Le ministre israélien des Finances, Bezalel Smotrich, a appelé jeudi le gouvernement à commencer à annexer la bande de Gaza si le groupe islamiste palestinien Hamas continuait de refuser de déposer les armes.
Cette figure d'extrême droite - opposée à la conclusion d'un accord avec le Hamas pour mettre fin à près de deux ans de guerre - a présenté son plan pour "gagner à Gaza avant la fin de l'année" lors d'une conférence de presse à Jérusalem.
Il préconise de donner un ultimatum au Hamas pour qu'il se rende, dépose les armes et libère les otages enlevés le 7-Octobre encore captifs dans le territoire palestinien.
Pendant la journée, des habitants de la localité de Dellafé (caza de Hasbaya) ont repoussé une force de la Finul qui était entrée dans la localité sans la présence de l’armée libanaise, selon notre correspondant au Liban-Sud.
Aoun salue la décision du Conseil de sécurité sur le renouvellement de la Finul
Le président Joseph Aoun a adressé ses remerciements aux quinze membres du Conseil de sécurité de l'ONU qui ont voté à l’unanimité en faveur de la prolongation « pour la dernière fois » du mandat de la Finul jusqu’au 31 décembre 2026.
Le chef de l'État libanais a particulièrement remercié la France, « porte-plume » de cette résolution 2790, pour « les efforts qu’elle a déployés », ainsi que les États-Unis pour « leur compréhension des conditions du Liban », de même que l’ensemble des autres membres pour « leurs observations constructives ayant permis l’adoption de cette décision ».
Par ailleurs, M. Aoun a appelé de ses vœux que les seize prochains mois du mandat de la Finul soient « une occasion de sauver la situation libanaise et de consolider la stabilité à nos frontières méridionales (...) ainsi que la souveraineté du Liban sur l’ensemble de son territoire ».
Le Premier ministre, Nawaf Salam, a contacté le ministre de la Défense nationale, le général Michel Menassa, pour lui « présenter ses condoléances après la mort des deux soldats tombés dans le Sud, exprimant la pleine solidarité du gouvernement avec l’institution militaire, son commandement, ses officiers, ses sous-officiers et ses soldats », selon un message publié sur X.
Le chef du gouvernement a affirmé que le Liban, en tant qu’État et en tant que peuple, « s’incline avec respect devant les sacrifices de ses héros, car l’armée est la soupape de sécurité, le rempart de la souveraineté et le soutien de l’unité nationale. »
Le président Joseph a présenté ses condoléances au commandant de l’armée à la suite de la mort d’un officier et d’un adjudant-chef lors de l’inspection d’un drone israélien qui s'est écrasé à Ras Naqoura, selon un message publié sur le compte X de la présidence.
« Une fois encore, l’armée paie de son sang le prix du maintien de la stabilité dans le Sud », a déclaré le chef de l'État.
Selon notre correspondant au Liban-Sud :
Les deux soldats tués sont le lieutenant Mohammad Ismaïl, du 5ᵉ régiment, et l’adjudant-chef Rifaat Touaïmi, également du 5ᵉ régiment.
Le sergent-chef Khalil Tarhini a, quant à lui, été blessé.
Le président du Parlement, Nabih Berry, a également adressé ses remerciements aux membres du Conseil de sécurité pour leur vote à l’unanimité en faveur du renouvellement du mandat des forces de la Finul.
Il a exprimé l’espoir que cette décision permette « d’atteindre un autre consensus international qui mette fin aux attaques israéliennes continues contre le Liban, la dernière en date ce soir, qui a causé la mort de deux soldats de l’armée libanaise et en a blessé un autre, un consensus qui obligerait Israël à appliquer la résolution 1701 et à respecter pleinement toutes les dispositions du cessez-le-feu ».
La Chine déplore le renouvellement limité de la Finul et critique implicitement les États-Unis
« Malheureusement, malgré les efforts constructifs et la flexibilité montrés par la France, le rédacteur de la résolution, et les autres membres du Conseil, la résolution 2790 représente le dernier renouvellement du mandat de la Finul, et ce à cause de l’insistance obstinée d’un membre permanent du Conseil », a déclaré, sans citer nommément les États-Unis, le représentant de la Chine au Conseil de sécurité, Geng Shuang.
