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Charles Hage met la nouvelle Autorité de régulation des télécoms sur les starting-blocks


Charles Hage met la nouvelle Autorité de régulation des télécoms sur les starting-blocks

Le ministre des Télécoms, Charles Hajj, aux côtés de membres de l’Autorité de régulation du secteur, le 6 octobre 2025. Photo tirée de l'Agence nationale d'information (Ani, Officielle)

Le ministre des Télécoms, Charles Hage, a officiellement donné le coup d’envoi des travaux de l’Autorité de régulation du secteur, dont les membres ont été nommés le mois dernier par le Conseil des ministres, après plus de 20 ans d’attente.

Cette autorité constitue la pierre angulaire de la loi de 2002 qui réorganise les télécommunications au Liban, en vue d’en améliorer la gouvernance et de préparer la voie à la privatisation du secteur. Sa formation était paralysée notamment en raison des rivalités confessionnelles. Le mandat de ses membres est de cinq ans, non renouvelable.

« Nous sommes aujourd’hui face à une occasion à ne pas manquer. Le chantier est vaste et les défis sont nombreux. Les Libanais ont longtemps attendu le retour de l’Autorité, pour qu’elle rétablisse l’équilibre, l’équité et la concurrence dans un secteur dominé par la prolifération de réseaux non autorisés », a déclaré le ministre.

Parmi les chantiers annoncés, une amélioration de l'accès à Internet à des prix équitables et raisonnables » grâce à la fibre optique, aux réseaux sans fil fixes et aux satellites, en partenariat avec le secteur privé et des projets de nouveaux câbles sous-marins et terrestres » pour améliorer la qualité des communications dans le pays. 

La présidente de l’Autorité, Jenny Gemayel, a de son côté assuré que celle-ci « s'est engagée à travailler en toute indépendance, conformément aux plus hauts standards de transparence, de professionnalisme et de respect de la loi, afin de protéger les droits des consommateurs, de promouvoir une concurrence équitable, d’encourager l’innovation, d’attirer les investissements et de garantir un accès juste et équilibré aux services numériques sur l’ensemble du territoire, sans exception ».

Le Conseil des ministres avait également approuvé, le 11 septembre, l’autorisation pour Starlink de fournir un accès Internet par satellite sur l’ensemble du territoire libanais, via les satellites de la société américaine SpaceX fondée par Elon Musk. Jusqu’à présent, le Liban dépend principalement de câbles sous-marins et terrestres pour sa connexion Internet, et la distribution d’Internet demeure un monopole d’État, en vertu de la loi n° 431 de 2002, qui accorde des droits Internet exclusifs à l’État libanais, et passe exclusivement par Ogero ainsi que les opérateurs Alfa et Touch.

Le réseau mobile est partagé entre deux sociétés anonymes, MIC 1 (Alfa) et MIC 2 (Touch), qui sont depuis septembre et octobre 2020 toutes deux repassées sous la coupe de l’État, alors qu’elles étaient auparavant respectivement gérées par les opérateurs égyptien Orascom depuis 2009 et koweïtien Zain depuis 2004. Le réseau fixe est géré par un opérateur public, Ogero.

Le ministre des Télécoms, Charles Hage, a officiellement donné le coup d’envoi des travaux de l’Autorité de régulation du secteur, dont les membres ont été nommés le mois dernier par le Conseil des ministres, après plus de 20 ans d’attente.Cette autorité constitue la pierre angulaire de la loi de 2002 qui réorganise les télécommunications au Liban, en vue d’en améliorer la gouvernance et de préparer la voie à la privatisation du secteur. Sa formation était paralysée notamment en raison des rivalités confessionnelles. Le mandat de ses membres est de cinq ans, non renouvelable.« Nous sommes aujourd’hui face à une occasion à ne pas manquer. Le chantier est vaste et les défis sont nombreux. Les Libanais ont longtemps attendu le retour de l’Autorité, pour qu’elle rétablisse l’équilibre, l’équité...