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Dernières Infos - Frontière Libano-Syrienne

Des centaines de Syriens tentent de regagner leur pays dans des conditions difficiles

Depuis mercredi, plus de 350 voitures sont rassemblées côté libanais, en attendant de franchir le poste-frontière de Arida.

Des centaines de Syriens tentent de regagner leur pays dans des conditions difficiles

Des camions transportant des réfugiés syriens au poste-frontière d’Arida, à la frontière libano-syrienne. Photo Michel Hallak

Des centaines de réfugiés syriens, qui avaient fui leur pays après le déclenchement de la guerre civile en 2011, tentent de rentrer en profitant des mesures mises en place par la Sûreté générale libanaise pour ceux qui souhaitent partir avant le 30 septembre, a rapporté jeudi notre correspondant dans le Nord Michel Hallak.

Un retour qui se déroule dans des conditions rendues difficile par la lenteur du processus, notamment du côté syrien de la frontière. Des centaines de véhicules font ainsi la queue au poste-frontière de Arida, seul point de passage autorisé dans le Nord entre le Liban et la Syrie. Il a été provisoirement réhabilité par le ministère des Travaux publics et des Transports afin de sécuriser le transit entre les deux pays. Plusieurs postes-frontières, dont celui de Arida, avaient été détruits par des frappes israéliennes pendant et après la guerre de l’année dernière.

Pour mémoire

Travaux de réhabilitation de trois postes-frontières entre le Liban et la Syrie

Le 1er juillet, la Sûreté générale avait annoncé des facilités exceptionnelles aux réfugiés syriens et palestiniens souhaitant retourner en Syrie, en les exemptant des frais et amendes durant cette période. Après cette date, les lois et règlements relatifs aux résidents illégaux seraient strictement appliqués.

Depuis mercredi, plus de 350 voitures sont rassemblées côté libanais, en attendant de franchir la frontière. Mais de nombreuses familles se sont plaintes de la lenteur des opérations de contrôle et d’inspection du côté syrien, en particulier pour les petits camions qu’elles utilisent pour rentrer, le nombre d’inspecteurs syriens mobilisés étant limité. Face à cette situation, ces familles ont demandé aux autorités frontalières syriennes d’augmenter le nombre d’inspecteurs durant cette période afin de fluidifier le passage.

Selon certains parmi ceux qui tentaient de rentrer, les familles — comprenant des enfants, des femmes et des personnes âgées — ont été contraintes de passer la nuit côté libanais, dans leurs voitures, à la belle étoile ou dans des entrepôts, tandis que d’autres ont trouvé refuge dans les salles de la mosquée de Arida en attendant leur tour pour franchir la frontière.

Notre correspondant a également rapporté que des agents de la Sûreté générale libanaise avaient aidé un petit camion transportant une femme enceinte et ses enfants, compte tenu de son état de santé, en l’autorisant à passer avant les autres véhicules entrant en Syrie.

Le HCR et le gouvernement libanais ont lancé le 1er juillet le programme de « retour volontaire des réfugiés syriens ». Selon l'agence onusienne, 168 000 personnes ont été retirées de ses registres jusqu’à présent, en raison d’un « retour vérifié ou présumé ». Fin juillet, 17 000 personnes s’étaient déjà inscrites pour rentrer en Syrie, tandis que le gouvernement vise « entre 200 000 et 400 000 retours » d’ici la fin de l’année.

Des centaines de réfugiés syriens, qui avaient fui leur pays après le déclenchement de la guerre civile en 2011, tentent de rentrer en profitant des mesures mises en place par la Sûreté générale libanaise pour ceux qui souhaitent partir avant le 30 septembre, a rapporté jeudi notre correspondant dans le Nord Michel Hallak.Un retour qui se déroule dans des conditions rendues difficile par la lenteur du processus, notamment du côté syrien de la frontière. Des centaines de véhicules font ainsi la queue au poste-frontière de Arida, seul point de passage autorisé dans le Nord entre le Liban et la Syrie. Il a été provisoirement réhabilité par le ministère des Travaux publics et des Transports afin de sécuriser le transit entre les deux pays. Plusieurs postes-frontières, dont celui de Arida, avaient été détruits par...