Le président libanais, Joseph Aoun (g.), et le Premier ministre, Nawaf Salam, à Baabda, le 1e septembre 2025. Photo X / @LBPresidency
Le Premier ministre libanais Nawaf Salam a été reçu mardi matin à Baabda par le président de la République Joseph Aoun, sur fond de tensions politiques au Liban liées à la commémoration polémique jeudi dernier de l'assassinat de Hassan Nasrallah, ancien secrétaire général du Hezbollah.
Au cours de cette réunion, les deux hommes ont examiné « la situation générale dans le pays, ainsi que les réunions et contacts à New York entrepris par le chef de l’État », qui s'y trouvait pour participer à l'Assemblée générale de l'ONU. Ils ont également évoqué, selon le compte X de la présidence, « la situation intérieure et la façon de résoudre ce qu'il s'est passé à Raouché. »
الرئيس جوزاف عون عرض مع رئيس الحكومة نواف سلام الأوضاع العامة في البلاد، ونتائج اللقاءات التي عقدها في نيويورك خلال مشاركته في اجتماعات الجمعية العامة للأمم المتحدة، كما تطرق البحث إلى الوضع الداخلي وسبل معالجة ما حصل في الروشة pic.twitter.com/vhvSFPrM01
— Lebanese Presidency (@LBpresidency) September 30, 2025
La commémoration de l'assassinat de Nasrallah, à Raouché sur le littoral, avait eu lieu en infraction d'une décision administrative du mohafez de Beyrouth, Marwan Abboud, qui avait limité le nombre de participants et interdit toute illumination de la grotte aux pigeons à l'effigie des anciens responsables du parti chiite. Après la violation par le Hezbollah de cette décision, M. Salam avait annoncé que des poursuites seraient lancées à l'encontre des contrevenants et dénoncé l'inaction de l'armée et des forces de l'ordre pour empêcher ces débordements. Une critique à laquelle avaient répondu le chef de l’État et le président du Parlement lundi. M. Aoun avait affirmé que critiquer la troupe et les forces de sécurité était une « ligne rouge ». Nabih Berry avait tenu les mêmes propos.
C'est dans ce contexte de tensions latentes entre les hauts responsables qu'intervient la visite de Nawaf Salam à Baabda. C'est la deuxième fois que des soubresauts politiques viennent faire vaciller la cohésion entre MM. Aoun et Salam, après les tiraillements consécutifs à la nomination de Karim Souhaid à la tête de la Banque du Liban, en mars dernier.
M. Aoun a par ailleurs reçu du chef de la diplomatie du Qatar, Saoud ben Abderrahmane al-Thani, une lettre de l'émir Tamim ben Hamad al-Thani, qui salue le « rôle national joué par l'armée libanaise dans le maintien de la sécurité et de la stabilité » dans le pays.



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21 h 28, le 30 septembre 2025