Des comprimés de captagon. Photo d'illustration AFP
Les Forces de sécurité intérieure ont saisi à l'Aéroport international de Beyrouth 20 kg de pilules de captagon dans les bagages de quatre ressortissants turcs qui se dirigeaient vers le Koweït, a rapporté vendredi soir l’Agence nationale d’information (ANI, officielle).
Le ministre de l’Intérieur, Ahmad Hajjar, a salué la saisie et l’arrestation des quatre ressortissants turcs « alors qu’ils quittaient Beyrouth pour le Koweït via le salon d’honneur de l’aéroport ». Il a précisé que les pilules de captagon étaient dissimulées « dans des ceintures enroulées autour de leur corps » et qu'une enquête a été ouverte. Le ministère de l’Intérieur a par ailleurs réaffirmé « son engagement total dans la lutte contre la contrebande de drogues », soulignant que « ce dossier figure parmi ses priorités ».
L’armée libanaise avait annoncé dernièrement le démantèlement d'une importante usine de fabrication de pilules de captagon à Yammouné, dans la région de Baalbeck (Békaa), « l’une des plus grandes usines saisies à ce jour ».
Le captagon est une drogue de synthèse bon marché, jadis produite dans des usines artisanales en Syrie principalement sous le régime de Bachar el-Assad, déchu depuis. Des fabriques artisanales s’étaient également multipliées le long de la frontière syro-libanaise dont certaines demeurent en activité. Le Hezbollah, qui s'était allié à l'ancien régime durant la guerre civile syrienne serait impliqué dans plusieurs de ces filières, de même que des clans chiites libanais présents notamment dans la région du Hermel.


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