« En effet, aucune mission de l’ONU ne doit exister de façon permanente, mais aucune mission ne doit se retirer à la hâte alors que la situation reste tendue. Sans aucun égard aux tensions sur le terrain, aux craintes légitimes du Liban et à l’avis de la vaste majorité des membres du Conseil, un membre permanent a suivi son propre chemin et a poussé pour la fermeture de la mission de la Finul, qui reste un élément indispensable à la stabilité de la région », a-t-il poursuivi.
⚡ Deux soldats de l’armée libanaise ont perdu la vie en tentant de neutraliser une bombe israélienne tombée près d’une pelleteuse dans la localité de Naqoura, selon notre correspondant Mountasser Abdallah.
Capture d'écran du direct diffusé sur UN Web TV
Le représentant du Liban au Conseil de sécurité, Ahmad Arafa, a remercié les membres du Conseil, dont la France, pour avoir prolongé une nouvelle fois le mandat de la FINUL, évoquant une « position juste ». Il a également adressé les remerciements du Liban aux membres de la FINUL, « surtout à ceux qui ont perdu la vie » pendant la mission.
Soulignant qu’il s’agit de la dernière extension, il a rappelé que « le Liban considère la FINUL comme essentielle pour maintenir la sécurité au Liban et dans la région, tant qu’il n’y aura pas de solution globale » pour régler la situation sécuritaire.
Il a critiqué les « attaques quotidiennes israéliennes » et le ciblage délibéré des civils, visant à « empêcher les habitants de retourner sur leurs terres ».
Il a également rappelé que le gouvernement nommé en début d’année par Nawaf Salam avait adopté d’importantes décisions pour aller de l’avant et a appelé au retrait total d’Israël du territoire libanais.
Pour sa part, le représentant israélien au Conseil de sécurité, Danny Danon, a évoqué « des centaines » de violations du cessez-le-feu par le Hezbollah, conclu fin novembre dernier, pour justifier ses propres actions. Il a également estimé que le renforcement de l’armée libanaise était nécessaire et que les engagements libanais de désarmement du parti chiite étaient insuffisants, celui-ci « se réarmant » en vue d’un « prochain conflit sanglant ».
« Les États-Unis saluent ce vote historique », a déclaré la représentante par intérim des États-Unis au Conseil de sécurité et ancienne ambassadrice américaine au Liban, Dorothy Shea. « C’est la dernière fois que nous voterons une extension de ce mandat », a-t-elle ajouté, avant d’assurer que les États-Unis soutiendront l’armée libanaise et le gouvernement dans leurs missions.
« Nous devons utiliser ce temps pour permettre au Liban de réussir et (…) permettre à Israël de se protéger », a-t-elle poursuivi, avant d’appeler à la pleine mise en œuvre de la résolution 1701 des Nations unies, adoptée à la suite de la guerre de 2006 entre le Hezbollah et Israël.
Le Premier ministre libanais Nawaf Salam a « salué la décision du Conseil de sécurité de prolonger le mandat de la FINUL jusqu’au 31 décembre 2026 » et « remercié tous les États membres pour leur engagement positif lors des négociations ».
« J’adresse mes remerciements particuliers à la France, porteuse de la plume (qui a rédigé la décision), pour ses efforts constructifs visant à assurer un consensus, ainsi qu’à tous les États amis au sein du Conseil qui ont fait preuve de compréhension à l’égard des préoccupations du Liban », a-t-il écrit dans un communiqué publié sur le compte X du Grand Sérail.
« Cette décision de renouvellement couvre une période d’un an et quatre mois, après quoi un retrait progressif et sûr de la FINUL commencera à la fin de 2026, sur une durée d’un an. Le Conseil demande également au Secrétaire général d’examiner les options possibles pour l’avenir de la mise en œuvre de la résolution 1701 après le retrait de la FINUL, y compris les moyens de soutien en matière de sécurité et de surveillance de la ligne bleue », a-t-il ajouté.
« La résolution renouvelle son appel à Israël pour qu’il retire ses forces des cinq sites qu’il occupe encore et souligne la nécessité d’étendre l’autorité de l’État sur l’ensemble de son territoire, conformément aux dispositions des résolutions internationales précédentes et aux accords de Taëf, afin qu’aucune force armée n’existe en dehors de l’État et qu’aucune autorité n’existe en dehors du gouvernement », a poursuivi le chef du gouvernement.
