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Politique - Liban

Monopole des armes : en visite chez Michel Aoun, le Hezbollah insiste sur la « priorité » à donner au retrait israélien

Le député Ali Fayad affirme que son parti est « ouvert à une résolution à travers la mise en œuvre de la résolution 1701 » du Conseil de sécurité de l'ONU.

Monopole des armes : en visite chez Michel Aoun, le Hezbollah insiste sur la « priorité » à donner au retrait israélien

L'ex-président Michel Aoun (g.) recevant une délégation du Hezbollah, emmenée par le député Ali Fayad, à Rabieh, le 4 août 2025. Photo ANI

Une délégation du Hezbollah, présidée par le député Ali Fayad, a été reçue lundi matin à Rabieh par l'ex-président libanais Michel Aoun, avec qui lequel elle a évoqué la question du cessez-le-feu avec Israël et du désarmement, insistant sur la condition imposée par le parti d'un retrait israélien du territoire libanais avant toute autre discussion, rapportent l'Agence nationale d'Information (Ani, officielle) et la chaîne al-Manar, du parti chiite.

Lors de leur réunion, la délégation et l'ancien chef de l'Etat ont évoqué les « derniers développements », à l'heure où la question de l'arsenal du Hezbollah divise la scène politique libanaise. Un Conseil des ministres est prévu demain mardi à Baabda pour discuter de cette question, ce qui a raidi ces derniers jours les positions des différentes parties.

Selon l'Ani, les participants à cette réunion ont discuté des « points de vue sur l'application des modalités de l'accord de cessez-le-feu », entré en vigueur le 27 novembre 2024 après 13 mois de guerre entre le Hezbollah et Israël. Cet accord, qui prévoit notamment le désarmement du parti, son retrait total du sud du Litani et un arrêt des violations israéliennes, est enfreint quotidiennement par l'Etat hébreu, qui mène des attaques sur le Liban et continue d'y occuper cinq positions. Les parties ont convenu de l'importance de la « cohésion nationale » afin de parvenir à des solutions permettant de maintenir la stabilité et la sécurité du pays.

Fayad appelle à une « position libanaise unifiée »

À l'issue de la rencontre, M. Fayad a en outre affirmé, selon al-Manar, être « ouvert à une résolution à travers la mise en œuvre de la résolution 1701 » du Conseil de sécurité de l'ONU, sur laquelle se base l'accord de trêve. « Il faut respecter l’ordre des mesures tel qu’il a été établi dans la déclaration ministérielle, le discours d’investiture et le document libanais soumis au médiateur américain » Tom Barrack, a plaidé le député du Hezbollah, qui a estimé que « la première étape doit être le retrait israélien des territoires libanais, la cessation des hostilités et la libération des prisonniers – des étapes incontournables avant d’aborder toute autre question. » Dénonçant une tentative de « contourner » l'accord de trêve, il a appelé à une position libanaise « unifiée et ferme concernant le retrait israélien ».

Le président libanais, Joseph Aoun, a privilégié ces derniers mois le dialogue avec le Hezbollah concernant la question des armes. Il avait haussé le ton la semaine dernière dans un discours appelant le parti et sa base à « faire le pari de l'Etat », tout en appelant les détracteurs du parti de Naïm Kassem, notamment les Forces libanaises, à éviter les « provocations ». Les FL et leurs alliés, tout comme les Etats-Unis, appellent à mettre en place un calendrier précis de désarmement.

Michel Aoun était allié avec le parti chiite lors de son mandat (2016-2022) avant que les liens ne se distendent entre le Courant patriotique libre (aouniste) et le parti jaune. Le CPL a notamment fortement critiqué la décision du Hezbollah d'ouvrir un « front de soutien » au Hamas à Gaza, le 8 octobre 2023, au lendemain de l'attaque meurtrière du mouvement palestinien en Israël et du début de l'offensive violente de l'armée israélienne sur l'enclave. Les relations entre les deux anciens alliés, qui avaient scellé leur entente le 6 février 2006, s'étaient également tendues en raison du soutien apporté par le parti chiite à une candidature à la présidence de Sleiman Frangié, opposant notoire du chef du CPL (et gendre de Michel Aoun), Gebran Bassil. Après plus de deux ans de vacance présidentielle, c'est finalement Joseph Aoun qui avait été élu, en janvier 2025.

