Gebran Bassil, leader du CPL, lors d'un dîner organisé à Batroun, le 26 septembre 2025. Photo ANI.
Le Courant patriotique libre (CPL, aouniste) a annoncé vendredi qu’il recevait désormais les candidatures des expatriés souhaitant figurer sur ses listes dans la 16e circonscription, au lendemain de l’ouverture des inscriptions des Libanais de l’étranger sur les listes électorales en vue des législatives de mai 2026. Reste que l’on ignore encore si les expatriés voteront pour l’ensemble des 128 députés, ou uniquement pour une 16e circonscription dédiée, une question qui divise profondément la classe politique et alimente les craintes d’un report du scrutin.
« Avec l’ouverture des inscriptions des Libanais de l’étranger pour les prochaines législatives, nous commençons à recevoir les demandes de candidature sur nos listes pour la circonscription 16 des élections prévues au printemps 2026 sur les continents suivants : Australie, Amérique du Nord, Amérique latine, Asie et Europe », a indiqué le CPL sur son site officiel.
Créée par la loi électorale de 2017, la 16e circonscription attribuait six sièges aux Libanais de l’étranger, répartis par continent et selon les principales confessions. Les expatriés devaient y voter spécifiquement, au lieu de participer au scrutin dans leur circonscription d’origine. Cette disposition avait toutefois été suspendue aux législatives suivantes.
Aujourd’hui, les députés se divisent entre ceux qui souhaitent amender la loi électorale de 2017 afin de garantir aux Libanais de la diaspora le droit de voter pour les 128 députés de la métropole, chacun dans sa circonscription, et ceux, comme le CPL et le tandem chiite Hezbollah-Amal, qui s’y opposent, préférant maintenir l’article 112 de la loi, prévoyant la création d’une circonscription spécifique aux expatriés, la 16, limitée à six sièges.