« Le Conseil exhorte également la communauté internationale à intensifier son soutien à l’armée libanaise, notamment en fournissant équipements, matériels et financements, afin d’assurer son déploiement efficace et durable. Enfin, la résolution réitère l’appel à activer le mécanisme prévu dans les arrangements de cessez-le-feu entre le Liban et Israël et à coopérer avec la FINUL pour garantir la mise en œuvre complète de ces dispositions », a-t-il conclu.
⚡ L'ONU prolonge « une dernière fois » le mandat de la Finul au Liban-Sud
Le Conseil de sécurité de l'ONU a décidé ce jeudi de prolonger « une dernière fois » le mandat de la Finul et de programmer son retrait en 2027, un départ réclamé par Israël et les États-Unis.
La résolution, élaborée par la délégation française et adoptée à l'unanimité, « décide de prolonger pour une dernière fois le mandat de la Finul (...) jusqu'au 31 décembre 2026 et de commencer une réduction et un retrait ordonnés et sûrs à partir du 31 décembre 2026 et dans un délai d'un an ».
La Finul avait été établie par le Conseil de sécurité en 1978, à la suite de la première offensive terrestre israélienne de grande envergure en territoire libanais.
L'Iran a promis une réponse à la décision, « injustifiée et illégale » selon lui, de Paris, Londres et Berlin, de déclencher jeudi le mécanisme permettant de réimposer les sanctions de l'ONU contre Téhéran pour non respect de ses engagements sur son programme nucléaire.
Photo Anwar Amro/AFP
Un Casque bleu de la Force intérimaire des Nations unies au Liban se tient aux côtés d’un canon d’artillerie sur une position fortifiée précédemment occupée par le Hezbollah, dans la vallée de Khraybé, au LIban-Sud, le 27 août 2025.
Selon notre correspondant Mountasser Abdallah, un hélicoptère israélien a largué deux bombes sonores sur une pelleteuse dans la localité de Yaaroun, dans le caza de Bint Jbeil.
Photo diffusée sur le compte X du ministre israélien de la Défense
La chaîne israélienne 12 a rapporté qu’Israël avait mené plus de dix frappes sur Sanaa, visant des maisons où se cachaient des dirigeants houthis de premier plan.
Plusieurs médias israéliens, dont The Jerusalem Post et Yedioth Ahronoth, ont indiqué que la radio de l’armée israélienne, citant des responsables sécuritaires, a précisé qu’« un grand nombre de hauts responsables houthis, qui se rassemblaient dans plusieurs objectifs à Sanaa, ont été frappés simultanément ».
Les médias israéliens ont également souligné que le ministre de la Défense israélien, Israel Katz, le chef d’état-major Eyal Zamir et le Premier ministre Benjamin Netanyahu ont suivi les frappes sur Sanaa.
« Quiconque posera la main sur Israël – sa main sera tranchée », a déclaré Israel Katz sur X, accompagnant son message d’une photo de lui et d’Eyal Zamir suivant l’attaque depuis une salle d'opérations.
Le chef des rebelles houthis au Yémen Abdel Malek al-Houthi a déclaré, dans un discours diffusé au moment même où les frappes israéliennes sur Sanaa ont eu lieu, que la décision du gouvernement libanais de désarmer la résistance était une « stupidité » et constituait un « effondrement moral » pour le pays.
Le discours a été diffusé sur le compte X d'Al-Masirah-TV, contrôlée par les rebelles.
L’armée israélienne a confirmé avoir mené des frappes sur Sanaa, selon un communiqué publié sur X par son porte-parole arabophone Avichay Adraee.
« L’aviation a récemment frappé avec précision un objectif militaire du régime houthi dans la région de Sanaa », pouvait-on lire, sans autres détails sur les cibles.
Al-Mayadeen fait état de dix frappes israéliennes sur Sanaa tandis qu’Al-Hadath indique que la Marine et l’Armée de l’air israéliennes ont participé à l’attaque.
Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a pris la parole pour commenter les derniers développements à Gaza, affirmant que les civils font face à « une nouvelle escalade meurtrière » avec les premières étapes d’Israël pour s’emparer de Gaza-ville, rapporte Al-Jazeera.
