Le Premier ministre Nawaf Salam (à droite) accueilli par le président du Parlement Nabih Berry à Aïn el-Tiné, le 17 janvier 2025. Hassan Ibrahim/Flickr
Le Premier ministre, Nawaf Salam, s’est rendu mardi à Aïn el-Tiné pour s’entretenir avec le président du Parlement, Nabih Berry. Ce déplacement intervient après les entretiens tenus la veille par l’émissaire américain Tom Barrack avec MM. Salam et Berry, ainsi qu’avec le président de la République. Les trois présidents ont présenté la réponse libanaise à la feuille de route de M. Barrack concernant le désarmement du Hezbollah.
À la sortie de son entretien avec Nabih Berry, M. Salam s’est contenté de déclarer à la presse que le président du Parlement « en avait fait assez hier » et que « l’atmosphère était bonne ». Selon les informations de notre journal, les deux hommes ont évoqué les étapes à venir dans les tractations diplomatiques pour obtenir un retrait israélien au Liban-Sud et un retour à la stabilité. M. Salam aurait notamment proposé à M. Berry que la question du monopole des armes soit débattue en Conseil des ministres, une option que le tandem Amal-Hezbollah a toujours refusée.
Alors que Nabih Berry, allié indéfectible du Hezbollah, se positionnait toujours aux côtés de la formation pro-iranienne, il avait cependant affirmé ces derniers jours, à l’instar de Joseph Aoun et de Nawaf Salam, que « l’époque des armes hors du contrôle de l’État est révolue » et convenu de « ne permettre à aucune partie d’entraîner le Liban vers la destruction ».
Beyrouth en attente des commentaires américains
Le président du Parlement aurait aussi adressé un message au Hezbollah disant : « Si vous ne répondez pas, nous avancerons sans vous », selon la presse locale. Toujours selon nos informations, le Liban attend des commentaires américains à sa réponse à la feuille de route de Tom Barrack. Ces remarques devraient être transmises aux autorités dans les prochains jours via l’ambassade US à Beyrouth.
Plus tard dans la journée, le patriarche maronite Béchara Raï s’est rendu au palais de Baabda où il a été reçu par le président Joseph Aoun. Le patriarche a affirmé, citant le chef de l’État, que la visite de M. Barrack au Liban était « excellente », et qu’une « réponse de la part du Hezbollah était attendue ». « Il n’y a pas de crainte d’un retour à la guerre au Liban », a souligné Mgr Raï. « La question du monopole des armes est traitée par le président avec le gouvernement. Le Liban n’est pas seul, car les grandes puissances le soutiennent, notamment les États-Unis, la France et les pays du Golfe, et par conséquent, il n’y a pas lieu d’avoir des inquiétudes », a-t-il ajouté.
Barrack à Meerab et Yarzé
De son côté, l’émissaire présidentiel américain a été reçu mardi par le commandant en chef de l’armée libanaise, Rodolphe Haykal, avec qui il a discuté de « la situation générale au Liban », selon l’Agence nationale d’information (ANI, officielle). Cette réunion a eu lieu en présence de l’ambassadrice américaine Lisa Johnson.Lundi soir, M. Barrack avait été reçu par le chef des Forces libanaises Samir Geagea et son épouse, la députée Sethrida Geagea, à Meerab. La rencontre a porté sur le document de travail présenté par l’émissaire américain aux responsables libanais, tandis que le leader chrétien a réitéré son appel au désarmement et à la dissolution de toutes les milices, condition selon lui à l’établissement d’un « véritable État ».
« J’ai rappelé à M. Barrack que le ramassage par l’État des armes illégales, qu’elles soient palestiniennes ou libanaises, est une demande libanaise, prélude à la construction d’un véritable État au Liban », a précisé le chef des FL. « Je lui ai aussi fait remarquer que sans la dissolution de toutes les organisations militaires et sécuritaires illégales, il ne peut y avoir de véritable État au Liban », a-t-il ajouté.



Oui Berry peut pavoiser d’avoir assez fait et son zèle ne date pas d’hier. Il a utilisé toute l’influence de son poste et même au delà pour paralyser ce pays à la demande des mercenaires armés sur notre sol pour imposer ses lois en piétinant notre constitution afin de régner en seul maître. Personne n’a oublié son comportement ahurissant depuis son siège haut perché pour faire taire les patriotes avec des propos insultants, fort des armes et des menaces de ses alliés vendus. Serait il un jour jugé pour ses actes incompatibles avec sa fonction? Jamais, il n’y a qu’à voir comment tout le monde
11 h 04, le 09 juillet 2025