Le ministre libanais des Affaires étrangères, Joe Raggi, recevant au palais Bustros une délégation du Parlement arabe, le 9 septembre 2025. Photo tirée du compte X du ministre
Le ministre libanais des Affaires étrangères, Joe Raggi, a reçu mardi au palais Bustros une délégation du Parlement arabe devant laquelle il a appelé l’institution à « faire pression sur Israël afin de mettre un terme à ses agressions », selon un communiqué du ministère relayé par l'Agence nationale d'information (Ani, Officielle). M. Raggi a ainsi demandé l'aide du Parlement pour « obtenir un retrait immédiat et inconditionnel des forces israéliennes des territoires libanais, la libération des prisonniers et le respect de l’accord d’armistice signé en 1949 », afin de permettre à l’État libanais « de parachever l’affirmation de sa souveraineté et de relancer la reconstruction ».
Malgré l'accord de cessez-le-feu conclu en novembre dernier, après plus de 13 mois de conflit entre Israël le Hezbollah, l’armée israélienne occupe encore des positions au Liban-Sud le long de la frontière et bombarde quasi quotidiennement le Sud et la Békaa.
Le chef de la diplomatie a par ailleurs exprimé sa « grande appréciation pour la position constante du Parlement arabe aux côtés du Liban (...) ainsi que pour son appui à l’État libanais et sa souveraineté sur l’ensemble de son territoire, et son monopole des armes (...) ».
Le président du Parlement arabe, l'Émirati Mohammad Ahmad el-Yamahi, a pour sa part affirmé le plein soutien de l'institution à « la souveraineté, à l’unité, à la stabilité et au redressement économique du Liban, ainsi que son rejet de toute ingérence extérieure dans ses affaires intérieures (...) ». Il a également exprimé « son appui aux efforts de l’État libanais pour retrouver sa force et renforcer ses institutions en tant que garantie fondamentale de la stabilité ».
M. el-Yamahi a également dénoncé « la poursuite de l’agression israélienne contre le Liban », estimant que « toute attaque contre ce pays constitue une atteinte à la sécurité nationale arabe », réaffirmant « le soutien du Parlement arabe au Liban face aux agressions israéliennes ». Il a promis d’apporter son aide, en coopération avec les parlements internationaux, pour faire pression sur Tel-Aviv afin de mettre fin à ses agressions et se retirer des territoires libanais.
En visite à Beyrouth, la délégation du Parlement arabe s'était rendue lundi à Baabda et au Grand Sérail et avait exprimé son soutien au président de la République, Joseph Aoun, et au Premier ministre, Nawaf Salam.


« Plainte » contre l'Iran : pourquoi les Affaires étrangères ont dû mettre de l'eau dans leur vin