Le sénateur républicain américain Lindsey Graham, le 15 février 2025 à Munich. Photo Thomas Kienzle/AFP
Le sénateur républicain américain Lindsey Graham, connu pour son opposition notoire au Hezbollah, a estimé qu'il ne pouvait pas y avoir de « normalité » au Moyen-Orient, en pleine transition depuis octobre 2023, si le Hezbollah continue d'y exister.
Dans un message sur X, concernant son espoir que le mouvement islamiste Hamas réponde positivement à la proposition du président Donald Trump pour la paix à Gaza, M. Graham a également espéré « un nouveau Moyen-Orient, qui embrasse la normalisation entre Israël et la région ». « Toutefois, le Moyen-Orient ne peut pas être normalisé jusqu'à ce que le Hezbollah soit sorti de l'équation », a-t-il ajouté. Et d'insister : « Le Hezbollah ne peut pas être normal, parce qu'il est un groupe terroriste fanatique religieux avec du sang américain sur les mains et il est dédié à la destruction d'Israël ». « Si vous voulez la normalisation, désarmez le Hezbollah, d'une façon ou d'une autre », a lancé le sénateur, proche allié de M. Trump.
I fervently hope that Hamas will say yes to President Trump’s proposal to end the conflict in Gaza that includes the release of all the hostages.
— Lindsey Graham (@LindseyGrahamSC) September 29, 2025
As to a new Middle East that embraces normalization between Israel and the region, I also hope that day will come. However, it is not…
Lindsey Graham avait déclaré, lors d'un voyage à Tel-Aviv il y a dix jours, que le désarmement du Hezbollah n’était pas négociable et que Washington donnerait son « feu vert » à Israël pour qu’il « fasse ce qu’il a besoin de faire » dans le cas où le parti ne remettrait pas volontairement ses armes lourdes à l’armée libanaise, dans le cadre du processus engagé par le gouvernement. M. Graham se trouvait, la veille de ces déclarations, à Beyrouth, avec une délégation de ses collègues et les émissaires américains dans la région Tom Barrack et Morgan Ortagus.
L'exécutif libanais avait approuvé le principe du retour au monopole de l'État sur les armes début août, et l'armée libanaise avait dans ce cadre proposé un plan de désarmement des milices, dont le Hezbollah, début septembre.
Par ailleurs, un député du parti chiite pro-iranien Ibrahim Moussaoui a dénoncé, mercredi dans un message également sur X, que certains ont lancé une « campagne intense » pour pousser le Hezbollah à la « reddition, sous le slogan du désarmement ». «À ceux qui prétendent que la guerre de Gaza va se terminer et qu'elle frappera le Liban et l’Iran, nous répétons la parole de Dieu : 'Ceux auxquels les gens ont dit : ‘Les gens se sont rassemblés contre vous, craignez-les !’ – cela n’a fait que renforcer leur foi. Ils ont dit : ‘Dieu nous suffit, Il est le meilleur garant.’». Moussaoui a pris récemment la nouvelle fonction de directeur de l’instance chargée des médias au sein du Hezbollah.



Pas de Moyen Orient normal tant qu'Israél existe!!
03 h 00, le 02 octobre 2025