Le chef du service sanitaire du Akkar, le docteur Hassan el-Adra. Photo publiée par l'Agence nationale d'information (Ani, officielle)
Le chef du service sanitaire du Akkar, le docteur Hassan el-Adra, a démenti vendredi les informations relayées par certains médias locaux et sur les réseaux sociaux, faisant état de cas d’hépatite A enregistrés dans une école de cette région du nord du pays, rapporte l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).
« Cette information est totalement infondée », a déclaré le médecin, insistant sur « la nécessité de vérifier les sources sanitaires officielles avant de diffuser ce type de nouvelles, qui ne font que semer une panique et une peur injustifiées parmi les parents ».
L’hépatite A est une infection virale bénigne et contagieuse qui touche surtout les enfants et se transmet par l’eau ou les aliments contaminés. Elle se caractérise par les symptômes suivants : jaunisse, fièvre, fatigue, douleur abdominale.
Le dr el-Adra a précisé, dans ce cadre, que ses équipes effectuent « régulièrement des tournées dans les écoles et les établissements éducatifs, et (invitent) leurs directions à procéder à des analyses périodiques de l’eau potable afin d’en vérifier la qualité et la salubrité ». Il a tenu enfin à rassurer que la situation sanitaire dans les écoles est « saine et sous une surveillance constante ».
Une centaine de cas d’hépatite avaient été recensés dans le village de Kamed el-Loz, dans la Békaa, en avril 2024. Lors de cas similaires en juin 2022 sur l'ensemble du territoire libanais, mais ayant comme l'un des foyers la ville de Tripoli (Liban-Nord), le président de l'Ordre des médecins à Beyrouth, Joseph Bakhache, avait expliqué que la vitesse de propagation de la maladie s'expliquait habituellement par le manque d'accès à l'eau potable, la pollution, et le non-respect des mesures d'hygiène personnelle.


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