Rechercher
Rechercher

Politique - Syrie

Critiqué lors d'une manifestation à Soueida, Walid Joumblatt soutenu par des figures druzes au Liban

Une source au sein du PSP explique à « L’Orient-Le Jour » que l'ex-chef du parti s’est toujours opposé au « projet israélien d’ingérence au sein de la communauté druze de Soueida ».

Critiqué lors d'une manifestation à Soueida, Walid Joumblatt soutenu par des figures druzes au Liban

Le leader druze Walid Joumblatt prononçant un discours en 2023 à Moukhtara. Joseph Eid/Photo d'archives AFP

Du cheikh Akl, Sami Abi el-Mona, au député Waël Bou Faour, en passant par l’Union des municipalités du Haut-Metn (caza de Baabda), un front de soutien s’est formé autour du leader druze Walid Joumblatt, ciblé par des commentaires sur les réseaux sociaux et critiqué lors d'une manifestation organisée samedi dans la province syrienne à majorité druze de Soueida pour dénoncer les violences intercommunautaires de juillet et revendiquer l’autodétermination. Selon le journal libanais an-Nahar, des protestataires auraient traité le leader libanais druze de « traître », lors d'un rassemblement le 16 août.

Située dans le sud de la Syrie, Soueida a été le théâtre d'affrontements meurtriers entre factions druzes et combattants sunnites bédouins qui auraient été soutenus par des forces gouvernementales, selon plusieurs témoignages et l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Selon l'OSDH, les violences ont fait environ 1 600 morts, majoritairement des civils druzes.

Premier chef politique libanais à s'être rendu à Damas pour rencontrer le nouveau président par intérim Ahmad el-Chareh, après la chute du régime Assad en décembre 2024, Walid Joumblatt a toujours plaidé pour un dialogue entre toutes les composantes syriennes, et continue d'afficher son soutien aux nouvelles autorités islamistes, rejetant tout rapprochement avec Israël qui affirme tendre la main aux druzes syriens. Des positions qui irritent certains milieux druzes syriens qui s'opposent aux nouvelles autorités et plaident pour une coopération avec l'État hébreu. Au sein de la communauté druze libanaise, les positions de M. Joumblatt ne font pas l'unanimité.

Drapeaux israéliens à Soueida

Samedi, certains manifestants syriens avaient brandi des drapeaux druzes, mais aussi israéliens, alors que l'État hébreu, qui abrite une importante communauté druze, avait bombardé des positions gouvernementales lors des affrontements, affirmant vouloir protéger la minorité. Contactée par L’Orient-Le Jour, une source au sein du Parti socialiste progressiste (PSP) a souligné que le leader de Moukhtara s’est toujours opposé au « projet israélien d’ingérence au sein de la communauté druze de Soueida ».

Lire aussi

Après Soueida, le leadership de Walid Joumblatt face à ses limites ?

Signe des tensions, une vidéo qui avait été publiée en ligne en décembre 2024, dans laquelle l’ancien chef du PSP appelle les druzes à « revenir à l’islam, leur origine », a refait surface le week-end dernier sur les réseaux sociaux, provoquant une série de commentaires hostiles à Walid Joumblatt, certains allant jusqu’à le qualifier de « traître ». « (...) Pourquoi tu te mêles des affaires des druzes ? Ton jeu est terminé, et tes discours sur les complots n’effraient plus personne. Le seul et dernier complot contre les druzes, c’est toi », s'insurge un internaute. « Walid Joumblatt le traître : Attendez-vous à ce qu’il accuse de trahison tous ceux qui ont brisé le silence et se sont dressés contre lui », renchérit un autre. M. Joumblatt « constitue une menace pour les druzes du Liban. Il est désormais démasqué et a chuté moralement, politiquement et en tant que leader. Son rôle est terminé (...) n’essayez pas de le sauver », estime un autre sur le réseau X.

« Ceux qui ont osé s’en prendre à Walid Joumblatt ne sont qu’une minorité »

Face à ces réactions, le cheikh Akl druze au Liban, Sami Abi el-Mona, réputé proche de Walid Joumblatt, a expliqué dimanche dans un communiqué repris par la presse que « nos positions sont bien loin de trahir notre histoire et notre identité ». Il a estimé que « le devoir religieux, national et panarabe impose aux sages de Soueida de s’opposer au projet visant à déraciner l’identité arabe et islamique des druzes », en allusion aux positions israéliennes. Cependant, pour le dignitaire druze, « le nouvel État (syrien) n’a pas prouvé sa capacité à protéger son peuple et préserver sa diversité ». Et de conclure : « Le Jabal el-Arab (région druze dans la province de Soueida en Syrie) comme le Mont-Liban, est riche de son histoire et de son patrimoine national, et n’acceptera pour religion que l’islam. »

Volant au secours de Walid Joumblatt, l'Union des municipalités du Haut-Metn a dénoncé une « campagne de diffamation orchestrée par certains opportunistes (...) pour promouvoir des projets de séparation et d’isolement ». Elle estime que la position du leader druze s’inscrit « dans la continuité de l’attachement historique arabe et islamique de la communauté druze. Les druzes n’ont jamais été les gardes-frontières de quiconque ».

Quant au député joumblattiste Waël Bou Faour, il affirme que « ceux qui ont osé s’en prendre à Walid Joumblatt (...) ne sont qu’une minorité qui a vendu sa voix, s’est drapée du drapeau israélien et a renié l’héritage historique de la montagne ».

Du cheikh Akl, Sami Abi el-Mona, au député Waël Bou Faour, en passant par l’Union des municipalités du Haut-Metn (caza de Baabda), un front de soutien s’est formé autour du leader druze Walid Joumblatt, ciblé par des commentaires sur les réseaux sociaux et critiqué lors d'une manifestation organisée samedi dans la province syrienne à majorité druze de Soueida pour dénoncer les violences intercommunautaires de juillet et revendiquer l’autodétermination. Selon le journal libanais an-Nahar, des protestataires auraient traité le leader libanais druze de « traître », lors d'un rassemblement le 16 août.Située dans le sud de la Syrie, Soueida a été le théâtre d'affrontements meurtriers entre factions druzes et combattants sunnites bédouins qui auraient été soutenus par des forces gouvernementales,...
commentaires (1)

Quand Hezbollah massacrait les Sunnites pour la cause Alaouite il fallait pas critiquer cher ami !

Adnan

08 h 51, le 20 août 2025

Commenter Tous les commentaires

Commentaires (1)

  • Quand Hezbollah massacrait les Sunnites pour la cause Alaouite il fallait pas critiquer cher ami !

    Adnan

    08 h 51, le 20 août 2025

Retour en haut