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Politique - Rencontre

Michel Menassa : Le temps ne joue pas en faveur du Liban


À la veille du 80e anniversaire de la création de l’armée, le ministre de la Défense, Michel Menassa, est catégorique : cette institution représente la seule solution pour le Liban. Cela peut paraître évident, venu d’un ancien haut officier. Mais celui-ci insiste sur la gravité du moment et sur l'importance de sauver le pays en fournissant à l’armée un soutien matériel, financier, moral et politique.

Devant une délégation du conseil de l’ordre des rédacteurs présidé par Joseph Kossaifi, M. Menassa estime qu'après toutes les expériences difficiles que le pays a traversées, on se dit : heureusement qu'il y a encore une armée ! Pour lui, le fait que celle-ci existe encore est le fruit d’une conviction solide chez les responsables et même chez les citoyens, ainsi que des efforts du président actuel, Joseph Aoun, lorsqu’il était encore patron de la troupe, qui n'épargnait aucun effort pour trouver une petite contribution financière destinée aux soldats, pendant la crise économique qui a frappé le pays.

M. Menassa rappelle qu’en dépit de ses moyens limités, l’armée est en charge de grandes missions et elle les remplit du mieux qu’elle peut, notamment dans la région au sud du Litani, avec l’aide de la Force intérimaire des Nations unies (Finul) qui, elle, a un budget de 800 millions de dollars... Justement, concernant cette région, le ministre rappelle qu’un accord de cessez-le-feu a été conclu pour appliquer la résolution onusienne 1701. L’armée libanaise y a effectué 80 % de la mission qui lui est confiée, prenant le contrôle des dépôts d’armes et des tunnels du Hezbollah. Elle a aussi conservé les armes qu’elle peut utiliser, et détruit les autres.

M. Menassa estime dans ce contexte que la région au sud du Litani doit servir de modèle pour ce qui devrait se passer sur l’ensemble du territoire. Car, selon lui, lorsque l’État parle de sa volonté de monopoliser les armes, cela couvre tout le territoire libanais. C’est d’ailleurs dans cet esprit que l'État libanais a parlé de prendre aussi les armes des camps palestiniens. Mais pour le ministre de la Défense, « le temps ne joue pas en faveur du Liban ». M. Menassa a l’impression que toutes les parties impliquées, excepté l’armée bien sûr, cherchent à atermoyer, chacune pour des raisons propres. Mais le résultat reste le même : le Liban est soumis à des pressions de tous les côtés , et il essaye d’évoluer en essayant de déjouer les pièges qui apparaissent.

Il révèle toutefois que le Liban a élaboré un plan par étapes pour le processus de monopole des armes, qui pourrait commencer par les armes lourdes. Mais, selon lui, cela n’a pas été jugé suffisant par les autres parties qui exigent des dates précises. Pourtant, le chef de l’État a clairement déclaré qu’à la fin de l’année, « on ne parlera plus du dossier du monopole des armes par l’État ». Est-ce à dire qu’il sera traité ou au contraire oublié ? Chacun, au Liban et ailleurs, interprète cette phrase à sa manière. En tout cas, ce n’est pas jugé suffisant par de nombreuses parties externes et internes. Le Liban attend ainsi la concrétisation des promesses extérieures, mais celles-ci semblent liées au dossier des armes. Y a-t-il toutefois des risques d’une guerre élargie ? Tout en précisant qu’il ne peut pas connaître les intentions du Premier ministre israélien, ce dont il est sûr c’est qu’aucune partie au Liban ne peut mener une guerre. C’est pourquoi, il reste convaincu que le Liban doit faire de son mieux pour enlever tout prétexte à une attaque israélienne d’envergure.

Concernant la frontière avec la Syrie, le ministre affirme qu’elle fait l’objet d’une surveillance permanente. L’armée contrôle en grande partie ces frontières, même si beaucoup de rumeurs circulent à ce sujet. M. Menassa rappelle qu'un mécanisme précis a été adopté par les deux parties à Jeddah pour régler rapidement les conflits, lorsqu’il y en a. Selon lui, ce mécanisme fonctionne bien jusqu’à présent. Le principal problème reste la contrebande, et elle a été grandement réduite dans les deux sens. Il y en a probablement encore, parce que c’est très difficile de contrôler une frontière aussi poreuse. C’est pourquoi la solution définitive résiderait dans la définition claire des frontières entre les deux pays, mais, selon le ministre, la partie syrienne n’est pas encore prête pour ce processus.

Au sujet des cellules terroristes récemment découvertes et démantelées, le ministre de la Défense affirme que ce sujet est amplifié. Selon lui, la menace existe, mais elle n’est pas plus importante aujourd’hui. En tout cas, l’armée et les services de sécurité ont renforcé leurs mesures dans ce contexte et notamment auprès des migrants syriens. Michel Menassa est d’ailleurs membre du comité formé pour étudier le retour des migrants syriens chez eux. Et depuis la fin de l’année scolaire, 120 000 familles syriennes sont retournées dans leur pays. Reviendront-elles à la rentrée scolaire ? On ne le sait pas encore. Mais les services concernés ont pris des mesures encore plus strictes en prévision de la rentrée.

À la veille du 80e anniversaire de la création de l’armée, le ministre de la Défense, Michel Menassa, est catégorique : cette institution représente la seule solution pour le Liban. Cela peut paraître évident, venu d’un ancien haut officier. Mais celui-ci insiste sur la gravité du moment et sur l'importance de sauver le pays en fournissant à l’armée un soutien matériel, financier, moral et politique.Devant une délégation du conseil de l’ordre des rédacteurs présidé par Joseph Kossaifi, M. Menassa estime qu'après toutes les expériences difficiles que le pays a traversées, on se dit : heureusement qu'il y a encore une armée ! Pour lui, le fait que celle-ci existe encore est le fruit d’une conviction solide chez les responsables et même chez les citoyens, ainsi que des efforts du président...
commentaires (3)

LE TEMPS NE JOUE PAS PLUTOT EN FAVEUR DU HEZBOLLAH. LES VAUTOURS ISRAELIENS S,IMPATIENTENT ET LEUR PATIENCE EST DE COURTE DUREE. ILS NE GOBENT PAS DU VENT !

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

10 h 39, le 30 juillet 2025

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Commentaires (3)

  • LE TEMPS NE JOUE PAS PLUTOT EN FAVEUR DU HEZBOLLAH. LES VAUTOURS ISRAELIENS S,IMPATIENTENT ET LEUR PATIENCE EST DE COURTE DUREE. ILS NE GOBENT PAS DU VENT !

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    10 h 39, le 30 juillet 2025

  • Nous essayons de savoir/ séparer ce que le ministre a dit…de ce que l’auteur a dit…je recopie…. “Mais, selon lui, cela n’a pas été jugé suffisant par les autres parties qui exigent des dates précises. Pourtant, le chef de l’État a clairement déclaré qu’à la fin de l’année, « on ne parlera plus du dossier du monopole des armes par l’État ». Est-ce à dire qu’il sera traité ou au contraire oublié ? Chacun, au Liban et ailleurs, interprète cette phrase”LES 2 DERNIÈRES INTERROGATIONS..C’EST LE MINISTRE QUI LE DIT? OU LA RÉDACTRICE QUI ESSAIE D’INCLURE SES IDÉES EN FAISANT CONFUSION ? Bonne journée

    LE FRANCOPHONE

    08 h 33, le 30 juillet 2025

  • C’est bon d’entendre un ministre qui travaille pour son pays. On avait perdu l’habitude avec le mandat précédent !

    Goraieb Nada

    06 h 19, le 30 juillet 2025

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