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Une délégation du Hezbollah rencontre l’ancien Premier ministre Hassane Diab


Une délégation du Hezbollah rencontre l’ancien Premier ministre Hassane Diab

L’ancien Premier ministre Hassane Diab. Photo de l'Agence nationale d'Information.

L’ancien Premier ministre Hassane Diab a rencontré mercredi une délégation du Hezbollah, venue s'opposer au plan de désarmement du parti, alors que l'armée libanaise devrait le présenter au gouvernement le 2 septembre, conformément aux décisions des Conseils des ministres des 5 et 7 août derniers.

La délégation du Hezbollah comprenait l’ancien ministre Mohammad Fneich, le vice-président du conseil politique du Hezbollah, Mahmoud Comati, et le député Ihab Hamadé, membre du bloc parlementaire du parti chiite, rapporte la chaîne du Hezbollah al-Manar. 

La réunion a porté sur « la récente décision du gouvernement, qui contredit la charte nationale », a déclaré Mohammad Fneich lors d'une conférence de presse tenue suite à la réunion. Selon lui, elle a été prise « sous pression extérieure », notamment américaine, et a conduit à une « crise persistante » au Liban. Il a souligné par ailleurs que, par ces rencontres, appelées à se poursuivre, le Hezbollah cherchait à clarifier sa position et à œuvrer en vue d'annuler la décision du Conseil des ministres.

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L’ancien ministre du Hezbollah a également rejeté toute idée d’un rôle « positif » de Washington au Liban, qualifiant de telles affirmations de « non-sens ». Selon lui, les États-Unis ne sont pas un médiateur neutre mais « sont plus sionistes que ceux qui commettent des crimes en Palestine, à Gaza et dans le Sud du Liban ». Il a expliqué que, bien que les États-Unis aient parrainé l’accord de cessez-le-feu au Liban, entré en vigueur le 27 novembre 2024 après treize mois de guerre entre le parti chiite et Israël, qui ont considérablement affaibli le Hezbollah, ils étaient revenus ensuite sur leurs engagements, alors que la « résistance », avec l’aval du gouvernement et de l’armée libanaise, avait « respecté » l’accord. 

M. Fneich a ajouté que « la pression américaine a contribué à attiser des divisions internes et a plongé le pays dans la crise, en tentant de rejeter la faute sur les factions libanaises tout en disculpant Israël de ses responsabilités ». Il a appelé le gouvernement libanais à « corriger sa décision erronée et à résister à la pression extérieure américaine qui ne sert pas les intérêts du Liban », insistant sur l’importance d’une position nationale unifiée qui préserve l’unité libanaise et empêche les divisions alimentées par les ingérences étrangères.

L’armée israélienne continue d’occuper au moins cinq points au Liban-Sud, et poursuit presque quotidiennement ses frappes, surtout au Liban-Sud. Alors que la délégation américaine, en visite mardi au Liban et menée par l'émissaire Tom Barrack, après un passage à Tel-Aviv, a expliqué qu'il n'y aurait pas de retrait israélien du Liban-Sud avant le désarmement complet du Hezbollah, le parti chiite conditionne toute discussion sur son arsenal à l’arrêt des frappes israéliennes et au retrait des troupes de l'État hébreu. 

L’ancien Premier ministre Hassane Diab a rencontré mercredi une délégation du Hezbollah, venue s'opposer au plan de désarmement du parti, alors que l'armée libanaise devrait le présenter au gouvernement le 2 septembre, conformément aux décisions des Conseils des ministres des 5 et 7 août derniers.La délégation du Hezbollah comprenait l’ancien ministre Mohammad Fneich, le vice-président du conseil politique du Hezbollah, Mahmoud Comati, et le député Ihab Hamadé, membre du bloc parlementaire du parti chiite, rapporte la chaîne du Hezbollah al-Manar. La réunion a porté sur « la récente décision du gouvernement, qui contredit la charte nationale », a déclaré Mohammad Fneich lors d'une conférence de presse tenue suite à la réunion. Selon lui, elle a été prise « sous pression extérieure »,...