Photo d'illustration P. LOPEZ/Getty Images/AFP
La Fondation Maharat a annoncé avoir lancé, avec le soutien de l’Union européenne (UE), une campagne baptisée « Un tournant pour la réforme des médias », sur les réseaux sociaux, visant à sensibiliser l'opinion à la nécessité de réformer la législation encadrant les médias au Liban.
Dans un communiqué publié mardi soir, la fondation appelle notamment à voter « une nouvelle loi qui dépénalise les affaires liées à la liberté d’expression, renforce la transparence de la propriété des médias et instaure un conseil indépendant chargé de la régulation du secteur ». Elle souligne que la sous-commission parlementaire issue de la commission de l’Administration et de la Justice, présidée par le député Georges Adwan (Forces libanaises), « a finalisé en juin 2025 son examen » d'un projet de loi qui répond à ces problématiques. « Après dix-sept séances de travail, elle a remis son rapport, accompagné du texte révisé, à la commission mère, afin que celle-ci l’étudie et en débatte en séance », précise l'ONG.
« Le projet prévoit des réformes de fond, telles que la suppression du régime de licences, l’instauration d’obligations de transparence sur la propriété et le financement des médias, la création d’un Conseil national indépendant des médias chargé de veiller à l’application de la loi, la dépénalisation des affaires liées à l’expression au profit de sanctions civiles, ainsi que des garanties pour la protection des journalistes et de leurs sources », explique la fondation.
« Nous avons aujourd’hui l’opportunité de mettre en place un cadre de régulation indépendant, à l’abri des ingérences politiques, qui protège le pluralisme, assure la sécurité des journalistes et garantit l’éthique professionnelle. Depuis plusieurs années, Maharat œuvre pour l’adoption d’une loi répondant à ces priorités. Le moment est venu de la faire aboutir », a affirmé Roula Mikhael, directrice exécutive de la Fondation.
L'ONG libanaise, qui s'est donné pour mission de promouvoir la liberté de la presse, est financée par l’Union européenne, mais aussi par plusieurs agences des Nations unies et des organisations telles que la Middle East Partnership Initiative (MEPI) du département d’État américain.



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