Des participants passent devant une bannière représentant le leader du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) Abdullah Öcalan, lors d’une manifestation devant le Conseil européen pour réclamer sa libération, à Strasbourg, dans l’est de la France, le 15 septembre 2025. Photo AFP/ Frederick Florin.
Le fondateur emprisonné de la guérilla kurde PKK, Abdullah Öcalan, a été autorisé pour la première fois depuis six ans à rencontrer ses avocats, a affirmé mercredi son équipe juridique.
« Le 15 septembre 2025, nous avons visité M. Öcalan et nos autres clients qui sont détenus à la prison d'Imrali après une interruption de six ans », a affirmé sur X le bureau d'avocats Asrin Hukuk.
« Le processus de paix et de société démocratique a atteint le stade de solution légale », a estimé le chef du PKK qui a évoqué son souhait de voir en Turquie un cadre légal pour le désarmement du groupe armé kurde, selon des propos rapportés par ses avocats.
Depuis décembre 2024, une délégation conduite par le parti pro-kurde DEM, troisième force au Parlement turc, s'est rendue à plusieurs reprises auprès de M. Öcalan, dans le cadre du processus de paix entre Ankara et le PKK, mais ses avocats ne pouvaient obtenir depuis 2019 une autorisation pour le rencontrer.
Le Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK) a décidé de mettre fin à plus de quatre décennies de combat contre les forces turques, qui ont fait au moins 45.000 morts, et entamé en juillet le début d'un désarmement.
Détenu depuis 1999 sur l'île-prison d'Imrali au large d'Istanbul, Abdullah Öcalan avait appelé le 27 février son mouvement à se dissoudre, saisissant un processus initié par les autorités d'Ankara depuis octobre.
Une commission parlementaire turque chargée de préparer un cadre légal au processus de paix a démarré ses travaux en août.


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