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Dernières Infos - Diplomatie

Londres assure que l'accord migratoire avec la France va « aller de l'avant »


Des migrants interceptés en mer alors qu'ils tentaient de traverser la Manche depuis la France débarquent du navire « Typhoon » des forces frontalières après son arrivée à la marina de Douvres, dans le sud-est de l'Angleterre, le 9 février 2025. Photo AFP archives /BEN STANSALL

Le gouvernement britannique a assuré mercredi que l'accord permettant au Royaume-Uni de renvoyer des migrants vers la France irait « de l'avant » et indiqué son intention de faire appel d'une décision de justice bloquant l'expulsion d'un Erythréen.

Cet accord franco-britannique, entré en vigueur début août, n'a pour l'instant débouché sur aucun renvoi de migrants.

La Haute Cour de Londres a temporairement bloqué mardi l'expulsion en France d'un migrant érythréen, qui devait être renvoyé en France par avion mercredi matin. Cet homme de 25 ans, victime selon son avocate de trafic d'êtres humains, est le premier à contester en justice son expulsion.

Le gouvernement britannique compte faire appel de cette décision. La ministre de l'Intérieur Shabana Mahmood a promis de lutter contre les « tentatives de dernière minute destinées à empêcher un renvoi », qu'elle a qualifiées d' »intolérables ».

Et le gouvernement a redit mercredi qu'il espèrait que les premiers renvois vers la France aient lieu cette semaine.

Dans la matinée, la ministre de la Technologie, Liz Kendall, s'exprimant au nom du gouvernement, avait affirmé que la décision de la Haute Cour n'allait pas « compromettre les fondements de cet accord ».

« Cette décision est décevante, mais elle n'empêchera pas le reste de l'accord d'aller de l'avant », a-t-elle ajouté sur Times Radio, alors que cette décision pourrait créer un précédent et fait planer un doute sur l'avenir de cet accord.

Selon les médias britanniques, deux avions qui devaient acheminer des migrants vers la France, dont l'un partant de l'aéroport londonien de Heathrow mardi à 09H00, ont décollé sans aucun migrant à leur bord.

L'accord prévoit le retour en France de migrants arrivés à bord de petites embarcations au Royaume-Uni, en échange de l'envoi outre-Manche de migrants se trouvant en France, et qui auraient déposé une demande en ligne pour s'installer au Royaume-Uni.

« Il va y avoir toutes sortes de recours pour mettre à l'épreuve le nouvel accord et ses fondements », a déclaré Pierre Makhlouf, de l'association Bail for Immigration Detainees (BID), à l'AFP. « Il est sans doute prématuré de penser que les expulsions auront lieu cette semaine », a-t-il dit.

Plus de 31.000 personnes sont arrivées sur les côtes britanniques après avoir traversé la Manche depuis début janvier, un chiffre record à ce stade de l'année, selon un bilan de l'AFP réalisé à partir de chiffres officiels. 

Depuis début août, le Royaume-Uni a commencé à placer en détention des migrants dans le cadre de cet accord très critiqué par les ONG. Selon le journal The Guardian, 92 personnes sont détenues en attendant leur renvoi en France. 

Le gouvernement britannique a assuré mercredi que l'accord permettant au Royaume-Uni de renvoyer des migrants vers la France irait « de l'avant » et indiqué son intention de faire appel d'une décision de justice bloquant l'expulsion d'un Erythréen.Cet accord franco-britannique, entré en vigueur début août, n'a pour l'instant débouché sur aucun renvoi de migrants.La Haute Cour de Londres a temporairement bloqué mardi l'expulsion en France d'un migrant érythréen, qui devait être renvoyé en France par avion mercredi matin. Cet homme de 25 ans, victime selon son avocate de trafic d'êtres humains, est le premier à contester en justice son expulsion.Le gouvernement britannique compte faire appel de cette décision. La ministre de l'Intérieur Shabana Mahmood a promis de lutter contre les « tentatives de dernière minute...