Une radio montrant une capsule de cocaïne dans le système digestif d'un suspect nigérian arrêté par la police libanaise. Photo fournie par les FSI
La police libanaise a annoncé jeudi l’arrestation, à une date non précisée, de deux ressortissants nigérians ayant introduit à la mi-août au Liban des capsules de cocaïne qu'ils avaient préalablement ingérées. Les deux suspects, âgés de 59 ans et 34 ans, ont transporté la cocaïne du Nigéria vers le Liban, en transitant par l'Ethiopie, selon un communiqué des Forces de sécurité intérieure (FSI).
Les deux hommes, qui sont arrivés au Liban via l'Aéroport international de Beyrouth (AIB) le 19 août à l'aube, devaient d'abord se rendre dans un hôtel de la région du Metn. Mais ils ont fini par choisir un hôtel dans le quartier de Hamra, à Beyrouth, où ils ont extrait la drogue, avant de la remettre à un revendeur. Les suspects ont été arrêtés par la police après avoir livré la marchandise, à l'exception d'une capsule bloquée dans les intestins de l'un d'entre eux. La capsule a finalement été extraite lors d'une opération chirurgicale au Liban, « afin de sauver la vie » du suspect, précise la police. Les autres personnes impliquées dans ce trafic ont été identifiées et sont recherchées par les autorités.
La police a par ailleurs indiqué avoir arrêté, « au cours d'une période de trois mois, quatre Nigérians, un Brésilien, et un Libanais » qui tentaient d'introduire de la drogue au Liban.
À la mi-août, les FSI avaient déjà annoncé l'arrestation de deux autres Nigérians ayant introduit fin juillet au Liban 156 capsules de cocaïne pure qu'ils avaient préalablement ingérées, pour un poids total de 3,4 kg. Le 22 mai dernier, les FSI avaient également arrêté un homme arrivé à l'AIB en provenance d’un pays d’Afrique, en possession d’une grande quantité de stupéfiants, qui se trouvait dans ses valises et dans des capsules qu'il avait préalablement avalées.


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