La directrice du département de la communication (COM) du Fonds monétaire international, Julie Kozack. Capture d’écran
Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé jeudi qu’une mission de ses experts se rendra au Liban à la fin du mois de septembre afin de poursuivre les discussions autour d’un « programme global de réformes » destiné à relancer une économie en crise.
« Une mission du Fonds se rendra au Liban à la fin du mois de septembre pour poursuivre les discussions sur un programme global de réformes », a indiqué la directrice de la communication du FMI, Julie Kozack, lors d’un point de presse. Elle a souligné que « l’économie libanaise continue de faire face à d’importants défis ». Selon elle, elle se serait contractée de 7,5 % en 2024, après une baisse plus limitée en 2023, marquant ainsi « une période de contraction de deux ans ».
Mme Kozack a insisté sur le fait que « le Liban devra mettre en place un programme de réformes global pour restaurer la croissance, réduire le chômage et, surtout, améliorer les conditions sociales de la population ». Ces réformes devront inclure des mesures de politique publique, « en particulier budgétaires », ainsi qu’un financement extérieur suffisant.
Elle a ajouté que « les besoins humanitaires et de reconstruction sont considérables et nécessitent un effort international coordonné et consolidé ». À ce titre, « les réformes entreprises par les autorités devront être accompagnées d’un soutien significatif de la part des partenaires externes, de préférence à des conditions particulièrement concessionnelles ».
Concernant les pertes du secteur bancaire, la responsable a assuré que « l’équipe s’est engagée de manière très substantielle avec les autorités libanaises » et que « résoudre tous ces problèmes constituera une partie importante du programme de réformes en discussion ».
Plongé dans une crise sans précédent depuis 2019, le Liban a renouvelé en février dernier sa demande d’accès à un programme d’assistance financière du FMI. Cette démarche a permis de relancer un processus engagé en 2020, mais jamais concrétisé, en grande partie en raison de la résistance d’une partie de la classe politique et bancaire à toute solution qui n’imputerait pas la totalité, ou du moins la majeure partie, des pertes financières accumulées à l’État, et donc au contribuable. La dynamique semble avoir évolué depuis l’arrivée du tandem Aoun-Salam au pouvoir, même si rien n’est encore finalisé.