Une délégation du Hezbollah, présidée par le député Ali Fayad, a été reçue lundi matin à Rabieh par l'ex-président libanais Michel Aoun, avec qui lequel elle a évoqué la question du cessez-le-feu avec Israël et du désarmement, insistant sur la condition imposée par le parti d'un retrait israélien du territoire libanais avant toute autre discussion, rapportent l'Agence nationale d'Information (Ani, officielle) et la chaîne al-Manar, du parti chiite.Lors de leur réunion, la délégation et l'ancien chef de l'Etat ont évoqué les « derniers développements », à l'heure où la question de l'arsenal du Hezbollah divise la scène politique libanaise. Un Conseil des ministres est prévu demain mardi à Baabda pour discuter de cette question, ce qui a raidi ces derniers jours les positions des différentes parties.Selon...
commentaires (7)

Ça doit flatter son égo le Aoun et il s’est mis sur son trente et un pour accueillir ses potes. On a dû lui dire combien la milice regrette le temps béni où il tapait sur l’armée pour promouvoir la résistance importée. Le temps béni où il passait docilement tout ce que voulait hassan nasrallah. Mais rien ne dure éternellement. Cette photo n’est pas choquante, elle est obscène.

Goraieb Nada

08 h 46, le 05 août 2025

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Commentaires (7)

  • Ça doit flatter son égo le Aoun et il s’est mis sur son trente et un pour accueillir ses potes. On a dû lui dire combien la milice regrette le temps béni où il tapait sur l’armée pour promouvoir la résistance importée. Le temps béni où il passait docilement tout ce que voulait hassan nasrallah. Mais rien ne dure éternellement. Cette photo n’est pas choquante, elle est obscène.

    Goraieb Nada

    08 h 46, le 05 août 2025

  • "Le Hezbollah insiste sur la « priorité » à donner au retrait israélien" . Et il a raison! Mais ce retrait ne peut se faire qu'après le désarmement de sa milice.

    Yves Prevost

    07 h 24, le 05 août 2025

  • Treve d,hypocrisie. Vous avez accepte pour sauver vos peaux qu,israel se retire du sud apres votre desarmement et vous lui avez cede des droits d,agir encore meme apres au moindre doute. Finissons-en demain. Meme si je n,ai aucune sorte de confiance en le Bibi. Apres le desarmement c,est l,etat qui decide et qui decide paix ou guerre. Rejoignez la classe des simples citoyens.

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    18 h 15, le 04 août 2025

  • Quelle belle brochette sur cette photo.

    Lecteur excédé par la censure

    16 h 00, le 04 août 2025

  • LA POLITIQUE DU CAROUSSEL

    M.J. Kojack

    15 h 58, le 04 août 2025

  • J’ai déjà tapé mon commentaire. Mais il a disparu. Je disais que l’accord de novembre 2024, de cesser le feu était basé sur le retrait des forces armées israéliennes en même temps que le dépôt des armes du Hezbollah auprès de l’armée libanaise. Or cet accord n’a pas été respecté par le Hezbollah et Israël en a profité pour occuper les cinq.points de contrôle au sud. Il faut que le Hezbollah remette ses armes à l’état pour que l’accord soit respecté de l’autre côté aussi. Le retrait des Israéliens ne se fera pas sans le dépôt des armes du Hezbollah.

    Diana Fadel

    15 h 32, le 04 août 2025

  • L’accord de novembre 2024, prévoyez en même temps le retrait des forces israéliennes et le désarmement du Hezbollah sur tout le terrain Libanais. Or le Hezbollah n’a pas déposé les armes et donc l’accord a échoué et les Israéliens sont restés. C’est un accord qui doit être tenu des deux côtés, il n’y a pas la priorité d’un retrait sur l’autre. Donc le Hezbollah doit accepter de déposer ses armes pour que les Israéliens n’aient plus aucune excuse pour rester.

    Diana Fadel

    15 h 26, le 04 août 2025

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