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Dernières Infos - Arménie-Azerbaïdjan

Le président iranien appelle à laisser les frontières « inchangées » dans le Caucase

Des soldats azerbaïdjanais régulent la circulation des réfugiés quittant le Haut-Karabakh pour l'Arménie via le corridor de Latchine, en septembre 2023. Photo AFP.

Le président iranien, Massoud Pezeshkian, a appelé mardi depuis l'Arménie voisine à laisser les frontières dans le Caucase « inchangées », face au projet d'un corridor pour relier l'Azerbaïdjan à son enclave du Nakhitchevan via le territoire arménien.

L’Arménie et l'Azerbaïdjan, deux ex-républiques soviétiques du Caucase, se sont livré deux guerres au sujet de leur frontière et du statut des enclaves ethniques situées sur leurs territoires respectifs. Elles se sont engagées le 9 août à Washington à cesser leur conflit territorial, sous médiation du président américain Donald Trump. 

Le projet d'accord conclu entre Bakou et Erevan prévoit notamment la création d'une zone de transit traversant l'Arménie pour relier l'Azerbaïdjan à son enclave du Nakhitchevan - frontalière de l'Iran, qui s'oppose à cette mesure.

L'Iran craint que la création de cette zone où les États-Unis pourront développer des activités économiques, ne coupe le pays du Caucase et apporte une présence étrangère à sa frontière.

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« Nous soutenons les pourparlers de paix entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan », a déclaré mardi M. Pezeshkian, à l'issue d'une rencontre avec le Premier ministre arménien Nikol Pachinian à Erevan.

Mais « la position de l'Iran est que les frontières dans le Caucase doivent rester inchangées », a-t-il souligné. « Confier le règlement des problèmes régionaux aux puissances qui se trouvent en dehors de la région ne fera que compliquer davantage la situation », a estimé le président iranien.

Pour sa part, Nikol Pachinian a affirmé que la sécurité du corridor reliant l'Azerbaïdjan à Nakhitchevan serait assurée « par l'Arménie et non pas par un pays tiers ». « Pour l'Arménie, comme pour l'Iran l'inviolabilité des frontières entre nos pays a une importance vitale », a-t-il ajouté.

Le conflit territorial entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan concerne notamment le Karabakh, une enclave montagneuse qui a été au centre de deux guerres, l'une à la chute de l'URSS et l'autre en 2020. L’Azerbaïdjan l'a finalement repris aux séparatistes arméniens à l'issue d'une offensive éclair en 2023.

Bakou et Erevan tentent depuis des mois de s'entendre sur un accord de paix. L’Azerbaïdjan avait présenté une liste d'exigences à l'Arménie, dont l'ajout d'amendements à la Constitution incluant l'abandon de toute revendication territoriale sur le Karabakh.


Le président iranien, Massoud Pezeshkian, a appelé mardi depuis l'Arménie voisine à laisser les frontières dans le Caucase « inchangées », face au projet d'un corridor pour relier l'Azerbaïdjan à son enclave du Nakhitchevan via le territoire arménien.
L’Arménie et l'Azerbaïdjan, deux ex-républiques soviétiques du Caucase, se sont livré deux guerres au sujet de leur frontière et du statut des enclaves ethniques situées sur leurs territoires respectifs. Elles se sont engagées le 9 août à Washington à cesser leur conflit territorial, sous médiation du président américain Donald Trump. 
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