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Armes du Hezbollah : Hasbani accuse Naïm Kassem de chercher à « gagner du temps »

Le député des Forces libanaises a aussi considéré que le président du Parlement contribuait à maintenir les armes du Hezbollah.

Armes du Hezbollah : Hasbani accuse Naïm Kassem de chercher à « gagner du temps »

Le député des Forces libanaises, Ghassan Hasbani. Photo Ani

Le député des Forces libanaises (FL) et ancien ministre Ghassan Hasbani a estimé que le maintien des armes du Hezbollah est « devenu une fin en soi », alors que le parti chiite les considère comme un moyen d’accroître son influence et son contrôle à l’intérieur du pays. Dans un entretien à Sawt Kel Lebnen (Voix de tout le Liban) publié par l’Agence nationale d’information (Ani, officielle), il a aussi déclaré que la formation pro-iranienne utilisait les armes pour « gagner du temps ».

M. Hasbani, dont le parti est un des principaux adversaires politiques du Hezbollah, rebondissait sur les propos du secrétaire général du parti chiite, Naïm Kassem samedi, qui a répété que la milice ne remettrait pas ses armes à l’armée libanaise et était prête à affronter Israël, moins d’un an après un conflit qui l’a considérablement affaiblie.

« Sa priorité n’est plus le combat contre Israël ni le retrait de ses forces. Cette logique va à l’encontre de celle de l’État et n’en est pas un prolongement, contrairement à ce qu’ils prétendent », a abondé Ghassan Hasbani avant d’aller encore plus loin : «Pourquoi devons-nous tous tenir compte des circonstances d’une catégorie de la population présentée comme ‘victime’, comme si le reste des Libanais n’étaient pas eux-mêmes blessés ?»

« Au lieu de dire qu’il souhaite intégrer l’État libanais, jouer le jeu démocratique et soutenir le monopole des armes par l’État, le Hezbollah relève le ton en affirmant qu’il refuse absolument de renoncer à ses armes », a-t-il encore dit.

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« Suicide ordonné par l'Iran »

« Si le Hezbollah continue sur cette voie, nous risquons de devenir de simples spectateurs de notre avenir et non ses acteurs. S’il persiste à conserver ses armes, on a affaire à un suicide ordonné par l’Iran. Toute escalade des forces souterraines nuira à tous les Libanais, mais surtout à l’environnement du Hezbollah », a-t-il ajouté.

Selon Ghassan Hasbani, Naïm Kassem sait qu’il n’y aura pas de reconstruction sans désarmement et sans réformes, mais qu’il gagne du temps. Le député estime aussi que « le président du Parlement Nabih Berry joue en apparence un rôle positif, mais dans les faits, son rôle est négatif car il (contribue à maintenir les armes) du Hezbollah. Si ses intentions étaient sincères, il contribuerait à imposer le monopole des armes par l’État ».

Interrogé sur les décisions à venir, il a répondu : « Nous attendons le premier rapport de l’armée sur ce qui a été décidé lors de la séance du 5 août du gouvernement (...) il faut voir comment les forces militaires et de sécurité mettent les décisions en œuvre sur le terrain. Étendre l’autorité de l’État et concentrer les armes sous son contrôle n’est pas une provocation : le fait que le Hezbollah s’y oppose signifie qu’il refuse l’existence même de l’État », a-t-il encore dit.

Le désarmement du parti chiite fait l’objet de pressions internationales, de décisions du gouvernement libanais prises en août, et d’un plan de l’armée libanaise présenté le 5 septembre. Il s’agit aussi d’un article de l’accord du cessez-le-feu de novembre 2024 qui a mis fin à la dernière guerre entre le Hezbollah et Israël, mais le parti pro-iranien continue de rejeter toute perspective de remettre ses armes, en mettant en avant les violations israéliennes du cessez-le-feu conclu fin novembre dernier.

Un argumentaire également utilisé par Nabih Berry pour critiquer l’approche du gouvernement sur le dossier du rétablissement du monopole des armes.

Le député des Forces libanaises (FL) et ancien ministre Ghassan Hasbani a estimé que le maintien des armes du Hezbollah est « devenu une fin en soi », alors que le parti chiite les considère comme un moyen d’accroître son influence et son contrôle à l’intérieur du pays. Dans un entretien à Sawt Kel Lebnen (Voix de tout le Liban) publié par l’Agence nationale d’information (Ani, officielle), il a aussi déclaré que la formation pro-iranienne utilisait les armes pour « gagner du temps ».M. Hasbani, dont le parti est un des principaux adversaires politiques du Hezbollah, rebondissait sur les propos du secrétaire général du parti chiite, Naïm Kassem samedi, qui a répété que la milice ne remettrait pas ses armes à l’armée libanaise et était prête à affronter Israël, moins d’un an après un conflit qui...