Des personnes en deuil transportent un corps lors des funérailles de Palestiniens tués par des tirs israéliens alors qu'ils tentaient de recevoir de l'aide lundi, et de Palestiniens tués lors de frappes israéliennes nocturnes, selon des médecins, à l'hôpital Al-Shifa de Gaza, le 29 juillet 2025. Photo REUTERS/Mahmoud Issa
L'offensive militaire israélienne sur la bande de Gaza a tué au moins 60 000 Palestiniens depuis le 7 octobre 2023, a déclaré le ministère de la Santé de l'enclave repris par Reuters, évoquant le conflit qui a dévasté le territoire côtier et déclenché une crise humanitaire. Selon les autorités sanitaires de l'enclave, la plupart des Palestiniens tués sont des civils. Le nombre de blessés s'élève à 145 870, tandis que des milliers de personnes sont toujours portées disparues sous les décombres des bâtiments et des zones détruits, a ajouté le ministère.
La guerre a éclaté après que le Hamas, le groupe militant palestinien dominant à Gaza, a mené une attaque transfrontalière contre le sud d'Israël, tuant environ 1 200 personnes et prenant plus de 250 otages, selon les autorités israéliennes. La campagne aérienne et terrestre menée ensuite par Israël a rasé des quartiers entiers de Gaza, déplacé la plupart des 2,3 millions d'habitants et poussé l'enclave au bord de la famine, selon les Nations unies.
Israël assure que ses opérations visent à démanteler les capacités militaires du Hamas et à obtenir la libération des otages. L'armée de son côté affirme avoir tué des milliers de combattants du Hamas à Gaza et détruit des centaines de kilomètres de tunnels utilisés par les militants.
Les combats ont suscité la condamnation internationale et des appels à un cessez-le-feu, les agences d'aide humanitaires mondiales mettant en garde contre l'effondrement des services essentiels et la propagation de maladies. La dernière série de pourparlers indirects sur un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas à Doha a été interrompue la semaine dernière sans aucune perspective d'accord en vue.
Catastrophe humanitaire
Une grande partie de Gaza a été dévastée au cours des 21 mois de conflit, ce qui fait craindre une aggravation de la famine.
Israël accuse le Hamas d'être responsable des dommages causés aux civils tout au long de la guerre, car ses combattants opèrent parmi eux, ce que les militants nient. Il affirme avoir autorisé l'entrée d'une quantité suffisante de nourriture à Gaza et reproche à l'Onu de ne pas l'avoir distribuée. L'Onu pour sa part assure avoir agi aussi efficacement que possible dans le cadre des restrictions sévères imposées par Israël.
Les responsables palestiniens de la santé ont averti que des centaines de personnes pourraient bientôt périr, les hôpitaux étant submergés de patients souffrant de vertiges et d'épuisement en raison de graves pénuries alimentaires et de l'interruption des livraisons d'aide humanitaire. Le directeur de l'agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens, l'Unrwa, Philippe Lazzarini, a déclaré que son personnel, ainsi que des médecins et des travailleurs humanitaires, s'évanouissaient pendant leur service à Gaza en raison de la faim et de l'épuisement.
Après que des images de Palestiniens affamés ont alarmé le monde ces dernières semaines, Israël a annoncé dimanche l'arrêt des opérations militaires pendant 10 heures par jour dans certaines parties de Gaza et la création de nouveaux couloirs humanitaires. Des camions d'aide humanitaire ont commencé à se diriger vers Gaza depuis l'Égypte, tandis que la Jordanie et les Émirats arabes unis ont largué des vivres dans l'enclave.

