Le président du Parlement libanais Nabih Berry. Photo ANI
Le mécontentement du président du Parlement Nabih Berry à la suite de la décision, mardi, du Conseil des ministres de confier à l’armée l’élaboration d’un plan pour le désarmement du Hezbollah et des autres groupes armés avant la fin de l’année, n’ira pas jusqu’à une rupture avec le président de la République Joseph Aoun. C’est ce qui ressort d’un communiqué publié mercredi soir par le bureau de M. Berry « en réponse à des informations véhiculées par certaines chaînes de télévision », et publié par l’Agence nationale d’information (Ani, officielle).
« La relation entre le président (du Parlement) Berry et le président de la République Joseph Aoun est bien plus solide qu’une réunion ou des réunions (du Conseil des ministres) », lit-on dans le bref communiqué.
Par ailleurs, le journal al-Joumhouria cite « des visiteurs de Aïn el-Tiné (siège de la présidence du Parlement) », qui rapportent le « mécontentement » de M. Berry, qu’il « n’exprime pourtant pas de manière directe ». Il a cependant assuré, toujours selon ces sources, que « le Pacte national est plus important que toutes les opinions et toutes les décisions ». « Nous ne ferons pas partie de ceux qui ouvriront la voie à des atteintes au Pacte national », aurait-il également déclaré.
Le désarmement du Hezbollah est au coeur des discussions depuis l’affaiblissement de ce parti après le dernier conflit avec Israël en 2024. Autant le discours d’investiture de Joseph Aoun en janvier 2025, que la déclaration ministérielle du cabinet Nawaf Salam en février, dont le tandem chiite fait partie, mentionnent le monopole exclusif des armes aux mains de l’Etat. Le Hezbollah refuse jusque-là l’idée de son désarmement, qui fait également l’objet de pressions américaines sur l’Etat libanais, et plaide pour un débat autour d’une « stratégie nationale de défense ». Un Conseil des ministres devrait d’ailleurs se tenir jeudi pour discuter de la feuille de route américaine remise aux autorités libanaises par l’envoyé des Etats-Unis, Thomas Barrack. On ignore encore si les ministres du tandem chiite assisteront à cette réunion ou pas.


De quel Aoun parle t’il celui là ? Son grand age lui joue t’il quelques tours ?
09 h 05, le 08 août 2025