Sit-in à Tripoli (Liban-Nord) pour réclamer une amnistie générale pour les détenus, le 19 octobre 2025. Photo fournie par notre correspondant Michel Hallak
Les familles de détenus islamistes ont réclamé dimanche la libération de leurs proches à Tripoli au Liban-Nord, tandis qu'à Baalbeck un sit-in pacifique a été organisé par les familles de prisonniers et de personnes recherchées.
Rassemblés place el-Nour, les manifestants ont réclamé une amnistie générale et la libération des détenus, appelant les autorités concernées à prendre des mesures concrètes afin de traiter cette affaire de manière équitable et globale, selon notre correspondant dans la région Michel Hallak. Selon des chiffres obtenus par L'Orient-Le Jour en février auprès du ministère de l’Intérieur, 50 % des détenus au Liban n’ont toujours pas été jugés. Concernant les islamistes, 55 % d’entre eux sont maintenus en prison sans verdict. Mohammad Sablouh, avocat chargé de la défense de plusieurs d’entre eux, indiquait en février qu'il y aurait 350 détenus islamistes en tout, dont 180 libanais et 170 syriens.
Parallèlement, un sit-in pacifique a été organisé à l’entrée de Baalbeck, au rond-point al-Jabali, avec la participation du député Ghazi Zeaïter, rapporte notre correspondante dans la Békaa Sarah Abdallah. Les intervenants ont unanimement réclamé l’adoption d’une amnistie générale. Le parlementaire a souligné qu’une telle mesure « constitue une nécessité urgente » pour les habitants de Baalbeck-Hermel, afin d’« ouvrir une nouvelle page porteuse d’espoir », exhortant le gouvernement et le ministre de la Justice à accélérer les procès et à accorder une attention prioritaire à ce dossier.
Les proches de détenus manifestent depuis des années au Liban pour réclamer la libération de leurs proches. La question de l'amnistie générale est généralement repoussée par les autorités pour des raisons politiques et communautaires, chaque communauté au Liban réclamant l'amnistie pour des membres en lien avec différents dossiers polémiques.


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