La cérémonie d’ouverture de l’année académique de l’AUB à l’Assembly Hall. Photo DR
L’Université américaine de Beyrouth (AUB) a inauguré sa 160e année académique au cours de la cérémonie annuelle d’ouverture, lundi 1er septembre, en présence des administrateurs, professeurs, employés, étudiants, anciens élèves et amis de l’université.
À la suite de la procession officielle, le président de l’AUB, le Dr Fadlo Khuri, a prononcé son discours, intitulé cette année « L’instant présent ». « Ici au Liban, et ici à l’AUB, a-t-il déclaré, vivre le présent n’est souvent pas un choix mais une nécessité. Pourtant, en donnant de la conscience et un but à cet instant, nous gagnons en clairvoyance, et avec la clairvoyance vient la force de construire. »
Khuri a souligné que la pression n’épargne personne, qu’il s’agisse d’un jeune étudiant travaillant tard dans la nuit, d’un professeur en quête de réponses à un problème de recherche, d’un parent pourvoyant aux besoins de sa famille, d’une famille confrontée à une maladie grave ou d’une nation en crise.
Il a rappelé les origines de l’institution, quand les fondateurs étaient sous pression, lorsque le missionnaire William McClure Thomson avait proposé pour la première fois l’idée d’un collège à Beyrouth en 1862, et quand Daniel Bliss, président fondateur de l’AUB, a porté cette vision à travers des années de troubles aux États-Unis comme au Levant pour lancer le Syrian Protestant College en 1866. Puis il a évoqué sa propre expérience de la pression au même âge, durant ses années à l’Université Emory.
Réfléchissant sur sa décennie en tant que président de l’AUB, M. Khuri a retracé les immenses défis auxquels le Liban et l’université ont été confrontés, mais il a insisté sur le fait que la pression avait aussi été un catalyseur de changement.
S’adressant à la communauté de l’université, il a conclu : « Alors que nous avançons ensemble dans cette nouvelle année académique, embrassons pleinement notre moment, qu’il soit calme ou chaotique, ordinaire ou extraordinaire. »

