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La motion au Parlement israélien pour la destitution d’Ayman Odeh n’obtient pas la majorité

En vertu de la loi, 90 voix étaient nécessaires pour évincer le chef de file du parti communiste.

La motion au Parlement israélien pour la destitution d’Ayman Odeh n’obtient pas la majorité

Le député Ayman Odeh s'exprime lors de la séance plénière de la Knesset, le Parlement israélien, avant un vote sur son éventuelle expulsion de l'hémicycle, à Jérusalem, le 14 juillet 2025. Photo Ronen Zvulun/Reuters

La motion présentée au Parlement israélien visant à destituer le chef de file du parti communiste Ayman Odeh de ces fonctions n’a pas obtenu la majorité lundi, rapporte le quotidien Haaretz. Au total, 73 députés ont voté en faveur de l’éviction du législateur arabo-israélien, 15 ont voté contre, et 32 étaient absents lors du vote, précise le média de gauche israélien. La majorité nécessaire de 90 voix exigée par la loi n’a ainsi pas été obtenue.

« Comme prévu », les partis représentant les citoyens arabes, ainsi que « la gauche sioniste Les Démocrates », ont voté contre l'éviction, précise le Haaretz, notant qu'« il en a été de même pour plusieurs législateurs de Yesh Atid et du parti Bleu et Blanc de Benny Gantz (...). Aucun membre du parti Bleu et Blanc n'a voté en faveur de cette décision ».

Après avoir déclaré se « réjouir » de la libération d’otages israéliens et de prisonniers palestiniens sur ses réseaux sociaux en janvier, Ayman Odeh a été accusé par plusieurs ministres israéliens « d’apologie du terrorisme » et « d'être le porte-parole » du mouvement islamiste à la Knesset. Une procédure a alors été lancée contre lui, en vertu de la « loi de destitution ».

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Selon le Haaretz, le résultat du vote « a correspondu aux attentes de l’opposition ». Avant le vote, un responsable ultra-orthodoxe aurait déclaré à la source précitée que les membres de son parti, « Judaïsme unifié de la Torah », « ne soutiendront pas la destitution du chef du parti du Hadash ». D’ailleurs, le parti « Judaïsme unifié de la Torah » a annoncé lundi son départ du gouvernement israélien, laissant la coalition gouvernementale de Benjamin Netanyahu avec une courte majorité de 61 sièges sur 120 au Parlement.

L’avocat et conseiller juridique d’Ayman Odeh, Hassan Jabareen, cité par le Haaretz, a réagi à l’échec de la motion, déclarant que « la Knesset n’a peut-être pas atteint la majorité requise pour destituer le député Ayman Odeh, mais le message n’en est pas moins glaçant ». Et d’ajouter : « Le soutien massif à cette initiative, venant à la fois de la coalition et de l’opposition, révèle l’intention de l’État de briser la représentation politique palestinienne. » Selon M. Jabareen, « il s’agissait (...) d’une campagne d’incitation raciste et fasciste visant à punir Odeh pour sa position de principe contre l’occupation, l’oppression et la violence israélienne », craignant un présage du paysage politique lors des prochaines élections, et une « attaque contre la participation politique du public arabe ».

La motion présentée au Parlement israélien visant à destituer le chef de file du parti communiste Ayman Odeh de ces fonctions n’a pas obtenu la majorité lundi, rapporte le quotidien Haaretz. Au total, 73 députés ont voté en faveur de l’éviction du législateur arabo-israélien, 15 ont voté contre, et 32 étaient absents lors du vote, précise le média de gauche israélien. La majorité nécessaire de 90 voix exigée par la loi n’a ainsi pas été obtenue.« Comme prévu », les partis représentant les citoyens arabes, ainsi que « la gauche sioniste Les Démocrates », ont voté contre l'éviction, précise le Haaretz, notant qu'« il en a été de même pour plusieurs législateurs de Yesh Atid et du parti Bleu et Blanc de Benny Gantz (...). Aucun membre du parti Bleu et Blanc n'a voté en faveur de cette...