Le député de Tripoli Achraf Rifi. ANI
Le député sunnite de Tripoli Achraf Rifi a menacé de recourir à la rue face au Hezbollah, si la formation chiite décide de confronter la scène interne libanaise, dans des déclarations à la chaîne MTV. « Je mets Naïm Kassem en garde face à un choix insensé dont il paiera le prix. Nous t'affronterons dans la rue si nous devons nous défendre et nous en sommes capables », a déclaré M. Rifi, qui a appelé « à couper les relations avec l'Iran ».
Vendredi dernier, le secrétaire général du Hezbollah Naïm Kassem, avait multiplié les menaces contre le gouvernement de Nawaf Salam et la présidence de Joseph Aoun, affirmant que sa formation était prête à l'affrontement si le désarmement lui était imposé. Ces propos lui ont valu de nombreuses critiques de la part de plusieurs responsables politiques. Tempérant les propos de Kassem, le vice-président du conseil politique du Hezbollah, Mahmoud Comati, a affirmé samedi que son parti n'est pas « dans une confrontation interne libanaise », mais que « les armes de la résistance ne peuvent être remises en temps d’occupation ».
Le gouvernement Salam a adopté début août la feuille de route de l'émissaire américain Tom Barrack, prévoyant le désarmement des groupes armés, Hezbollah en tête, avant la fin de l'année. L'armée israélienne, elle, continue d'occuper cinq collines au Liban-Sud et mène des frappes quasi-quotidiennes dans le pays, malgré le cessez-le-feu entré en vigueur le 27 novembre 2024 entre le parti chiite pro-iranien et Israël.


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