Le ministre de la Justice Adel Nassar. Photo ANI
Le ministre de la Justice Adel Nassar a affirmé vendredi que « le gouvernement libanais travaillait déjà sur un plan de retrait des armes du Hezbollah avant même la présentation de la proposition américaine », soulignant que « toute arme hors du cadre des autorités officielles est contraire à la Constitution et aux lois, et ce n’est pas une question de débat ou d’opinion ».
Ces déclarations, dans un entretien à la chaîne Al-Ghad TV basée à Amman, relayé par l'Agence nationale d'information (ANI, officielle), interviennent alors que le secrétaire général du Hezbollah Naïm Kassem a souligné vendredi, dans des termes très véhéments, que le parti ne renoncerait pas à ses armes tant qu’Israël poursuivrait ses attaques. Kassem a aussi menacé le gouvernement libanais d’un affrontement s’il persistait dans sa décision prise le 5 août de fixer un calendrier de désarmement, conformément à une proposition américaine prévoyant également le retrait d'Israël de territoires que son armée occupe au Liban.
Cette proposition a été relayée par l'émissaire Tom Barrack qui s'est rendu pusieurs fois à Beyrouth au début de l'été pour la soutenir.
Pas un « suicide »
En réponse à la position du Hezbollah selon laquelle la remise des armes constituerait un «suicide», propos tenus au début de la semaine par le chef du bloc parlementaire du parti-milice, Mohammad Raad, le ministre Nassar a considéré que « le véritable suicide réside dans le choix d’aventures unilatérales qui ont conduit à des confrontations militaires ayant fait des martyrs et causé des destructions ». Une critique directe de la décision prise par le Hezbollah le 8 octobre 2023 d’ouvrir au Liban-Sud un front de soutien à Gaza. L’ouverture de ce front a donné lieu à plus d’un an d’affrontements, qui ont tourné à la guerre quasi-totale lors des trois derniers mois avant le cessez-le-feu imparfait conclu fin novembre dernier. « Le choix de l’État est le garant pour tous et les conditions au Moyen-Orient évoluent, ce qui impose la vigilance de tous », a encore déclaré le ministre.
« Le Hezbollah ne peut considérer la remise de ses armes comme un suicide, surtout qu’il a signé les décisions du communiqué ministériel », rédigé dans le sillage de l’orientation du gouvernement de Nawaf Salam au début de l’année, a ajouté M. Nassar. « Un député partenaire au gouvernement ne peut lui dire ‘fais ce que tu veux’ ; il est attendu des partenaires qu’ils contribuent à la construction de l’État, pas à son blocage », a-t-il dit tout en soulignant qu’il « ne croit pas qu’un parti politique au Liban souhaite provoquer un affrontement avec l’armée libanaise ».
M. Nassar a ajouté que « l’armée libanaise a commencé à récupérer les armes du Hezbollah dans le sud du Litani de manière extensive et a entamé l’inventaire des armes au nord du Litani ». Il a conclu que « toutes les composantes politiques, y compris le Hezbollah, finiront par respecter le projet de construction de l’État, et que le Liban ne sera pas poussé vers de nouvelles aventures ou un conflit interne ».



M. Nassar, vous ne devez en aucune sorte avancer des justifications sur les actes défensives de notre pouvoir. Au contraire, il faut leur répondre que non seulement nous n’avons pas de comptes à vous rendre mais en plus nous déciderons des partenaires notre choix pour mettre fin à votre barbarie et vous arracherons de gré ou force vos armes offertes pour nous détruire. Assez de démagogie face à des vendus qui ne se cachent plus pour menacer notre existence avec leurs armes illégales. Non mais! Ils répètent vouloir défendre notre pays alors qu’ils l’ont fait envahir et se retournent contre nous
10 h 04, le 16 août 2025