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Politique - Diplomatie

Aoun en Algérie : défis régionaux et « questions arabes communes » au menu des discussions

Isolée sur la scène internationale, Alger voit en Beyrouth un potentiel économique et culturel, ainsi qu'un moyen de se « légitimer à l'intérieur ».

Aoun en Algérie : défis régionaux et « questions arabes communes » au menu des discussions

Le président Joseph Aoun en Algérie avec le président algérien Abdelmadjid Tebboune, le 29 juillet 2025. Photo X/présidence libanaise.

Le président Joseph Aoun a entamé mardi une visite officielle de deux jours en Algérie, répondant à l'invitation du président Abdelmadjid Tebboune. Il est accompagné du ministre des Affaires étrangères Joe Raggi, du ministre de l'Information Paul Morcos, du conseiller et ancien ministre Ali Hamiyé ainsi que d'une délégation officielle.

Le président Aoun a été accueilli par son homologue algérien à son arrivée à l’aéroport, aux alentours de 16h. Son arrivée a été saluée par 21 coups de canon, avant que ne soient entonnés les hymnes nationaux des deux pays. Les rues de la capitale algérienne étaient pavoisées de drapeaux libanais et algériens ainsi que de panneaux de bienvenue. Après avoir salué les membres de la délégation algérienne, le président libanais s'est dit « heureux de poser le pied sur cette terre bien-aimée d'Algérie, ce pays frère qui porte dans son cœur un amour particulier pour le Liban », qualifiant la visite officielle d’« expression de la profondeur des relations » entre les deux pays. Le chef de l'État a par ailleurs salué le « soutien généreux et l’aide constante » de l’Algérie au Liban, en allusion aux positions de ce pays lors des attaques israéliennes et après l’explosion au port de Beyrouth le 4 août 2020.

Côté algérien, on notait la présence du ministre des Affaires étrangères Ahmed Attaf, du ministre de l'Énergie Mohamed Argab, du ministre de la Communication Mohamed Meziane, ainsi que du conseiller du président Kamel Sidi Saïd.

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Perspectives de coopération

Au programme de cette visite, des entretiens officiels afin d'évoquer le développement des relations entre les deux pays. « Nous discuterons avec la délégation algérienne des moyens de développer la coopération économique, commerciale, culturelle et médiatique, et d'améliorer les échanges dans les domaines de l'éducation, de la santé et de la technologie », a précisé le président libanais à son arrivée. « Nous aborderons également les questions arabes communes et les défis régionaux, convaincus de la nécessité d'une action arabe concertée pour favoriser les solutions pacifiques et instaurer un dialogue constructif sur les enjeux qui concernent nos peuples », a-t-il ajouté, espérant que cette visite pourra « ouvrir de nouvelles perspectives de coopération » entre les deux pays.

« Dans un contexte d'isolement de l’Algérie sur la scène internationale et dans le monde arabe, le Liban représente une sorte de fenêtre d'opportunité pour la diplomatie algérienne, doté d’une valeur symbolique en raison de ses frontières avec les territoires palestiniens, alors que la question palestinienne reste un moyen pour le régime algérien de se légitimer à l'intérieur », explique Ali Bensaad, professeur d'université, à l’Institut français de géopolitique de Paris.

« L'Algérie a toujours perçu le Liban comme un acteur fondamental au Proche et au Moyen-Orient pour plusieurs raisons : c'est un pays qui partage les visions progressistes de l'Algérie, un pays francophone très orienté vers le commerce et qui permet de comprendre et de se rapprocher des problématiques du Proche-Orient, notamment la question palestinienne. Après l'effondrement du régime de Bachar el-Assad en Syrie, c'est devenu pratiquement le seul pays pouvant être considéré comme un allié dans la région et un intermédiaire sérieux dans la résolution des différends avec les pays du Golfe », expose pour sa part l’analyste indépendant Akram Kharief. « Le Liban est aussi un marché pour les hydrocarbures algériens. Il semble qu'il y ait une volonté de l'Algérie de renforcer ses alliances traditionnelles. En crise avec de nombreux pays d'Europe, d'Afrique et d'Asie, Alger souhaite développer des partenariats forts avec les pays amis », ajoute-t-il.

Le Liban et l’Algérie entretiennent des relations diplomatiques amicales mais leurs échanges commerciaux restent limités. Le Liban n’importe plus de carburant algérien depuis l’affaire du fuel défectueux livré à Électricité du Liban (EDL) entre 2005 et 2020 via l'entreprise Sonatrach Petroleum Corporation (SPC), filiale de la compagnie nationale pétrolière algérienne. En 2024, alors que le fournisseur public d’électricité faisait face à une nouvelle pénurie de carburant, l’Algérie a effectué un don de plusieurs dizaines de milliers de litres de fuel au Liban. En novembre 2024, au plus fort de la guerre entre le Hezbollah et Israël, une délégation de médecins algériens s’est rendue pendant deux semaines au Liban pour effectuer des opérations chirurgicales dans les hôpitaux du pays.

« Il n'est pas exclu que l'Algérie lance des projets d'aide humanitaire depuis le Liban dans le cadre de la campagne pour l'élection présidentielle », analyse encore Ali Bensaad. Il rappelle que le président algérien avait déclaré que son pays était « capable, avec son armée, de construire plusieurs hôpitaux de qualité internationale à Gaza », à condition de pouvoir y accéder.

Le président Joseph Aoun a entamé mardi une visite officielle de deux jours en Algérie, répondant à l'invitation du président Abdelmadjid Tebboune. Il est accompagné du ministre des Affaires étrangères Joe Raggi, du ministre de l'Information Paul Morcos, du conseiller et ancien ministre Ali Hamiyé ainsi que d'une délégation officielle.Le président Aoun a été accueilli par son homologue algérien à son arrivée à l’aéroport, aux alentours de 16h. Son arrivée a été saluée par 21 coups de canon, avant que ne soient entonnés les hymnes nationaux des deux pays. Les rues de la capitale algérienne étaient pavoisées de drapeaux libanais et algériens ainsi que de panneaux de bienvenue. Après avoir salué les membres de la délégation algérienne, le président libanais s'est dit « heureux de poser...
commentaires (1)

Tous les pays sont des amis du Liban puisque ce dernier n’a jamais eu de vue malsaines et n’a jamais éprouvé de l’animosité envers aucun pays du monde jusqu’à l’arrivée des vendus. Ceci dit, il est inconcevable qu’on vide le pays de sa jeunesse diplômée qui ne demandent qu’à exercer son métier dans tous les domaines pour la remplacer par d’autres citoyens du monde sous prétexte de pénurie de médecins, chirurgiens ou autres. Ce pays devrait être pacifié au plus vite pour permettre à ses enfants de revenir dans leur pays et le reconstruire. Pas besoin des autres pour le faire à notre place.

Sissi zayyat

11 h 35, le 30 juillet 2025

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Commentaires (1)

  • Tous les pays sont des amis du Liban puisque ce dernier n’a jamais eu de vue malsaines et n’a jamais éprouvé de l’animosité envers aucun pays du monde jusqu’à l’arrivée des vendus. Ceci dit, il est inconcevable qu’on vide le pays de sa jeunesse diplômée qui ne demandent qu’à exercer son métier dans tous les domaines pour la remplacer par d’autres citoyens du monde sous prétexte de pénurie de médecins, chirurgiens ou autres. Ce pays devrait être pacifié au plus vite pour permettre à ses enfants de revenir dans leur pays et le reconstruire. Pas besoin des autres pour le faire à notre place.

    Sissi zayyat

    11 h 35, le 30 juillet 2025

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