Des passants devant une banderole à l'effigie du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, au bazar de Téhéran, en Iran, le 16 mai 2026. Photo Majid Asgaripour/WANA (West Asia News Agency) via REUTERS
Les autorités iraniennes ont procédé à plus de 4.000 arrestations pour des accusations liées à la guerre avec les Etats-Unis et Israël, a indiqué lundi une ONG de défense des droits humains. Human Rights Activists News Agency (HRANA), basée aux Etats-Unis, a déclaré avoir documenté au moins 4.023 arrestations entre le 28 février, début de la guerre déclenchée par une attaque israélo-américaine contre l'Iran, et le 9 mai.
Les accusations comprennent l'espionnage, des menaces à la sécurité nationale, ou encore la communication ou le partage de contenus liés au conflit avec des médias étrangers, a précisé HRANA. « Les autorités iraniennes se sont servies du conflit pour (...) justifier des arrestations, des restrictions à la liberté d'expression et des violences contre des civils », a-t-elle ajouté.
En Iran, le chef de la police nationale iranienne, Ahmad Reza Radan, avait déclaré dimanche que plus de 6.500 « traîtres et espions » liés à « l'ennemi » avaient été arrêtés depuis les manifestations antigouvernementales de janvier. Fustigeant des « émeutes », les autorités avaient réprimé ces manifestations, faisant des milliers de morts selon des ONG.
L'inquiétude grandit également concernant les exécutions en Iran. Des groupes de défense des droits humains affirment que depuis le début de la guerre, les autorités ont exécuté 26 hommes qui étaient considérés comme des « prisonniers politiques »: 14 condamnés pour liens avec les manifestations de janvier, un pour celles de 2022 et 11 autres pour des relations avec des groupes d'opposition interdits. Selon des médias officiels iraniens, six hommes ont été pendus en Iran pour espionnage au profit d'Israël depuis le début de la guerre.
HRANA a fait par ailleurs état d'au moins 3.636 morts, dont 1.701 civils, en raison de l'attaque américano-israélienne contre l'Iran. Un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril.


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