« L’expansion des opérations militaires à Gaza-ville aura des conséquences dévastatrices », a déclaré Antonio Guterres. « Des centaines de milliers de civils déjà épuisés et traumatisés seront contraints de fuir à nouveau, exposant encore plus leurs familles à un danger accru. Cela doit cesser », a-t-il ajouté.
Une nouvelle attaque israélienne a visé la capitale yéménite, Sanaa, a rapporté jeudi la chaîne Al Masirah, contrôlée par les houthis, selon Reuters.
Dimanche, l’armée israélienne avait annoncé avoir bombardé plusieurs sites dans et autour de Saana, sous contrôle des rebelles houthis, faisant au moins deux morts et 35 blessés.
Affirmant agir en solidarité avec les Palestiniens de Gaza, en proie à la guerre entre Israël et le Hamas, les houthis lancent régulièrement des attaques aux missiles et drones en direction du territoire israélien, mais la plupart sont interceptés.
La Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne entameront le processus de réimposition des sanctions de l’ONU contre l’Iran au Conseil de sécurité jeudi, ont indiqué deux diplomates européens, rapporte Reuters.
Le trio, connu sous le nom de « E3 », a rencontré l’Iran mardi afin de tenter de relancer la diplomatie sur le programme nucléaire avant de perdre, à la mi-octobre, la possibilité de rétablir les sanctions contre Téhéran qui avaient été levées dans le cadre de l’accord nucléaire de 2015 avec les grandes puissances.
Ces pourparlers n’ont pas permis d’obtenir des engagements suffisamment concrets de la part de l’Iran. Les E3 ont désormais décidé de déclencher le « snapback » des sanctions de l’ONU, en raison d’accusations selon lesquelles l’Iran aurait violé l’accord de 2015 visant à l’empêcher de développer une arme nucléaire, ont précisé les diplomates.
Un responsable israélien a déclaré à Al-Arabiya, à la suite de l’opération aéroportée israélienne menée dans la nuit de mercredi à jeudi dans la région de Damas, qu’elle était « très nécessaire pour la sécurité d’Israël ».
« Nous avons suivi la trace de ceux qui les avaient déplacés, atteint les lieux où ils étaient cachés et nous les avons récupérés », a-t-il affirmé, ajoutant que les équipements « turcs » ciblés étaient présents sur des sites syriens depuis plus de dix ans.
« Nous avons averti l’administration du président syrien Ahmad el-Chareh de ne pas jouer avec le feu et de ne pas obéir aux ordres de la Turquie », a ajouté le responsable israélien, selon le média. Il a aussi estimé que « la Turquie tente de se rapprocher d’Israël plus qu’elle ne le devrait », concluant qu’Israël avait prévenu la nouvelle administration syrienne « de ne pas tester sa patience ni les limites de ses opérations ».
Le ministère palestinien de la Santé de Gaza a indiqué que 71 personnes avaient été tuées au cours des dernières 24 heures dans des attaques israéliennes sur l’enclave, dont 22 alors qu’elles attendaient de l’aide.
Il a également signalé que quatre personnes étaient mortes de faim et de malnutrition au cours des dernières 24 heures, dont deux enfants, portant à 317 – dont 121 enfants – le nombre de ces décès depuis le début de la guerre.
Selon la même source, depuis le début du conflit, 62 966 personnes ont été tuées et 159 266 blessées par Israël dans la bande de Gaza.
La Fondation humanitaire de Gaza dit qu'il n'y a « aucune preuve » de disparitions forcées dans ses centres d’aide
La Fondation humanitaire de Gaza (GHF) a déclaré qu'il n'y avait « aucune preuve de disparitions forcées » dans ses sites d'aide dans les territoires palestiniens, après que des experts de l'ONU ont fait état d'informations sur de telles exactions. « Nous opérons dans une zone de guerre où de graves allégations pèsent contre toutes les parties opérant en dehors de nos sites. Mais à l'intérieur des installations de la GHF, il n'y a aucune preuve de disparitions forcées », a déclaré la GHF dans un communiqué à l’AFP.
Des experts des droits de l'homme de l'ONU avaient déclaré plus tôt avoir reçu des informations selon lesquelles plusieurs personnes, dont un enfant, avaient « disparu de force » après s'être rendues sur des sites de distribution d'aide à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza.
