Tom Barrack et Lisa Johnson accueillis à Meerab par Samir Geagea et son épouse Sethrida. Photo tirée de la page X du chef des FL
L'émissaire présidentiel américain Tom Barrack, a été reçu mardi, deuxième jour de sa tournée au Liban, par le commandant en chef de l'armée libanaise, Rodolphe Haykal, avec qui il a discuté de « la situation générale au Liban », selon l'Agence nationale d'Information (Ani, officielle). Cette réunion a eu lieu en présence de l'ambassadrice américaine Lisa Johnson. Il s'était entretenu la veille au soir avec le chef des Forces libanaises, Samir Geagea, qui avait une fois de plus insisté sur la dissolution de toutes les milices, libanaises ou non, condition à un « véritable État ».
M. Barrack, lui-même d'origine libanaise, est à Beyrouth depuis lundi et s'est entretenu avec de nombreux responsables au cours des dernières heures, notamment sur la réponse faite par l'Etat libanais à une « feuille de route » américaine exigeant le désarmement du Hezbollah. C’est sur une note optimiste que les rencontres de l’émissaire américain s'étaient achevées lundi soir, alors que le Liban continue de subir les agressions israéliennes quotidiennes malgré un cessez-le-feu adopté le 27 novembre 2024 après plus d'un an de conflit entre l’État hébreu et le Hezbollah.
« Pas de crainte d’un retour à la guerre »
À l’issue de ses entretiens avec le président de la République Joseph Aoun, le Premier ministre Nawaf Salam, et le président du Parlement Nabih Berry, ainsi qu'avec le ministre des Affaires étrangères Joe Raggi, M. Barrack s'est montré optimiste. « Je suis satisfait et reconnaissant » de la réponse libanaise à la feuille de route américaine exigeant le désarmement du Hezbollah, avait-il souligné. Il a de plus déclaré que le Liban n’était contraint par « aucun calendrier » concernant le désarmement du parti chiite, précisant que Washington « essayait seulement d’apporter son aide ». L’émissaire américain a néanmoins invité le Liban à ne pas « rater le coche » dans un Moyen-Orient en plein bouleversement.
Plus tard dans la journée, le patriarche maronite Béchara Raï s’est rendu au palais de Baabda où il a été reçu par le président Joseph Aoun. Le patriarche a affirmé citant le chef de l’État que la visite de M. Barrack au Liban était« excellente », et qu’une « réponse de la part du Hezbollah était attendue ».
« Il n’y a pas de crainte d’un retour à la guerre au Liban », a souligné Mgr Raï. « La question du monopole des armes est traitée par le président avec le gouvernement. Le Liban n’est pas seul, car les grandes puissances le soutiennent, notamment les États-Unis, la France et les pays du Golfe, et par conséquent, il n’y a pas lieu d’avoir des inquiétudes », a-t-il ajouté.
Lundi soir, M. Barrack avait été reçu par le chef des Forces libanaises Samir Geagea et son épouse, la députée Sethrida Geagea, à Meerab. La rencontre a porté sur le document de travail présenté par l'émissaire américain aux responsables libanais, tandis que le leader chrétien a réitéré son appel au désarmement et à la dissolution de toutes les milices, condition selon lui à l'établissement d'un « véritable État ». « J'ai rappelé à M. Barrack que le ramassage par l’État des armes illégales, qu'elles soient palestiniennes ou libanaises, est une demande libanaise, prélude à la construction d'un véritable État au Liban », a précisé le chef des FL. « Je lui ai aussi fait remarquer que sans la dissolution de toutes les organisations militaires et sécuritaires illégales, il ne peut y avoir de véritable État au Liban », a-t-il ajouté.



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16 h 52, le 08 juillet 2025