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Le gouvernement a continué l’examen de l'avant-projet de budget 2026

Une délégation du FMI doit arriver au Liban lundi.

Le gouvernement a continué l’examen de l'avant-projet de budget 2026

Le Premier ministre Nawaf Salam préside un Conseil des ministres, le 18 septembre 2025. Photo diffusée par le Grand sérail

Le Conseil des ministres, présidé par Nawaf Salam, s’est réuni jeudi au Grand Sérail pour poursuivre l’examen de l’avant-projet de budget 2026, l’exécutif espérant finaliser son étude d’ici la fin de la semaine, comme l’a annoncé mercredi le ministre de l’Information, Paul Morcos. Pour respecter les délais, le texte doit être transmis au Parlement avant l’ouverture de la session ordinaire d’automne, les députés devront ensuite l’adopter, idéalement d’ici fin décembre, et au plus tard avant fin janvier.

Jeudi, M. Morcos, a annoncé après la séance du Conseil des ministres que « le Conseil a continué l’examen du budget et qu’une séance se tiendra demain pour discuter du chapitre des recettes ». « Nous cherchons à éviter autant que possible toute augmentation des impôts dans le budget 2026 et à ne pas accroître les dépenses sans garantir les recettes », a-t-il ajouté.

« Nous attendons l’arrivée d’une délégation du Fonds monétaire international lundi prochain, c’est pourquoi nous essayons de finaliser le projet de budget », a déclaré de son côté le ministre des Finances, Yassine Jaber, à l’issue de la séance du Conseil des ministres. Il y a une semaine, le FMI avait annoncé qu’une mission de ses experts se rendra au Liban à la fin du mois de septembre afin de poursuivre les discussions autour d’un « programme global de réformes » destiné à relancer une économie en crise.

Plongé dans une crise sans précédent depuis 2019, le Liban a renouvelé en février dernier sa demande d’accès à un programme d’assistance financière du FMI. Cette démarche a permis de relancer un processus engagé en 2020, mais jamais concrétisé, en grande partie en raison de la résistance d’une partie de la classe politique et bancaire à toute solution qui n’imputerait pas la totalité, ou du moins la majeure partie, des pertes financières accumulées à l’État, et donc au contribuable. La dynamique semble avoir évolué depuis l’arrivée du tandem Aoun-Salam au pouvoir, même si rien n’est encore finalisé.

Le budget avait déjà été discuté lors des réunions gouvernementales de mardi et mercredi. « C’est l’une des rares fois, voire la première récemment, où le Conseil des ministres étudie un budget en vue de son adoption dans les délais constitutionnels », avait affirmé M. Morcos. « Notre préoccupation principale est l’équilibre entre les recettes et les dépenses afin d’éviter tout déficit », avait-il également expliqué.

L’avant-projet de budget pour 2026 est un budget d’ajustement qui tient compte de la marge limitée du pays dans un contexte marqué par les crises financières et sécuritaires et qui repousse à plus tard les grands chantiers de réformes. Il prévoit des dépenses et des recettes équivalentes à 505,72 mille milliards de livres libanaises, soit environ 5,65 milliards de dollars au taux actuel de 89 500 LL pour un dollar, adopté par la Banque du Liban. Ces montants représentent une augmentation de 18,2 % par rapport aux prévisions initiales du budget 2025, qui tablaient sur 427,69 mille milliards de livres, soit plus de 4,77 milliards de dollars. Ces chiffres avaient ensuite été révisés à la hausse dans la loi de finances 2025, approuvée début mars par décret gouvernemental, à 445,21 mille milliards de livres, soit 4,97 milliards de dollars, alors que le Parlement n’avait pas encore donné son aval pour le texte de l’exercice en cours.

Le Conseil des ministres, présidé par Nawaf Salam, s’est réuni jeudi au Grand Sérail pour poursuivre l’examen de l’avant-projet de budget 2026, l’exécutif espérant finaliser son étude d’ici la fin de la semaine, comme l’a annoncé mercredi le ministre de l’Information, Paul Morcos. Pour respecter les délais, le texte doit être transmis au Parlement avant l’ouverture de la session ordinaire d’automne, les députés devront ensuite l’adopter, idéalement d’ici fin décembre, et au plus tard avant fin janvier.Jeudi, M. Morcos, a annoncé après la séance du Conseil des ministres que « le Conseil a continué l’examen du budget et qu’une séance se tiendra demain pour discuter du chapitre des recettes ». « Nous cherchons à éviter autant que possible toute augmentation des impôts dans le budget 2026 et...