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Politique - Justice

La famille Mikati se défend après l’annonce d’une enquête préliminaire la ciblant en France

L’ancien Premier ministre affirme avoir « confiance dans l’indépendance et le sérieux de la justice française ».

La famille Mikati se défend après l’annonce d’une enquête préliminaire la ciblant en France

Nagib Mikati, lorsqu’il occupait encore ses fonctions de Premier ministre chargé des Affaires courantes en décembre 2024. Photo : Mohammad Yassine

L’ancien Premier ministre Nagib Mikati a réagi aux informations publiées par L’Orient-Le Jour, indiquant qu’une enquête préliminaire avait été ouverte par le Parquet national financier (PNF) à Paris au cours de la semaine écoulée, sur la base d’une plainte d’associations anticorruption le visant, lui, son frère Taha et d’autres membres de sa famille.

Dans un communiqué rédigé en son nom et au nom de sa famille, daté du 14 septembre, l’ancien Premier ministre a précisé ne pas avoir été officiellement notifié de l’ouverture de cette procédure et a dénoncé l’intention de toute personne tentant de « ternir » sa « réputation » ou celle de sa famille, se réservant le droit de la poursuivre en justice. « La plainte déposée le 2 avril 2024 devant le Parquet financier français par l’association Sherpa et d’autres parties nécessite de notre part quelques clarifications pour remettre les choses en contexte », pouvait-on lire en introduction du texte.

« La source du patrimoine de la famille Mikati est claire, légale et transparente. Elle résulte de longues années de travail et d’investissements internationaux dans divers secteurs, et ce avant toute prise de fonctions ou responsabilités publiques au Liban. Ce patrimoine a toujours été acquis en conformité avec les standards internationaux de gouvernance. Nous avons toujours coopéré avec les autorités compétentes et fourni tous les documents nécessaires attestant de la légalité de nos activités », ont poursuivi les auteurs du communiqué.

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Disposés à coopérer

« Nous confirmons que, jusqu’à présent, nous n’avons reçu aucun avis officiel des autorités judiciaires françaises et que nous n’avons pris connaissance des rumeurs concernant une plainte ou l’ouverture d’une enquête judiciaire que par les médias. Bien entendu, nous avons pleinement confiance dans l’indépendance et le sérieux de la justice française, et nous sommes entièrement disposés à fournir toute information supplémentaire qui pourrait nous être demandée. Nous réaffirmons notre attachement au principe fondamental de la présomption d’innocence », ont-ils encore abondé. « Nous dénonçons également toute tentative politique ou opportuniste visant à ternir notre réputation par la répétition d’allégations déjà rejetées par différentes juridictions et nous nous réservons le droit de poursuivre en justice toute personne participant à la diffusion ou à la propagation d’informations trompeuses ou mensongères », ont conclu les rédacteurs du texte.

En avril 2024, l’association française Sherpa et le Collectif des victimes des pratiques frauduleuses et criminelles au Liban (CVPFL), qui regroupe des déposants lésés par la rétention illégale de leurs avoirs, avaient déposé cette plainte pour « blanchiment d’argent », « recel », « association de malfaiteurs » en bande organisée contre M. Mikati et plusieurs membres de sa famille.
Un an plus tard, les deux plaignants ont transmis au parquet un complément d’informations décrivant plus en détail les conditions présumées frauduleuses dans lesquelles la famille Mikati a pu acquérir son patrimoine en France et à l’étranger.

L’ancien Premier ministre Nagib Mikati a réagi aux informations publiées par L’Orient-Le Jour, indiquant qu’une enquête préliminaire avait été ouverte par le Parquet national financier (PNF) à Paris au cours de la semaine écoulée, sur la base d’une plainte d’associations anticorruption le visant, lui, son frère Taha et d’autres membres de sa famille. Dans un communiqué rédigé en son nom et au nom de sa famille, daté du 14 septembre, l’ancien Premier ministre a précisé ne pas avoir été officiellement notifié de l’ouverture de cette procédure et a dénoncé l’intention de toute personne tentant de « ternir » sa « réputation » ou celle de sa famille, se réservant le droit de la poursuivre en justice. « La plainte déposée le 2 avril 2024 devant le Parquet financier français...
commentaires (5)

Dans le volet " entrée au capital de la banque Audi", le conseil d'administration et le management de la banque sont autant coupable que Mikati. Et ça a été fait aussi avec l'argent des déposants.

Moi

17 h 52, le 16 septembre 2025

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Commentaires (5)

  • Dans le volet " entrée au capital de la banque Audi", le conseil d'administration et le management de la banque sont autant coupable que Mikati. Et ça a été fait aussi avec l'argent des déposants.

    Moi

    17 h 52, le 16 septembre 2025

  • Il était largement temps !

    Wow

    14 h 53, le 15 septembre 2025

  • Quelle honte !!! Voir son nom traîner devant le PNF et nier en bloc les accusations… franchement les Mikati devraient avoir la décence de se taire et de se faire tout petits

    Ras le bol

    09 h 53, le 15 septembre 2025

  • Le PNF est une institution intègre et sérieuse. Elle est indépendante de toute ingérence politique. La famille Mikati devrait plutôt s’occuper à préparer sa défense car elle ne s’en sortira pas indemne

    Ras le bol

    09 h 51, le 15 septembre 2025

  • La justice française n’ouvre pas une enquête à la légère. Si le Parquet national financier se saisit d’un dossier, c’est qu’il y a des éléments sérieux à examiner. La présomption d’innocence est un droit fondamental, mais elle n’annule pas le devoir de transparence. Il ne s’agit pas de rumeurs, mais d’une procédure enclenchée par une institution indépendante, connue pour son sérieux.

    Rod PAris

    23 h 22, le 14 septembre 2025

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