Le président du Parlement, Nabih Berry. Photo L'Orient-Le Jour/Mohammad Yassine.
Le président du Parlement, Nabih Berry, a démenti mercredi, dans une déclaration au journal An-Nahar, les rumeurs selon lesquelles les chiites obtiendraient davantage de postes dans l’État en échange de la remise des armes du Hezbollah. « Ces propos sont totalement infondés », a-t-il affirmé.
« Ce que nous voulons, c’est l’application de l’accord de Taëf de A à Z », a ajouté le leader chiite en appelant « tous ceux que cela concerne, à l’intérieur comme à l’extérieur, à prendre connaissance de cette position ». Il a également souligné qu’« en signe de cet engagement, j’ai présenté une proposition pour instaurer un Parlement hors des contraintes confessionnelles, ainsi que l'élection d’un Sénat qui retirerait certaines prérogatives au président de la Chambre ».
Un peu plus d’un mois après la décision du gouvernement de réserver le monopole des armes à l’État, le Hezbollah a posé son équation : la mise en œuvre des réformes du système politique. Lors de réunions parlementaires sur la loi électorale, les députés chiites Ali Fayad (Hezbollah) et Ali Hassan Khalil (Amal) ont dépassé le débat sur le vote des expatriés pour évoquer la réforme du système politique, une initiative qui profiterait démographiquement aux chiites mais inquiète de nombreux chrétiens attachés à la parité confessionnelle.



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