Vue de la réunion du bureau politique du parti Kataëb, le mardi 12 août 2025. Photo ANI
Le bureau politique du parti Kataëb a consacré sa réunion hebdomadaire aux différentes prises de position du Hezbollah, qui rejette tout désarmement malgré une décision gouvernementale à ce propos.
« Nous refusons les menaces de recours à la rue, de chaos et de prétextes autour du respect du pacte national pour rejeter le projet de renforcement de l’État », souligne le communiqué. Ce discours du Hezbollah « est une menace adressée directement au gouvernement, une incitation à la rébellion contre l’État et une tentative de semer la discorde », souligne un communiqué publié au terme de la réunion.
Le cabinet de Nawaf Salam avait pris la décision début août de demander à l’armée de proposer un plan de désarmement de tous les groupes armés, dont le Hezbollah. Ce plan devrait être exécuté avant la fin de l’année. La décision a provoqué la colère des cadres du Hezbollah, qui prononcent quotidiennement des propos rejetant toute possibilité de remettre leurs armes à l’État.
Pour les Kataëb, « ce genre de discours n’est plus de rigueur, et l’attachement aux armes ne vise plus qu’à maintenir le Liban en otage des guerres et des crises économiques, sans compter qu'il représente une discrimination notoire entre les Libanais. Cela est totalement inacceptable et dépassé ». « Prendre appui sur le pacte national pour combattre une décision du gouvernement est un discours mensonger et contraire à la Constitution, car les armes illégales sont une entorse à la Loi fondamentale, alors que le monopole de l’État sur les armes est le fondement de tous les États », poursuit le communiqué.
Le parti Kataëb fait le lien entre « cette rigidité de la position du Hezbollah et l’ingérence iranienne répétée dans les affaires intérieures du Liban ». « Nous appelons l’Iran à se concentrer sur sa propre crise et à laisser le Liban se débrouiller loin de toute ingérence extérieure », conclut le texte.


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