Le ministre israélien des Finances d'extrême droite, Bezalel Smotrich, tient une carte d'une zone proche de la colonie de Maale Adumim, un corridor terrestre connu sous le nom de E1, à l'extérieur de Jérusalem, en Cisjordanie occupée, le 14 août 2025, après une conférence de presse sur place. Photo AFP/ MENAHEM KAHANA
La France a appelé samedi Israël « à abandonner (son) projet » de construire 3.400 logements en Cisjordanie, qui « constitue une violation grave du droit international », a indiqué le ministère des Affaires étrangères.
« La France condamne avec la plus grande fermeté la décision des autorités israéliennes de valider le projet de colonie E1 qui prévoit la construction de plus de 3.000 logements à l'est de Jérusalem », a indiqué un porte-parole du ministère.
Le ministre israélien des Finances, Bezalel Smotrich (extrême droite), a appelé jeudi à accélérer un projet clé de construction de 3.400 logements en Cisjordanie et à annexer ce territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967, en riposte aux annonces de plusieurs pays de reconnaître un Etat de Palestine.
Face à la poursuite de l'offensive israélienne dans la bande de Gaza et du désastre humanitaire dans ce territoire palestinien, plusieurs pays parmi lesquels la France, le Royaume-Uni et le Canada ont dit envisager de reconnaître un Etat de Palestine, à l'occasion de l'Assemblée générale de l'ONU en septembre.
La réalisation de ce projet de colonie « couperait en deux la Cisjordanie et porterait gravement atteinte à la solution des deux Etats, seule à même de garantir une paix et une sécurité durables aux Israéliens et aux Palestiniens », estime pour sa part Paris.
La France souligne « demeurer mobilisée aux côtés de ses partenaires européens pour accroître la pression sur Israël, afin de mettre fin à la colonisation, y compris par le biais de nouvelles sanctions contre les individus et entités responsables de la colonisation ».

