorisme sioniste quotidien visant notre terre, notre peuple et nos capacités nationales et souveraines, comme si le Sud et la Békaa appartenaient à une autre planète », a lancé le dignitaire religieux, selon des propos rapportés par l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).

Depuis le cessez-le-feu signé le 27 novembre 2024, l'armée israélienne bombarde presque quotidiennement le Liban-Sud et la Békaa, régions où le Hezbollah dispose d'une forte assise populaire et qui avaient déjà été lourdement frappées pendant les 13 mois de guerre, dont deux d'offensive de grande ampleur, entre Israël et le parti chiite.

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« Il n’y a pas d’État présent dans le Sud, aucune volonté de l’État d’y jouer son rôle national et souverain, aucun programme national pour soutenir la plus importante ligne de front souveraine de ce pays, aucune aide solidaire malgré le prix immense payé par les habitants du Sud et la résistance pour l’unité du Liban et la famille nationale », a-t-il poursuivi.

Ces accusations rejoignent celles lancées il y a deux semaines par le président de la Chambre, Nabih Berry, allié du Hezbollah, qui avait affirmé qu'on « dirait que le Sud ne fait pas partie du Liban », au regard de la politique du gouvernement à son égard.

« Bloquer et punir quiconque veut réparer sa maison »

Ahmad Kabalan est allé plus loin dimanche, en accusant directement l'État libanais d'ourdir des plans contre une partie de sa population : « Au contraire, la politique officielle a pour fonction de bloquer et de punir quiconque veut réparer sa maison », a avancé le proche du parti chiite, souvent considéré comme son porte-parole officieux, qui évoque « des villages entiers détruits le long » de la frontière avec Israël.

« Face à des dizaines de milliers de Libanais du Sud et d’ailleurs toujours déplacés sans logement, les autorités n’ont rien d’autre à offrir que plus d’asphyxie (...) certains réemploient le pouvoir dans ce pays pour qu’il agisse contre son propre peuple et ses citoyens, ce qui est extrêmement grave » a-t-il affirmé.

La reconstruction des zones détruites pas la dernière guerre entre le Hezbollah et Israël est un objectif du gouvernement Salam «depuis le premier jour», selon les propos du Premier ministre, Nawaf Salam, qui était en visite à Saïda, il y a dix jours. L'aide internationale à la reconstruction est toutefois conditionnée au désarmement du Hezbollah, qui refuse d'en discuter tant qu'Israël occupe au moins six points près de la frontière, et poursuit ses attaques sur le territoire libanais.

« Et l’État est un État par la justice, le partenariat et l’égalité, non par l’injustice, le blocus et la vengeance contre ceux qui ont élevé le Liban jusqu’aux cieux », a conclu le mufti jaafarite.

Le mufti jaafarite Ahmad Kabalan, proche du Hezbollah, a tancé, une fois de plus, avec virulence l'État libanais dimanche, en l'accusant « d'étouffer son peuple » et d'être indifférent au sort des habitants du Sud et de la Békaa, toujours frappés quasi-quotidiennement par Israël, voire de « bloquer et de punir quiconque veut réparer sa maison ».« L’image de la situation actuelle nous place face à un État qui étouffe son peuple, ses combattants nationaux et son environnement souverain, qui les prive de toute capacité de survie, et qui reste indifférent face au plus grave terrorisme sioniste quotidien visant notre terre, notre peuple et nos capacités nationales et souveraines, comme si le Sud et la Békaa appartenaient à une autre planète », a lancé le dignitaire religieux, selon des propos...