L'armée israélienne a de son côté dit avoir mené des frappes aériennes sur des « infrastructures terroristes » du Hezbollah et une rampe de lancement de roquettes, selon un message posté sur X par son porte-parole arabophone Avichay Adraee.
Selon notre correspondant dans le Sud, les raids israéliens se sont abattus dans les zones suivantes, situées dans le caza de Jezzine, au nord du Litani :
— Deux frappes sur Jarmak–Aïchiyé.
— Cinq frappes sur la périphérie de Mahmoudiyé.
— Une frappe sur la vallée de Berghoz.
Des drones survolent en outre Jabal Rihane, dans la même région.
⚡ Série de frappes israéliennes sur le Liban-Sud
L'aviation israélienne a mené une série de frappes sur le Liban-Sud, rapporte notre correspondant Mountasser Abdallah. Ces bombardements ont ciblé les environs de Mahmoudiyé et Aïchiyé, les abords du fleuve Khardali et la vallée de Berghoz.
Des avions de chasse israéliens continuent de survoler à basse altitude dans le Liban-Sud.
Gaza : des experts de l'ONU dénoncent des « disparitions forcées » sur des sites d'aide
Des experts des droits de l'homme de l'ONU ont qualifié de « crime odieux » des informations faisant état de « disparitions forcées » de Palestiniens affamés en quête de nourriture dans des sites de distribution gérés par la Fondation Humanitaire de Gaza. Les sept experts indépendants ont assuré dans une déclaration commune avoir reçu des informations selon lesquelles plusieurs individus, dont un enfant, avaient disparu après avoir visité des sites de distribution d'aide à Rafah.
L'armée israélienne était, selon les informations, « directement impliquée dans les disparitions forcées de personnes cherchant de l'aide », ont-ils ajouté.
Famine : Gaza au « point de rupture », selon une responsable de l'ONU sur place
La bande de Gaza, où sévit selon l'ONU une famine, est arrivée à un « point de rupture », a déclaré la cheffe du Programme alimentaire mondial (PAM), Cindy McCain, après une visite sur place.
« J'ai rencontré des enfants qui meurent de faim recevant des traitements pour malnutrition grave, et j'ai vu des photos d'eux quand ils étaient en bonne santé. Ils sont méconnaissables », a affirmé la cheffe de cette agence de l'ONU basée à Rome, citée dans un communiqué. « Le désespoir est à son comble et j'en ai été le témoin direct », a-t-elle ajouté.
Ces déclarations interviennent alors qu'Israël a intensifié mercredi ses opérations autour de la ville de Gaza malgré la pression internationale pour mettre fin à son offensive, dénonçant les accusations de famine de l'ONU comme « fabriquées de toutes pièces ».
Le Fateh a rendu ses armes depuis trois camps des environs de Tyr, au Liban-Sud
Des combattants du mouvement Fateh de trois camps de la périphérie de Tyr, au Liban-Sud, ont commencé à remettre leurs armes à l’armée libanaise depuis à l'aube, selon des sources palestiniennes citées par notre correspondant Mountasser Abdallah. Ces armes, contenues dans huit camions, ont été remises dans les camps de Rachidiyé, Bourj el-Chemali et el-Bass, tous situés au sud du Litani.
Selon le commandant des Forces de sécurité nationale palestiniennes, Sobhi Abou Arab, contacté par L'Orient-le Jour, une telle opération avait déjà eu lieu il y a deux jours à Rachidiyé, de nuit pour plus de discrétion. Ce responsable a ajouté que six camionnettes, se sont rassemblées ce matin à l’entrée du camp pour procéder à cette opération. Deux autres chargements ont été remis par les combattants dans les deux autres camps. Ces cargaisons contenaient notamment des missiles, des mines, des obus d'artillerie de différents calibres, des munitions, des grenades et des armes anti-aériennes, et représentent la totalité des armes du Fateh présentes dans les camps.
Liban-Sud : des combattants du Fateh remettent leurs armes à l'armée libanaise à l'entrée du camp de Rachidiyé
Selon des sources palestiniennes dans le camp de Rachidiyé, citées par notre correspondant Mountasser Abdallah, le mouvement Fateh a commencé à remettre des armes à l’armée libanaise depuis l’aube.
