La tour Eiffel en France. Photo d'archives AFP / SAMEER AL-DOUMY
Le parquet antiterroriste français (Pnat) a annoncé mercredi avoir requis le renvoi en procès de six personnes, dont le Norvégien d'origine palestinienne Abou Zayed, dans l'enquête sur l'attentat qui avait fait six morts en 1982 dans le quartier juif historique du Marais à Paris.
Le Pnat demande un procès devant la cour d'assises spéciale pour Abou Zayed, 66 ans, suspecté d'être l'un des tireurs de l'attentat et détenu en France depuis fin 2020, ainsi que pour H. T., 65 ans, inculpé en avril car soupçonné d'avoir caché des armes à l'époque, et actuellement libre sous contrôle judiciaire. Un procès est également requis pour quatre autres protagonistes centraux, faisant l'objet d'un mandat d'arrêt et localisés en Cisjordanie, en Jordanie et au Koweït.
L'attaque, connue en France comme l'attentat de la rue des Rosiers, a eu lieu le 9 août 1982, lorsque six personnes ont été tuées et 22 blessées dans l'explosion d'une grenade dans le restaurant Jo Goldenberg, puis dans une fusillade dans le quartier du Marais, dans le centre de Paris, perpétrée par un commando de trois à cinq hommes.
L'attentat a été attribué au Fatah-Conseil révolutionnaire (Fatah-CR) d'Abou Nidal, groupe palestinien dissident de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP). Abou Zayed, dont le nom complet est Walid Abdulrahman Abou Zayed, est le principal suspect. Il risque un procès pour assassinats et tentatives d'assassinats mais conteste les faits.
Extradé de Norvège fin 2020 et incarcéré en France, il est « expressément désigné comme l'auteur des assassinats et tentatives d'assassinats, de manière constante et concordante depuis près de 14 ans par plusieurs témoins », même s'il est mis hors de cause par deux autres hommes, souligne le Pnat dans ses réquisitions dont l'AFP a eu connaissance.
S'agissant d'H. T., les expertises menées ont souligné « la similarité parfaite » entre les armes et munitions retrouvées sur les lieux et au bois de Boulogne, à l'ouest de Paris, avec celles saisies « lors d'attentats formellement attribués à ce groupe terroriste (Fatah-CR, ndlr) à Londres, Rome, Athènes et Bruxelles », détaille le ministère public.
L'attentat « relève sans conteste d'une volonté de faire régner la terreur » comme « en atteste l'acharnement du commando à faire le plus de victimes possibles dans un lieu touristique réputé fréquenté par la communauté juive française et internationale », insiste encore le Pnat. Les avocats des mis en cause, sollicités par l'AFP, n'ont pas commenté dans l'immédiat.
« C'est un sentiment partagé pour les parties civiles aujourd'hui, entre l'immense soulagement de savoir que la République n'abandonne pas ses victimes, malgré les années passées, les errements de la justice et des politiques, et le regret de constater que c'est un procès incomplet qui s'annonce, avec plusieurs accusés réfugiés à l'étranger », a réagi auprès de l'AFP Romain Boulet, avocat de proches de victimes.
Le parquet antiterroriste français (Pnat) a annoncé mercredi avoir requis le renvoi en procès de six personnes, dont le Norvégien d'origine palestinienne Abou Zayed, dans l'enquête sur l'attentat qui avait fait six morts en 1982 dans le quartier juif historique du Marais à Paris.Le Pnat demande un procès devant la cour d'assises spéciale pour Abou Zayed, 66 ans, suspecté d'être l'un des tireurs de l'attentat et détenu en France depuis fin 2020, ainsi que pour H. T., 65 ans, inculpé en avril car soupçonné d'avoir caché des armes à l'époque, et actuellement libre sous contrôle judiciaire. Un procès est également requis pour quatre autres protagonistes centraux, faisant l'objet d'un mandat d'arrêt et localisés en Cisjordanie, en Jordanie et au Koweït.L'attaque, connue en France comme l'attentat de la rue...