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Monde - Diplomatie

Von der Leyen propose une suspension partielle de l'accord d'association UE-Israël

Les vingt-sept se sont montrés jusqu'à présent très divisés sur l'attitude à adopter face à Israël, paralysant toute prise de décision.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, prononce son discours annuel sur l'état de l'Union lors d'une session plénière au Parlement européen à Strasbourg, dans l'est de la France, le 10 septembre 2025. Photo AFP/SEBASTIEN BOZON

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a proposé mercredi des sanctions contre les ministres « extrémistes » en Israël et une suspension partielle de l'accord d'association UE-Israël, face à une situation « inacceptable » à Gaza.

« Nous proposerons des sanctions contre les ministres extrémistes et les colons violents. Et nous proposerons également une suspension partielle de l'accord d'association sur les questions liées au commerce », a-t-elle déclaré devant les eurodéputés à Strasbourg, reconnaissant qu'il serait toutefois « difficile » de trouver une majorité d'États membres pour adopter ces mesures.

« La famine causée par l'homme ne peut jamais servir d'arme de guerre », a souligné Mme von der Leyen, en évoquant une situation « inacceptable » dans la bande de Gaza. Les Nations unies ont déclaré le 22 août qu'un état de famine sévissait dans certaines parties du territoire palestinien assiégé par Israël, une affirmation rejetée par Israël.

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Proposition de suspension du volet commercial de l'accord

Les récentes décisions prises par le gouvernement israélien, dont les derniers projets de colonisation en Cisjordanie qui risquent de la couper en deux, sont tout aussi « inacceptables », a dit la présidente de la Commission. « Tout cela témoigne d'une tentative claire de saper la solution à deux États », a-t-elle dénoncé. « Nous ne devons pas laisser une chose pareille se produire », a-t-elle insisté.

Mais les 27 se sont montrés jusqu'à présent très divisés sur l'attitude à adopter face à Israël, depuis le lancement de sa guerre contre le Hamas après l'attaque sans précédent lancée le 7 octobre 2023 par ce mouvement islamiste palestinien. La Commission a par exemple proposé de suspendre un programme d'aide aux start-ups israéliennes, mais même cette mesure plutôt « indulgente », selon la cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas, n'a pu être adoptée faute de majorité.

Mme von der Leyen veut cette fois aller plus loin en proposant de suspendre le volet commercial de l'accord d'association UE-Israël, une mesure réclamée de longue date par plusieurs États membres dont l'Espagne ou la Belgique. 

L'Union européenne est le premier partenaire commercial d'Israël. La suspension de l'accord n'empêcherait pas ces échanges mais suspendrait les droits de douane préférentiels ou leurs exemptions. Cette mesure nécessite une majorité qualifiée d'États membres pour être adoptée, ce qui s'annonce d'ores et déjà « difficile », a reconnu Mme von der Leyen.

Face à cette paralysie de l'Union européenne, plusieurs pays ont décidé d'agir de leur côté. La Belgique a ainsi décidé la semaine dernière de prendre unilatéralement une série de sanctions (économiques, consulaires etc) contre Israël ou certains ministres du gouvernement de Benjamin Netanyahu, et s'est engagée à se joindre aux pays - dont la France - qui reconnaîtront l'État de Palestine en marge de la prochaine assemblée générale de l'ONU. 

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a proposé mercredi des sanctions contre les ministres « extrémistes » en Israël et une suspension partielle de l'accord d'association UE-Israël, face à une situation « inacceptable » à Gaza.« Nous proposerons des sanctions contre les ministres extrémistes et les colons violents. Et nous proposerons également une suspension partielle de l'accord d'association sur les questions liées au commerce », a-t-elle déclaré devant les eurodéputés à Strasbourg, reconnaissant qu'il serait toutefois « difficile » de trouver une majorité d'États membres pour adopter ces mesures.« La famine causée par l'homme ne peut jamais servir d'arme de guerre », a souligné Mme von der Leyen, en évoquant une situation « inacceptable » dans...
commentaires (4)

Hamas Israël sont 2 peuples criminels

Eleni Caridopoulou

02 h 03, le 11 septembre 2025

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Commentaires (4)

  • Hamas Israël sont 2 peuples criminels

    Eleni Caridopoulou

    02 h 03, le 11 septembre 2025

  • Pourquoi des sanctions seulement contre les colons "violents". a/ ça pose la question de comment définir cette qualification (s'il faut attendre une condamnation judicaire ou une évaluation du colon en question pour un fait particulier, c'est = 0 colon) b/ par définition tous les colons résidant ou travaillant pour une entreprise dans les Territoires Occupés (y compris Jérusalem Est) est complice de la violente occupation illégale et devrait être interdit de séjour en UE.

    Phil-Adam

    16 h 46, le 10 septembre 2025

  • Les 27 se sont montrés divisés encore une fois. Ce n'est pas étonnant. l'Europe est une structure qui coute très cher et qui ne fonctionne pas. Dans sa forme actuelle c'est une escroquerie que la Sociale Démocratie a réussi à vendre aux peuples européens. Oui à une Europe mais pas comme celle ci: Soit une Europe des peuples avec suffrage direct de l'exécutif, soit une Europe des régions. L'Europe de Van der Leyen & Co est une Europe des compromis et des petits arrangements.

    Moi

    14 h 22, le 10 septembre 2025

  • Trop peu, trop tard vis-à-vis de cet état criminel.

    TrucMuche

    13 h 49, le 10 septembre 2025

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