Des Palestiniens inspectent le site des frappes israéliennes sur les bâtiments du marché de la vieille ville de Gaza, dans la ville de Gaza, le 9 juillet 2025. Photo Dawoud Abu Alkas/Reuters
La Défense civile de la bande de Gaza a fait état vendredi d'au moins 30 morts dans plusieurs opérations militaires israéliennes à travers le territoire palestinien dévasté par plus de 21 mois de guerre. Selon Mohammad al-Moughayyir, un responsable de cette organisation, dix personnes ont notamment été tuées par des tirs de l'armée israélienne alors qu'elles attendaient pour recevoir de l'aide humanitaire près de Rafah, dans le sud de Gaza.
L'ONU a annoncé que près de 800 personnes avaient été tuées depuis fin mai en tentant d'obtenir de l'aide humanitaire dans le territoire, en majorité près des sites de la Fondation humanitaire de Gaza (GHF), soutenue par les Etats-Unis et Israël. Une jeune fille et une femme ont également péri dans deux frappes aériennes israéliennes sur les villes de Gaza et de Khan Younès, dans le nord et le sud du territoire, a rapporté la Défense civile. Contactée par l'AFP, l'armée israélienne a indiqué ne pas être en mesure de répondre dans l'immédiat. Selon un témoin, des blindés israéliens ont patrouillé en matinée dans les environs d'al-Maslakh, près de Khan Younès.
« La situation reste extrêmement difficile dans la zone: tirs nourris, frappes aériennes intermittentes, bombardements d'artillerie, ainsi que la poursuite de la destruction par des bulldozers des camps de déplacés et des terres agricoles au sud, à l'ouest et au nord d'Al-Maslakh », a dit à l'AFP ce témoin, qui a demandé à conserver l'anonymat.
L'armée israélienne a indiqué dans un communiqué avoir démantelé ces derniers jours « une cellule terroriste » à Khan Younès, saisissant des armes et du matériel militaire et détruisant un tunnel d'environ un kilomètre de long. Elle a par ailleurs annoncé avoir tué un responsable du Jihad islamique, Fadl Abou al-Ata, à Choujaïya, dans l'est de la ville de Gaza, ainsi qu'un autre combattant du groupe armé palestinien.
Selon l'armée, Fadl Abou al-Ata avait coordonné « de nombreuses attaques » contre les troupes israéliennes et avait participé à l'attaque du 7 octobre 2023 sur Israël, à l'origine de la guerre. Compte tenu des restrictions imposées aux médias dans la bande de Gaza et des difficultés d'accès sur le terrain, l'AFP n'est pas en mesure de vérifier de manière indépendante les bilans et affirmations des différentes parties.

