Une famille se tient devant des tombes détruites, dans un cimetière de Jobar (Syrie), le 18 décembre 2024. Aris Messinis/AFP
La Jordanie accueillera mardi une réunion entre Syriens et Américains sur la situation en Syrie et les moyens de soutenir la reconstruction du pays en proie à l'instabilité et aux tensions communautaires, après 13 ans de guerre civile et la destitution de Bachar el-Assad.
« La réunion examinera la situation en Syrie et les moyens de soutenir le processus de reconstruction du pays sur des bases garantissant sa sécurité, sa stabilité et sa souveraineté (...) et préservant les droits de tous les Syriens », affirme un communiqué du ministère jordanien des Affaire étrangères. Il a ajouté que « cette rencontre, à laquelle participeront le ministre syrien des Affaires étrangères, Assaad el-Chibani, et l'émissaire américain pour la Syrie, Thomas Barrack, s'inscrit dans le prolongement des discussions accueillies par Amman le 19 juillet 2025 ».
Depuis le renversement de Bachar el-Assad en décembre dernier, les nouvelles autorités syriennes oeuvrent pour attirer des investissements pour la reconstruction du pays, ravagé par le conflit.
Plusieurs accords d'investissements dépassant un total de 14 milliards de dollars ont été signés le 6 août lors d'une cérémonie officielle en Syrie, concernant notamment l'aéroport de Damas et d'autres infrastructures immobilières ou de transports. Le président intérimaire syrien Ahmed el-Chareh et Tom Barrack étaient présents à la cérémonie de signature.
Les Nations unies ont estimé les coûts de reconstruction post-conflit à plus de 400 milliards de dollars. Plusieurs autres investissements ont déjà été annoncés. Le mois dernier, l'Arabie Saoudite a signé des accords d'investissements et de partenariats majeurs avec la Syrie, pour une valeur de 6,4 milliards de dollars.
Également en juillet, la Syrie a conclu un accord de 800 millions de dollars avec l'entreprise DP World basée aux Émirats arabes unis pour développer le port de Tartous, ont rapporté les médias d'État. Par ailleurs, le pays a signé en mai un accord énergétique de 7 milliards de dollars avec un consortium d'entreprises qataries, turques et américaines afin de relancer son secteur énergétique.


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