Les députés Melhem Khalaf et Najat Aoun Saliba annonçant leur sit-in au Parlement jusqu'à l'élection d'un président de la République, le 19 janvier 2023. Photo d'archives, Mohammad Yassine/L'Orient-Le Jour.
Les députés contestataires Melhem Khalaf et Najat Aoun Saliba ont adressé jeudi une question écrite au gouvernement, au sujet des informations selon lesquelles le Conseil de sécurité de l'ONU « aurait l’intention de se contenter de prolonger le mandat de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) pour une durée d’un an et seulement une seule fois », faute de pouvoir prolonger le mandat dans sa forme actuelle, selon l’Agence nationale d’information (ANI, officielle).
Dans leur question écrite, les deux députés ont rappelé que « la Finul constitue un pilier fondamental pour le maintien de la stabilité dans le sud du Liban et l'application de la résolution 1701 », et ont mis en garde contre le fait que « toute modification de la durée ou de la formule du mandat pourrait avoir de graves répercussions sur la sécurité nationale libanaise et sur les engagements internationaux du Liban ». M. Khalaf et Mme Saliba ont également souligné le « danger imminent » lié à la « possible atteinte aux frontières du pays » par Israël appelant à une vigilance politique et diplomatique renforcée.
Faute de consensus au Conseil de sécurité de l’ONU, la Finul, force intérimaire qui agit comme amortisseur au Liban-Sud, pourrait voir son mandat expirer. Le 18 août, le Conseil de sécurité doit dans ce cadre tenir des consultations à huis clos pour entendre Mohammad Khaled Khiari, secrétaire général adjoint pour le Moyen-Orient, l’Asie et le Pacifique.
Les députés contestataires ont finalement sollicité la clarification du gouvernement sur les trois points suivants : « la véracité des informations selon lesquelles la prolongation serait limitée à une seule année, les mesures diplomatiques prises par le gouvernement, en particulier auprès des pays influents du Conseil de sécurité, pour garantir la poursuite des activités de la Finul dans sa forme actuelle », puis « la position officielle du gouvernement si la prolongation était limitée à un an », et enfin « le mécanisme permettant de faire face aux répercussions possibles sur la sécurité et l'unité du territoire libanais ».