Une de ces sources souligne qu'une telle opération avait déjà eu lieu il y a deux jours, de nuit pour plus de discrétion. Cette source ajoute que six camionnettes se sont rassemblées ce matin à l’entrée du camp pour procéder à cette opération.
Le jeudi 21 août au soir, des combattants palestiniens avaient déjà remis des armes à l'armée libanaise dans le camp de Bourj el-Brajné, dans la banlieue sud de Beyrouth, dans le cadre du plan de désarmement des milices, dont les factions palestiniennes, qui avaient été approuvé il y a plusieurs mois par le gouvernement, en accord avec l'Autorité palestinienne. Le début de cette opération, initialement prévu en juin, avait toutefois été reporté en raison de la guerre de 12 jours entre l'Iran et Israël. Le gouvernement s'est en outre engagé à désarmer le Hezbollah, ce que le parti chiite refuse catégoriquement.
Selon des images obtenues par CNN, l'armée israélienne a mené trois frappes sur l'hôpital Nasser de Khan Younès lundi
De nouvelles images vidéo révèlent que la deuxième frappe de l’armée israélienne sur l’hôpital Nasser de Khan Younès, lundi, était en réalité composée de deux frappes consécutives, a rapporté CNN jeudi. Ces frappes ont tué une vingtaine de personnes, dont cinq journalistes et des secouristes.
Ces frappes de l’armée israélienne contre l’hôpital ont utilisée une tactique appelée le « double tap », consistant à tirer deux frappes en succession rapide, et la deuxième frappe de ce « double tap » semble également avoir été composée de deux tirs distincts.
Ce sont ces deux dernières frappes, qui ont touché un groupe de secouristes et d’autres journalistes arrivés sur les lieux après la première frappe, qui ont causé le plus grand nombre de victimes, selon les informations de CNN.
Liban-Sud : tirs israéliens sur la périphérie de Kfarchouba
L'armée israélienne a tiré à la mitrailleuse sur la périphérie de Kfarchouba au Liban-Sud, depuis le site de Roueissat el-Alam, sur les hauteurs contestées de Kfarchouba, rapporte notre correspondant local Mountasser Abdallah. Ces tirs n'ont pas fait de blessés, selon les premières informations disponibles.
Vote attendu au Conseil de sécurité sur une dernière prolongation du mandat de la Finul avant son retrait
Le Conseil de sécurité de l'ONU doit se prononcer à 10h30 heure de New York, 17h30 au Liban, sur une ultime prolongation du mandat de la force de maintien de la paix dans le sud du Liban (Finul) et son retrait en 2027.
Quelque 10.800 Casques bleus font tampon entre Israël et le Liban depuis mars 1978, mais le renouvellement habituel de leur mandat, qui expire dimanche, se heurte cette année à l'hostilité d'Israël et de son allié américain qui souhaitent leur départ.
Soutenue par Beyrouth, la France, chargée de ce dossier au Conseil de sécurité, avait dans un premier temps envisagé une extension d'un an, évoquant simplement l' « intention » de travailler à un retrait de la Finul. Mais face au risque d'un veto américain, après plusieurs versions et un report du vote, le dernier projet de résolution vue par l'AFP programme sans équivoque la fin de la mission dans 16 mois.
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Assaut terrestre israélien contre un site près de Damas
Les troupes terrestres israéliennes ont mené hier soir une opération contre un site près de Damas qui avait été auparavant bombardé, ont rapporté les médias d'État syriens. L'aviation israélienne avait frappé mardi ce site près de Kesweh, dans la banlieue de Damas, tuant au moins huit soldats syriens selon le ministère des Affaires étrangères syrien. Il avait été bombardé à nouveau mercredi, selon la télévision d'État.
À la suite de la deuxième attaque mercredi, des troupes israéliennes ont été acheminées par les airs dans la zone pour une opération, « dont les détails ne sont pas encore connus, alors que les vols de reconnaissance intensifs se poursuivent », a rapporté l'agence de presse officielle Sana.
Plus de détails ici.
Bonjour et bienvenue dans notre couverture en direct des événements au Moyen-Orient : à Gaza, où l’armée israélienne continue son offensive sanglante et se prépare à occuper la ville principale ; au Liban, où l'État hébreu poursuit ses bombardements et frappes ciblées, ainsi qu'en Iran et en Syrie.
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