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Dernières Infos - Tensions

La Syrie annonce travailler avec les Etats-Unis à un « accord de sécurité » avec Israël

Les forces syriennes ont retiré leurs armes lourdes du sud du pays, selon un responsable militaire.



Des personnes se tiennent à côté d'une tourelle de char détruite, à la suite d'affrontements meurtriers entre des combattants druzes, des tribus bédouines sunnites et les forces gouvernementales, dans la ville à majorité druze de Sweida, en Syrie, le 25 juillet 2025. Photo d'archives REUTERS/Khalil Ashawi

La Syrie a déclaré mardi travailler avec les Etats-Unis en vue d'un « accord de sécurité » avec Israël, qui réclame la démilitarisation du sud du pays, frontalier de son territoire.

Cette annonce s'inscrit dans un plan soutenu par les Etats-Unis et la Jordanie visant à pacifier le sud de la Syrie après des violences intercommunautaires meurtrières dans la région à majorité druze de Soueida.

« Les Etats-Unis, en consultation avec le gouvernement syrien, vont travailler à un accord de sécurité avec Israël sur le sud de la Syrie, qui répondra aux préoccupations légitimes de la Syrie et d'Israël en matière de sécurité tout en soulignant la souveraineté et l'intégrité territoriale de la Syrie », a écrit dans un communiqué le ministère des Affaires étrangères syrien.

Mardi, un responsable militaire syrien a également annoncé que les forces gouvernementales avaient retiré leurs armes lourdes du sud de la Syrie, lors d'une opération qui a commencé « il y a deux mois ».

Selon un diplomate à Damas, ce retrait concerne une zone allant de la frontière sud, avec Israël et la Jordanie, jusqu'à « dix kilomètres au sud de Damas ».

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait déclaré fin août que son pays menait des discussions en vue d'établir une zone démilitarisée dans le sud de la Syrie.

Durant les violences de juillet, Israël, techniquement en état de guerre avec la Syrie depuis des décennies, était intervenu militairement en affirmant agir pour protéger la communauté druze.  

Feuille de route 

Depuis la chute de Bachar el-Assad en décembre 2024, Israël a mené des centaines de frappes contre des positions militaires en Syrie et des incursions dans le sud du pays, affirmant vouloir empêcher que l'arsenal du pouvoir ne tombe aux mains des nouvelles autorités islamistes. 

Le président par intérim, Ahmad el-Chareh, a indiqué vendredi que son pays menait des négociations avec Israël pour parvenir à un accord de sécurité.

Des représentants des deux pays se sont déjà rencontrés et selon le diplomate, une nouvelle session de négociations est prévue vendredi à Bakou.

Depuis un cessez-le-feu qui a mis un terme à une semaine d'affrontements en juillet, la province de Soueida est restée instable, la ville de Soueida étant aux mains des combattants druzes et ses alentours contrôlés par les forces gouvernementales.

La feuille de route annoncée mardi par le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani prévoit plusieurs étapes dont « la poursuite des responsables d'attaques contre des civils » en coordination avec l'ONU, « l'indemnisation des victimes » et « le lancement d'un processus de réconciliation interne », a précisé le ministre.

Le ministre jordanien des Affaires étrangères Ayman Safadi, qui participait à une conférence de presse à ses côtés comme l'émissaire américain Tom Barrack, a indiqué qu' »un mécanisme conjoint syro-jordanien-américain » devait surveiller l'application du plan.

« Mesures historiques » 

Les combats de juillet avaient opposé combattants druzes et bédouins sunnites, mais s'étaient étendus avec l'intervention des forces gouvernementales et de tribus venues d'autres régions.

Damas affirme que ses troupes avaient pour mission de mettre fin aux violences. Mais des témoins, des factions druzes et l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) les ont accusées d'avoir pris parti pour les bédouins et commis des exactions contre les druzes.

Les violences ont fait plus de 2.000 morts, dont 789 civils druzes « exécutés » par des membres des ministères de la Défense et de l'Intérieur, selon l'OSDH.

Le chef de la diplomatie syrienne a également indiqué que le plan prévoyait « l'éclaircissement du sort des disparus et la libération des otages ». 

L'OSDH a recensé 516 druzes enlevés depuis le début des violences le 14 juillet. 

De son côté, M. Barrack a salué des « mesures historiques » prises par le gouvernement syrien, y voyant « un engagement à rassembler différentes cultures et religions au sein d'une même nation ».

Mardi, Damas a annoncé la création du poste de « chef de la sécurité intérieure » pour la ville de Soueida, qui a été confié au responsable d'un groupe armé local druze jugé favorable aux autorités.

La Syrie a déclaré mardi travailler avec les Etats-Unis en vue d'un « accord de sécurité » avec Israël, qui réclame la démilitarisation du sud du pays, frontalier de son territoire.Cette annonce s'inscrit dans un plan soutenu par les Etats-Unis et la Jordanie visant à pacifier le sud de la Syrie après des violences intercommunautaires meurtrières dans la région à majorité druze de Soueida.« Les Etats-Unis, en consultation avec le gouvernement syrien, vont travailler à un accord de sécurité avec Israël sur le sud de la Syrie, qui répondra aux préoccupations légitimes de la Syrie et d'Israël en matière de sécurité tout en soulignant la souveraineté et l'intégrité territoriale de la Syrie », a écrit dans un communiqué le ministère des Affaires étrangères syrien.Mardi, un responsable militaire syrien a...