Rechercher
Rechercher

Dernières Infos - Repère

Plan israélien de contrôle de la ville de Gaza : les premières réactions

Le cabinet de sécurité israélien a approuvé dans la nuit de jeudi à vendredi un plan présenté par le Premier ministre Benjamin Netanyahu visant à prendre le contrôle de la ville de Gaza, dévastée par la guerre et en proie à une crise humanitaire.

Des tentes utilisées comme abris temporaires par les Palestiniens déplacés sont installées autour de structures endommagées par la guerre le long de la plage de la ville de Gaza, le 8 août 2025. Photo Bashar Taleb/AFP

De l'Allemagne, l'un des plus fidèles alliés d'Israël, qui a annoncé suspendre les exportations d'armes susceptibles d'être utilisées par ce pays dans la bande de Gaza à la Chine qui a dénoncé des « actions dangereuses », le plan israélien de contrôle de la ville de Gaza a suscité une vaste réprobation internationale.

Voici les premières réactions internationales à ce projet présenté par le Premier ministre Benjamin Netanyahu et approuvé dans la nuit de jeudi à vendredi par le cabinet de sécurité israélien. Le Hamas a quant à lui parlé d'un « nouveau crime de guerre que l'armée d'occupation souhaite commettre contre la ville et ses près d'un million d'habitants ». « Cette aventure criminelle coûtera cher et ne sera pas un voyage facile » pour les soldats israéliens, a-t-il prévenu.

ONU

Le plan du gouvernement israélien « doit être immédiatement stoppé », a lancé le Haut-Commissaire aux droits de l'homme Volker Türk, car il « va à l'encontre de la décision de la Cour internationale de justice selon laquelle Israël doit mettre fin à son occupation dès que possible, de la réalisation de la solution à deux Etats convenue et du droit des Palestiniens à l'autodétermination ».

Allemagne

L'Allemagne a amorcé vendredi un changement de cap majeur vis-à-vis d'Israël en décidant de suspendre les exportations d'armes que ce pays pourrait utiliser dans la bande de Gaza. Il devient « de plus en plus difficile de comprendre » en quoi ce plan permettrait aux autorités israéliennes d'atteindre leurs objectifs dans ce territoire palestinien, a déclaré le chancelier allemand Friedrich Merz en rendant publique la décision de Berlin.

Union européenne 

« Le gouvernement israélien doit revenir sur sa décision de prolonger son opération militaire à Gaza », a réagi la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen. « Un cessez-le-feu est nécessaire immédiatement », a-t-elle ajouté.

Royaume-Uni

« La décision du gouvernement israélien d'intensifier son offensive à Gaza est une erreur et nous l'exhortons à (la) reconsidérer immédiatement », a commenté le Premier ministre britannique Keir Starmer. « Cette action ne contribuera en rien à mettre fin au conflit ni à obtenir la libération des otages. Elle ne fera qu'engendrer davantage de massacres », a-t-il conclu.

Jordanie 

Le roi Abdallah II de Jordanie a fait état de son « rejet catégorique » du plan israélien qui « sape la solution à deux Etats et les droits du peuple palestinien », dans une conversation téléphonique avec le président palestinien Mahmoud Abbas. 

Belgique 

La Belgique a annoncé convoquer l'ambassadrice d'Israël. « L'objectif est clairement de témoigner de notre totale désapprobation quant à cette décision », a expliqué le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot.

Espagne 

Le plan israélien ne provoquera « que davantage de destructions et de souffrances », a jugé le ministre espagnol des Affaires étrangères, Manuel Albares. 

Chine

Pékin a exprimé sa « grave inquiétude », exhortant Israël à « cesser immédiatement ses actions dangereuses ». « Gaza appartient au peuple palestinien » et est une « partie intégrante du territoire palestinien », a réagi la diplomatie chinoise.

Arabie saoudite

L'Arabie saoudite « condamne catégoriquement la poursuite des crimes de famine, des pratiques brutales et d'un nettoyage ethnique contre le peuple palestinien frère ». 

Turquie

Le ministère turc des Affaires étrangères a « appelé la communauté internationale à assumer ses responsabilités en vue d'empêcher la mise en œuvre » du plan israélien qui « vise à déplacer de force les Palestiniens de leur propre terre en rendant Gaza inhabitable ».

Suisse

« L'intensification des hostilités risque d'aggraver encore la situation humanitaire déjà catastrophique », selon le ministère suisse des Affaires étrangères.

Egypte

Le ministère égyptien des Affaires étrangères a condamné « dans les termes les plus forts » le plan israélien.

De l'Allemagne, l'un des plus fidèles alliés d'Israël, qui a annoncé suspendre les exportations d'armes susceptibles d'être utilisées par ce pays dans la bande de Gaza à la Chine qui a dénoncé des « actions dangereuses », le plan israélien de contrôle de la ville de Gaza a suscité une vaste réprobation internationale.Voici les premières réactions internationales à ce projet présenté par le Premier ministre Benjamin Netanyahu et approuvé dans la nuit de jeudi à vendredi par le cabinet de sécurité israélien. Le Hamas a quant à lui parlé d'un « nouveau crime de guerre que l'armée d'occupation souhaite commettre contre la ville et ses près d'un million d'habitants ». « Cette aventure criminelle coûtera cher et ne sera pas un voyage facile » pour les soldats...