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Désarmement : report du sit-in des « travailleurs » d'Amal et du Hezbollah prévu mercredi


Désarmement :  report du sit-in des « travailleurs » d'Amal et du Hezbollah prévu mercredi

Un homme brandissant le drapeau du Hezbollah fait le signe de la victoire, le 27 novembre 2024 sur l’autoroute menant au Liban-Sud, au premier jour du cessez-le-feu avec Israël. Photo Matthieu Karam/L’Orient-Le Jour

La manifestation qui avait été annoncée plus tôt lundi par les centrales des travailleurs du tandem chiite Amal-Hezbollah, pour protester contre la décision du gouvernement de récupérer le monopole des armes, a été reporté sine die, ont annoncé les deux partis. Le tandem chiite souligne que cette décision « part de la responsabilité nationale qu’impose la conjoncture actuelle. Elle répond aux souhaits des autorités nationales qui veulent unifier les positions et préserver la stabilité et vise à permettre un dialogue approfondi et constructif. » Les deux partis soulignent toutefois que la défense de leur cause « n'a, elle, pas été reportée » et qu'ils restent déterminés à « défendre la souveraineté du Liban, sa dignité, sa résistance et ses armes. »

Peu avant cette annonce, la Confédération générale des travailleurs libanais avait affirmé à la chaîne locale LBCI qu' « aucun mouvement de contestation n'est prévu mercredi ».

Les bureaux des travailleurs du Hezbollah et du mouvement Amal avaient appelé à cette manifestation mercredi à 17h30 dans le centre-ville de Beyrouth contre les décisions prises début août par le gouvernement de Nawaf Salam concernant notamment le désarmement des milices, sous le slogan « Jamais sous l'humiliation ». Dans un communiqué conjoint, ils avaient appelé les « travailleurs, producteurs et syndicalistes » à ce sit-in sur la place Riad el-Solh, face au Sérail, siège du cabinet. Selon le texte, les décisions prises les 5 et 7 août par le gouvernement « vont à l'encontre de l'intérêt national supérieur et du Pacte national ». Le tandem chiite avait affirmé dans ce cadre que la résistance a « le droit de défendre le territoire national et de le libérer de l'occupation israélienne. » Soulignant que la patience de ces deux formations a « atteint ses limites », il avait appelé à un « rassemblement national pour refuser la soumission et la capitulation ». « Cette mobilisation est une affirmation de notre droit à conserver nos armes, qui ont prouvé leur capacité à briser la puissance de nos ennemis », ajoutait le texte.

Depuis que le gouvernement a mandaté le 5 août l'armée libanaise pour préparer avant la fin de l'année un plan en vue de désarmer tous les groupes armés, Hezbollah en tête, les partisans du tandem chiite critiquent à tout va le cabinet de Nawaf Salam et agitent les menaces de troubles sur la scène locale. Vendredi dernier, le chef du Hezbollah Naïm Kassem avait multiplié ces avertissements, déclarant que le parti pro-iranien était prêt à une « confrontation » si un désarmement devait lui être imposé. Deux jours après la décision de mandater l'armée pour préparer le plan de désarmement, le gouvernement avait approuvé la « feuille de route » de l'émissaire américain Tom Barrack, qui prévoit une série de mesures permettant de faire respecter les modalités de la trêve entrée en vigueur le 27 novembre 2024 après 13 mois de guerre entre le Hezbollah et Israël. Ce « plan Barrack », sur lequel l'envoyé US doit fournir des réponses israéliennes en début de semaine lors d'une nouvelle visite à Beyrouth, prévoit le désarmement des milices, mais également des discussions avec la Syrie sur le tracé de la frontière, ainsi qu'un ensemble de réformes.

La manifestation qui avait été annoncée plus tôt lundi par les centrales des travailleurs du tandem chiite Amal-Hezbollah, pour protester contre la décision du gouvernement de récupérer le monopole des armes, a été reporté sine die, ont annoncé les deux partis. Le tandem chiite souligne que cette décision « part de la responsabilité nationale qu’impose la conjoncture actuelle. Elle répond aux souhaits des autorités nationales qui veulent unifier les positions et préserver la stabilité et vise à permettre un dialogue approfondi et constructif. » Les deux partis soulignent toutefois que la défense de leur cause « n'a, elle, pas été reportée » et qu'ils restent déterminés à « défendre la souveraineté du Liban, sa dignité, sa résistance et ses armes. »Peu avant cette annonce, la Confédération générale...