La juge Sarah Netburn préside l'audience au cours de laquelle Mohammad Al-Saadi, accusé d'avoir planifié un attentat contre une synagogue, comparaît devant le tribunal fédéral de Manhattan, à New York (États-Unis), le 15 mai 2026, comme le montre ce croquis réalisé en salle d'audience. Photo REUTERS/Jane Rosenberg
Les Brigades du Hezbollah (Kataëb Hezbollah), groupe armé irakien pro-Téhéran, ont réfuté lundi qu'un homme accusé d'avoir planifié des attentats aux États-Unis et en Europe soit l'un de leurs membres. Les autorités américaines ont détaillé vendredi les charges retenues à l'encontre de Mohammad Baqer Saad Dawood al-Saadi, âgé de 32 ans, présenté comme l'un des hauts responsables des Brigades du Hezbollah, organisation considérée comme terroriste par les États-Unis.
« Mohammad Baqer al-Saadi n'appartient pas aux Brigades du Hezbollah », a déclaré dans un communiqué Abou Moujahed al-Assaf, responsable sécuritaire du groupe. Mohammad Baqer al-Saadi « rentrera dans son pays la tête haute, car il fait partie des partisans et des soutiens de la résistance », a cependant ajouté Abou Moujahed al-Assaf.
Selon des documents du dossier judiciaire, Mohammad Baqer al-Saadi et des complices non identifiés ont planifié, coordonné et revendiqué au moins 18 attentats en Europe et deux au Canada, dont une agression non mortelle à l'arme blanche contre deux hommes juifs à Londres, ainsi que plusieurs incendies criminels de synagogues dans d'autres pays. Il est également soupçonné d'avoir planifié plus récemment des attentats aux États-Unis. Il a comparu vendredi devant un tribunal de Manhattan où il est poursuivi pour six chefs d'accusation, dont complot en vue de fournir un soutien matériel aux Brigades du Hezbollah et au corps iranien des gardiens de la révolution islamique.
Selon une source sécuritaire irakienne sollicitée par l'AFP, Mohammad Baqer al-Saadi a été arrêté en Turquie puis transféré aux Etats-Unis. Les Brigades du Hezbollah font partie de la « résistance islamique en Irak », nébuleuse pro-Iran qui a revendiqué des centaines d'attaques de drones et de roquettes sur des bases et intérêts américains, en Irak et au Moyen-Orient, depuis l'offensive américano-israélienne sur l'Iran le 28 février. Ces attaques ont cependant cessé depuis l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu le 8 avril.
Les Etats-Unis ont annoncé en avril offrir jusqu'à 10 millions de dollars pour toute information sur Ahmad al-Hamidawi, chef des Brigades du Hezbollah. L'administration américaine fait pression de longue date sur les autorités irakiennes pour qu'elles désarment les groupes pro-iraniens. Tout juste entré en fonctions, le nouveau Premier ministre irakien Ali al-Zaidi a promis jeudi de faire en sorte que l'État ait le monopole des armes.


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